L’inconnue du quai – Mary Kubica

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 390
Date de parution :  19 avril 2016
Prix :  19,90€ Notepaillons4

51KAQSgEpeLRésumé : La première fois que je l’aperçois, elle se tient sur le quai bondé de la gare de Fullerton, à Chicago. Il fait un froid à vous glacer les os, il pleut à verse. Elle serre un bébé dans ses bras. Rien ne les abrite. Quelques jours plus tard, elle est de nouveau là. Aussi fragile. Cette fois, je l’aborde/vais lui parler. Sans trop savoir pourquoi. Ni où tout cela va me mener… Hantée par l’image de cette jeune sans-abri et de son bébé, Heidi néglige l’avis de son mari et l’hostilité de sa fille : elle ouvre sa maison à l’inconnue du quai. Qui est vraiment Willow ? Mutique, vulnérable, a-t-elle quelque chose à voir avec l’inquiétante Willow Greer, dont le compte Twitter est plein de conseils macabres sur le suicide ? Peu à peu, la présence de l’inconnue dans la maison agit comme un révélateur des fissures familiales…

Mon avis : J’avais déjà lu Une fille parfaite de l’auteure que j’avais beaucoup appréciée et j’étais curieuse de ce qu’allait donner son second roman.

Heidi décide de ramener chez elle une adolescente et son bébé qui vivent dans la rue. Mais a-t-elle raison de faire preuve de charité ? Cette nouvelle venue dans son foyer ne va-t-elle pas tout faire imploser ?

Mary Kubica est spécialiste dans l’écriture de romans policiers psychologique et on peut dire qu’elle maitrise sont sujet. Rien de sanglant dans ses romans, mas ce n’est pas pour autant qu’on ne frissonne pas, ou qu’on n’a pas froid dans le dos.
Le point fort de Mary Kubica c’est de vous faire gamberger. Elle laisse planer le doute, vous entraine sur une piste pour mieux vous y perdre, vous fait douter de tout et de tout le monde. On échafaude plein de théories qu’elles démontent les unes après les autres. Et j’adore ça !
Elle nous propose des personnages très complets. On est plongé dans leur présent et elle nous détail également bien leur passé. À chacun. Ce qui nous permet d’en avoir une idée précise et surtout d’avoir l’impression de bien les connaitre.
Je ne sais pas où l’auteure va trouver ses idées, mais moi j’adhère complétement. Autant j’aime les tueurs en série sanguinaires, autant j’aime ces romans qui nous font me questionner sur la nature humaine. D’ailleurs qui de nous jour prend encore le temps d’accorder du temps au sans abris et de les accueillir chez soi ? Ça existe encore, d’ailleurs heureusement, mais c’est rare.
Bref, un roman qui nous fait nous poser plein de question que j’ai beaucoup aimé.

Je remercie Mosaïc pour cette lecture.

Une fille parfaite – Mary Kubica

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 390
Date de parution : 29 avril 2015
Prix : 19,90€ Notepaillons5

11043229_948431271857646_542274297541271469_nRésumé : « Je la suis depuis plusieurs jours. Je sais où elle fait ses courses, où elle travaille. Je ne connais pas la couleur de ses yeux, l’intensité de son regard quand elle a peur. Mais je le saurai bientôt. »

Incapable de dire non au séduisant et énigmatique inconnu qu’elle vient de rencontrer dans un bar, Mia Dennett, jeune héritière d’une des familles les plus en vue de Chicago, accepte de le suivre jusqu’à chez lui. Sans savoir qu’elle a commis une grave erreur. Et qu’après ce soir-là rien, jamais, ne sera plus comme avant.

Avec Une fille parfaite, Mary Kubica mène un récit à trois voix fondé sur une construction incroyablement précise et ingénieuse. Sans jamais le déflorer, l’auteur confère profondeur et intensité au mystère qui entoure le kidnapping de Mia ― jusqu’à la révélation finale qui fait voler en éclats les apparences et donne toute son ampleur à cette histoire bouleversante.
Vous n’oublierez pas Une fille parfaite.
Vous n’oublierez pas Mia.

Mon avis : La couverture à l’air doux, avec ses couleurs pastels et la 4ème de couverture m’ont séduits d’emblée. Il n’a pas fallu me pousser pour que je lise ce livre.

Mia Dennett a été enlevée. On le sait dès le début, mais on ne sait pas pourquoi. C’est sur le chemin de cette découverte que nous emmène l’auteure.

De la même manière que le résumé m’avait séduit, les premières pages ont fini de me convaincre que cette lecture allait être bien. On est plongée dans l’intrigue dès le début. On sait sur quoi va porter l’intrigue et j’ai su que j’aimerai mener l’enquête avec les personnages.
L’auteure nous fait basculer sur deux « espaces temps », un avant l’enlèvement, l’autre après. On découvre la vie de la famille Dennett par petits bouts, comme un puzzle qu’on aurait à assembler. On découvre la Mia d’avant et la Mia d’après. Deux femmes totalement différentes. Ce qui m’a interpellé après quelques pages, c’est que nous avons différents points de vue, 3 exactement, et jamais celui de Mia. On parle toujours d’elle à la 3ème personne et au bout d’un moment ça a créé chez moi un léger malaise. Comme si cette Mia était quelqu’un sans caractère, alors que tout le monde dit justement qu’elle en a. Cela m’a donné l’impression qu’elle n’existait pas vraiment. Ça ajoute au malaise que l’on ressent en découvrant cette famille qui se dissout lentement. Car ce livre c’est plus que l’histoire d’un enlèvement. C’est une analyse complexe de tous les personnages, de comment ils en sont arrivés là : la mère, l’enquêteur, le kidnappeur… mais jamais on ne voit le point de vue de Mia.
C’est cela qui fait l’originalité du livre, parce qu’un enlèvement en soit n’a rien d’original, c’est la façon dont le raconte Mary Kubica qui fait la différence, qui fait qu’on est happés par l’histoire, et qu’elle reste en tête quelques jours encore après la lecture. C’est la fin de cet enlèvement qui nous laisse pantois. Parce que j’ai vu pas mal de chose arriver La loin (je vous l’ai dit les enlèvements n’ont rien d’originaux), mais la toute toute fin, celle-là je ne l’avais pas vu arriver, malgré tous les appels du pied que faisait l’auteure, que je n’ai compris que rétrospectivement.
J’ai passé un excellent moment avec ce livre, moi qui aime beaucoup les thrillers, j’ai été servie royalement !

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.