Un garçon si gentil – Magali Wiéner

Éditeur : Milan / Macadam
Nombre de pages : 248
Date de parution : 27 août 2014
Prix : 12,50€  Notepaillons4

710IOHA0ZLLRésumé : La soirée s’annonce bien pour Rodrigues, ce garçon si gentil : fête de la Musique, bière et rock’n’roll. Et puis ce concert avec Aurélie, qui semble ne chanter que pour lui. Des regards qui s’échangent, l’alcool qui fait du bien, des envies plein les yeux… Une nuit qui tient ses promesses. Rodrigues est heureux. Jusqu’au lendemain matin, où le cauchemar commence…

Mon avis : Bon, je vous l’accorde, la couverture n’est pas top, voire très moche, oui je n’adhère pas du tout. Mais la 4ème de couverture elle m’a énormément parlée. Le viol n’étant pas une affaire anodine, loin de là, j’avais vraiment envie de découvrir comment l’auteure allait l’aborder.

Rodrigue est plutôt excité à l’idée de cette soirée de la fête La la musique. Il doit y rencontrer Aurélie et ce soir il le sent, c’est la bonne, ils vont sortir ensemble. Mais visiblement la demoiselle n’a pas la même vision de la soirée que lui.

Il y a des livres qui vous laissent un goût amer après leur lecture, celui-ci en fait partie. On est divisé tout le long du livre ne sachant si l’ont doit détester le héros, le plaindre ou le secouer d’être aussi naïf.
L’auteure décide de nous montrer le viol du point de vue de l’agresseur. Sauf qu’ici l’agresseur n’est pas un mec avide des violence et d’accéder à ce qu’il veut quel qu’en soit les moyens, non, c’est un ado qui est persuadé d’avoir passé une soirée romantique avec une demoiselle, et il n’en démordra pas.
L’histoire contée n’est pas un conte La fée, Magali Wiéner ne nous épargne rien, nous suivons pas à pas ce qu’il se passe une fois l’accusation portée : l’arrestation, la garde à vue, les interrogatoires, la confrontation, l’incarcération, le procès… Tout y est rapporté, disséqué et on découvre vraiment ce qu’il se passe. Ce roman c’est limite un documentaire. Il ne porte aucun jugement, ni sur la victime, ni sur l’accusé, même si certains personnages s’en chargent, c’est juste une histoire racontée le plus objectivement possible. Et elle pousse à réfléchir.
Je pense que ce livre est à mettre dans les mains La tous les ados, filles et garçons, pour leur faire prendre conscience que la communication est importante, autant la verbale que la non verbale, parce que cette histoire commence sur un malentendu. Si chacun avait parlé, ils n’en seraient pas arrivés là. Il faut oser s’exprimer haut et fort et faire attention aux messages qu’on envoie, car malheureusement in ne maîtrise pas l’interprétation de chacun.

Un livre un peu choc, mais parfois être remué ça fait du bien !

Je remercie les éditions Milan et la collection Macadam pour cette lecture.

1/100

1/100

 

L’élite tome 1 – Joelle Charbonneau

Éditeur : Milan / Collection Macadam
Nombre de pages : 312
Date de parution : 14 mai 2014
Prix : 13,50€ Notepaillons4

31q9LKTioeLRésumé : La Terre ne ressemble plus à la planète sur laquelle nous vivons. Les Sept Guerres en ont détruit la quasi-totalité et les hommes essaient de la reconstruire. C’est dans cet environnement que vie Cia et sa famille. A 16 ans, la majorité des adolescents doit trouver un travail. Les autres, l’Elite, sont choisis pour le Testing. L’épreuve suprême. Un test ultime qui promet l’entrée à l’université pour les gagnants. Ou plutôt pour les survivants… Cia a été choisie. Et elle va rapidement comprendre qu’elle ne peut faire confiance à personne.

Mon avis : J’aime la collection Macadam pour ses choix de publications qui me séduisent la plupart du temps. L’élite n’a pas échappée à la règle et dès que j’ai lu le résumé, j’ai eu envie de découvrir le livre.

Notre monde a succombé à notre intolérance,à notre impossibilité à s’entendre entre pays et à notre prise de conscience tardive sur les dégâts de notre mode de vie sur notre planète. Les survivants se reconstruisent et essayent de refaire de la terre le paradis bleu qu’ils n’ont pas eu la chance de connaître. Pour cela seul l’élite intellectuelle peut accéder aux études universitaires. Mais les conditions d’entrée son assez… spéciale…

Cia a toujours rêvé d’aller à l’université même si elle sait que cela est très dur, elle travail d’arrache-pied pour y arriver. Quand on lui annonce enfin qu’elle va pouvoir passer les tests d’entrée, elle est loin d’imaginer à quoi ils correspondent. Cia est une jeune fille qui a la tête sur les épaule, elle a le sens des responsabilités, elle connait la valeur de la terre, mais à côté de ça elle garde encore des rêves de jeunes filles. Elle est un habile mélange de maturité et de naïveté qui la rend très attachante. C’est un personnage qui évolue rapidement et logiquement. Certaines évolutions on incohérente, trop rapide, mais Cia évolue naturellement. Elle est une preuve de notre instinct d’adaptation, celui qui nous indique comment survivre. J’ai aimé voir son évolution et son cheminement.
Le monde créé par l’auteure est aussi très crédible, tellement qu’il fait froid dans le dos. Parce que oui, notre planète pourrait être ruinée par nos mauvaises décisions, actuelles ou futures, et que de lire ce que cela donnerait fait réfléchir, même si je suis d’accord qu’il vaudrait mieux agir et rapidement. Mais là nous entrons dans un autre débat qui pourrait prendre de la place dans ma chronique. Alors oui, il faut garder à l’esprit le danger qui plane au dessus de nos têtes mais ce n’est pas avec cette chronique que j’arriverai à changer le monde. Bref, juste pour dire que ce monde est très bien décrit et que l’auteure a l’air de s’être correctement documentée.
Par contre il y a un petit bémol, j’ai trouvé pas mal de similitudes avec Hunger games. Pas flagrante mais ça plane au dessus du récit comme une ombre. Cela ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture et de vouloir connaître et la fin et la suite de ce premier tome qui laisse présager une saga assez addictive.

Je remercie les éditions Milan et la collection Macadam pour cette lecture.

 

68/80

68/80

Atlantide tome 1 -Le code perdu – Kevin Emerson

Éditeur : Milan / Macadam
Nombre de pages : 465
Date de parution : 9 avril 2014
Prix : 15,90€  Notepaillons3.5

capture-d_c3a9cran-2014-02-06-c3a0-12-45-37-300x439Résumé : Il y avait avant.
Et il y a maintenant.
Une Terre dévastée par les radiations solaires.
Une civilisation qui a sombré dans le chaos.

Et puis il y a Éden-Ouest, le paradis sous dôme. C’est là qu’Owen va passer ses vacances, sélectionné comme quelques autres.
Paradis ?
Pas si sûr.

D’abord des blessures étranges. Une mise en garde énigmatique. Une transformation inquiétante… Et une certitude : Owen peut sauver ce qu’il reste de la Terre. À condition qu’il comprenne quel est son rôle. Et comment le jouer…

Dans un monde ravagé par les radiations solaires, il existe des havres de paix où l’on vit comme avant. Mais, dans ces paradis terrestres, tout n’est pas si rose. Certains secrets pourraient même menacer l’humanité tout entière… Owen sera-t-il en mesure de tout changer ?

Mon avis : J’ai découvert la collection Macadam chez Milan depuis quelques mois et je dois avouer que c’est une collection qui me plait tout particulièrement, proposant des romans de fictions qui font voyager et d’autres qui font réfléchir. Bref, je deviens vraiment fan.

Owen vit dans un monde futuriste où le réchauffement climatique a fait des ravages et où la population mondiale, fortement diminue, survie du mieux qu’elle peut. Il a été tiré au sort pour participer à un camps sous une sphère où le climat est protégé. Ce qui aurait dû être des vacances où le gamin aurait pu profiter d’un peu de l’opulence de l’élite, se transforme en une expérience qu’il n’aurait pas pu imaginer.

L’immersion dans l’univers d’Owen se fait lentement. Il faut l’appréhender doucement. Owen nous distille les informations petits à petits. À la même vitesse que lui découvre le camps de vacances et ses rites, nous découvrons son monde, et comment il en est arriver là. J’ai d’abord plus perçu l’univers que le personnage. Owen est un ado discret, tellement qu’au départ il est même transparent pour le lecteur. Puis son caractère s’affirme, il s’impose, les changements qui s’opèrent en lui titillent notre curiosité et petit à petit Owen prend le devant de l’histoire.
L’auteur tire son inspiration de la mythologie de l’Atlantide (ce qui est facile à deviner au vu de titre) pour créer son intrigue. Il lui impute pas mal de son imagination et le tout tient bien la route. On est emmené par les aventures d’Owen et ses amis et j’ai été fascinée par les découvertes qui parsèment le récit. Il y un habile mélange de mythes et de technologie. Cette croyance populaire que des générations lointaines, subitement disparues, avaient accédé à des savoirs, des maitrises, une technologie qui aujourd’hui encore nous sommes loin de posséder. Le tout porté par des personnages jeunes et rebelles, qui en ont marre de suivre comme des moutons ce qui leur est imposé par une élite qui détient les 4/5 des biens et vous obtenez un mélange sur le point d’exploser à tout moment. D’ailleurs on ne passe pas loin à bien des moments.
Ce premier tome nous pose le monde et l’intrigue, et maintenant que nos héros ont passé la première épreuve, j’ai hâte de découvrir ce que nous réserve la suite.

Je remercie la collection Macadam pour cette lecture.

60/65

60/65

Syrli tome 2 – Le pleuple de l’ombre – Meagan Spooner

 Éditeur : Milan / Macadam
Nombre de pages : 400
Date de parution : 8 janvier 2014
Prix : 15,20€ Notepaillons5

946087_10202355635712793_67404743_nRésumé : Traquée. Encore et toujours. Par les hommes-ombres qui sèment la terreur et le chaos. Syrli n’a pas le choix, elle doit fuir. Mais elle est capturée par des hommes sortis de terre, et emmenée dans la ville de Léthé, où règne le tyran Prométhée. Une fois encore, Syrli n’a pas le choix : elle doit combattre. Et rejoindre la résistance. Désormais, elle connaît son destin : faire face à Prométhée.

Mon avis : J’ai lu le tome 1 il y a peu et j’ai dû me retenir de me jeter sur le 2. J’avais peur de ne pas savoir quoi vous dire si je les lisais trop rapprochés dans le temps.

Syrli poursuit sa quête pour retrouver son frère. Quête qui la conduit dans une ville souterraine, Léthé, où la résistance s’organise pour destituer leur dictateur Prométhée. Elle leur prête alors main forte.

J’ai apprécié retrouver Syrli. J’aime particulièrement qui évolue tout en restant fidèle à elle-même et aux valeurs auxquelles elle croit. Elle doit apprendre à accepter sa différence, à s’accepter comme elle est, et c’est un combat de chaque instant. Elle dissimule ses doutes mais reste une jeune fille peu sure d’elle en quête de vérité et de soutien. J’aime son mélange de force et de faiblesses qui en fait un personnage particulièrement attachant.
L’histoire quant à elle reste aussi palpitante qu’au premier tome. Je ne me suis pas ennuyée une seule minute. J’ai suivi les pérégrinations de Syrli et de sa nouvelle petite bande avec passion. Toujours secondée d’Oren et de Nixe, elle fait du mieux qu’elle peut pour aider la résistance de Léthé. Un petit bémol toutefois, dès le milieu du livre je savais où l’auteure allait nous mettre son rebondissement. Alors je ne sais pas si c’est voulu où si j’ai un excellent don de déduction, mais ça m’a juste donné envie de lire plus vite pour savoir si mon hypothèse se vérifiait. Et c’est un sacré plaisir de découvrir que oui. Et c’est encore meilleur quand l’auteur arrive encore à me surprendre. Parce que je savais qu’il y aurait un troisième tome mais je ne savais pas sur quoi il allait portait et je ne m’attendais pas du tout, pour le coup, à la tournure que prend ce dernier volet. Je suis donc très impatiente de connaître la suite. Je m’attends à un happy end, tout en me disant que j’aimerai bien que l’auteure me surprenne avec quelque chose de différent. Bref, les paris sont ouverts !

 

50/60

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Syrli tome 1 – Meagan Spooner

 Éditeur : Milan collection Macadam
Nombre de pages : 402
Date de parution :  16 Janvier 2014
Prix : 15,20€ Notepaillons4

9782745956187-couverture_tailleZoom-300x439Résumé : Dans un monde normal, Syrli pourrait être une jeune fille comme les autres. Aller au lycée. Tomber amoureuse. Se disputer avec ses parents… Mais Syrli ne vit pas dans ce monde-là. Son monde est en lambeaux, l’humanité ne tient qu’à un fil. Une seule ville a réchappé de la destruction, protégée du chaos extérieur par une barrière d’énergie. Pour fonctionner, elle est alimentée par l’énergie vitale dégagée par certains adolescents aux pouvoirs particuliers : les renouvelables. Syrli serait des leurs, mais refuse d’être réduite à une simple batterie humaine. Une seule issue : la fuite.

Mon avis : J’ai découvert ce livre il y a quelque temps déjà, au moment de sa sortie exactement, mais je n’avais pas eu l’occasion de le lire. Voilà qui est réparé et je ne regrette pas du tout ma lecture, loin de là !

Syrli vit dans un monde où la magie est l’énergie vitale au même titre que l’électricité chez nous. Elle est présente en chaque humain et elle est extraite des enfants pour alimenter la ville. Ville qui est d’ailleurs la dernière au monde après les guerres. Mais Syrli découvre qu’elle est différente et elle n’a plus d’autres choix que de fuir à travers ce monde hostile qu’elle ne connait pas.

J’ai été un peu désappointée au début de ma lecture, j’étais un peu perdu pour cerner le monde de Syrli. Je savais que c’était un monde post-apocalyptique mais je n’arrivais pas à en comprendre le fonctionnement. L’auteure dévoile son monde petit à petit et passé les premiers moments de tâtonnement j’ai suivi les aventures de Syrli avec beaucoup de plaisir !
J’ai trouvé le monde inventé par l’auteur plutôt original, se démarquant de tout ce que j’ai pu lire. L’auteur y apporte sa patte, et j’ai aimé évoluer dans ce monde qui associe magie et technologie. Bon, l’auteure reste assez flou sur les circonstances qui ont conduit le monde à ce qu’il est, mais je me dit qu’on en apprendra plus dans les autres tomes et si ce n’est pas le cas cela ne gêne en rien de suivre le déroulement de l’intrigue. D’ailleurs l’intrigue, puisqu’on en parle, est très bien menée. Je me suis laissée porter et comme Syrli j’ai découvert plusieurs rebondissements avec autant d’étonnement qu’elle, pour une fois, je n’avais pas vu certaines choses arriver.
Syrli est un personnage très attachant, entière et peu sure d’elle au début, on la voit évoluer tout le long du livre, les événements la façonne et j’ai aimé ce qu’elle est devenue. Les personnages secondaires sont très bien décrit également, ils contribuent à la cohérence de l’histoire. Par contre je regrette un peu le trio amoureux, déjà vu et revu 😦
La fin du livre nous laisse sur une très grande interrogation, du coup, le deuxième de restera pas longtemps dans ma PAL, croyez-moi.

Merci aux éditions Milan et à la collection Macadam pour cette lecture.

 

45/60

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