[Livres Paris #1] Interview de Karin Slaughter + Concours

Comme vous le savez, je suis allée à livres Paris cette année et j’étais super contente parce que je n’y suis pas allée depuis 4 ans ! Lors de ce salon on m’a donné la possibilité d’interviewer une auteure dans un lieu dans lequel je pensais ne jamais mettre les pieds.

Le rendez-vous était donné au prestigieux palace le Georges V dans le 8ème arrondissement de Paris. Je tiens à vous prévenir de suite, la cruche que je suis avais bien son appareil photo dans le sac, je l’ai sorti mais je n’ai pas osé prendre de photo. Je n’avais pas assez de mes deux yeux pour tout regarder.

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(Photo trouvée sur le net – Nous étions sur un des canapés rouge et ses fauteuils sur la gauche)

J’y ai retrouvé Mylène des lectures de Mylène qui elle aussi était conviée. Et c’est ensemble, puisqu’on se connait bien, qu’on a posé nos questions à l’auteure qui y a répondu très gentiment. (La rencontre datant de deux semaines, c’était un plaisir de relire et de déchiffrer mes notes 😛 )

Le livre Pretty Girls (dont vous trouverez l’avis ICI) est le premier publié chez Mosaïc. L’auteure en a écrit 15 en tout et les premiers vont être réédités en poche chez Mosaïc dès mai 2016. Auparavant Karen Slaughter était publiée chez Grasset et Pocket.

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Comment réagit votre entourage à votre succès ?
Je bénéficie d’un soutien énorme. Nous sommes trois sœurs également (Cf Pretty girls) et seule Une de mes sœur n’a pas aimé Lydia. Je lui ai alors conseillé d’écrire elle même ses livres.

Tirez-vous l’idée d’un livre ? Vous inspirez-vous de faits divers ?
Oui, pour Pretty girl je me suis souvenu d’un fait divers où l’homme enlevait, tuait et filmait ses meurtres pour les revendre.

Y-a-t-il plus de meurtre de ce style actuellement ?
Le FBI m’a dit qu’ils ont toujours existé mais avec les moyens de communications actuels ils bénéficient de plus de visibilité.

Le coupable est-il désigné dès le début de l’écriture ? Change-t-il en cours d’écriture ?
Oui, car c’est un élément important de l’histoire. Je connais toujours le début et la fin de mes livres. Seul le « milieu » est susceptible de changer en cours d’écriture.

Avez-vous envie d’écrire d’autre genre que le policier ?
Non, pour moi les bons livres ont toujours des crimes, des intrigues et les personnes intelligente aiment les polars (rires).

Pourquoi écrivez-vous ? C’est un rêve d’enfant ?
Vous ne choisissez par l’écriture, c’est elle qui vous choisit. Je lis depuis que je suis enfant. Quand la lecture était obligatoire, je n’aimais pas ça. J’ai une formation universitaire mais je n’aime pas quand c’est trop académique.

Est-ce que cela a été dur de vous faire publier ?
Aux USA il faut un agent pour  soumettre son texte aux maisons d’édition. Mon agent a commencé à prospecter quand j’avais 18 ans et j’ai trouvé mon 1er contrat d’édition à 29 ans. L’auto édition n’existait pas et c’est tant mieux, je n’aurais pas progressé de la même façon. Progresser est un de mes engagements profonds.

Existe-t-il une différence entre les lecteurs français et les lecteurs américains ?
C’est difficile de généraliser. Je dirais que le lecteur français est plus sensible à la psychologie des personnages que le lecteur américain (Muti : ce que j’ai confirmé en tant que lectrice, j’ai même ajouté que j’aime retrouver les personnages d’un livre à l’autre).

Comment se passe les relations avec les blogs de lecture américains ?
Au début ils n’ont pas été pris au sérieux par les éditeurs, ils les méprisaient même. Mais j’ai vite compris leur valeur, c’est une communauté importante. Depuis les maisons d’édition s’en sont aperçues et les blogs prennent de l’importance.

Comment écrivez-vous ? Dans quelles conditions ?
Je m’isole totalement. Je vais seule dans une maison en montagne à 2 heures d’Atlanta où j’ai une concentration complète. J’écris alors 20 pages par jour. Il ne me faut aucune perturbation, je n’emmène même pas mes chats.

Inventez-vous vos personnages de toute pièces ou vous inspirez-vous de personnes de votre entourage ou croisées dans la rue ?
Dans la première histoire que j’ai écrite petite, je faisais mourir ma sœur parce qu’elle avait été méchante avec moi. Je ne suis pas assez prétentieuse pour penser réussir à créer des personnages de toutes pièces, je m’inspire de tous les détails que je vois. Je suis très observatrice.

Aimez-vous venir en France ?
Oui.  Les français posent des questions plus ésotériques que les américains, plus sur les personnages que sur l’intrigue.

Avez-vous envie d’écrire d’autres style de polar que le contemporain ?
J’aime le thriller historique en tant que lectrice car il donne plus de liberté à l’auteur comme pour les personnages par exemple.

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J’ai adoré ses boutons de manchette !

Vous pouvez également retrouver le ressenti et l’interview de Mylène ICI.

Le petit plus : Les tomes 1 et 2 de Grant county vont être réédités le 4 mai chez Mosaïc en format poche.

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Pour vous faire découvrir cette auteure, je vous propose de gagner 2 de ses livres. Les tomes 1 et 2 de la serie Grant county : Mort aveugle et Au fil du rasoir qui paraîtrons le 4 mai.

Conditions de participation :
– Remplissez le formulaire si dessous
–  Les envois se font en France et en Belgique
– Les lots sont envoyés par amazon suite à la pré-commande que je ferais après les résultats
– Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses
– En participant vous nous donner le droit de citer votre prénom et la première lettre de votre Nom ainsi que votre département si vous ne possédez pas de pseudo
– Le gagnant sera annoncé dans les jours qui suivent le 18 avril
– Vous pouvez avoir une chance supplémentaire si vous suivez la page facebook du blog ICI
– Vous pouvez avoir une chance supplémentaire si vous partagez le concours

Concours ouvert du dimanche 3 avril au lundi 18 avril 2016 23h59

 

Pretty girls – Karin Slaughter

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 517
Date de parution :  24 février 2016
Prix :  20,90€ Notepaillons5

51Ym3So5JMLRésumé : Deux sœurs. Deux étrangères.
Plus de vingt ans auparavant, Julia a disparu à seize ans sans laisser de trace. Depuis, Claire et Lydia, ses sœurs, ne se sont plus parlé. Seule la haine farouche qu’elles nourrissent l’une pour l’autre les rapproche encore. La haine, et le désespoir : jamais elles ne se sont remises de la tragédie qui a fracassé leur famille. Deux événements violents vont venir cruellement raviver leurs blessures mais aussi les obliger à se confronter : l’assassinat du mari de Claire, et la disparition d’une adolescente.
A tant d’années de distance, ces événements ont-ils un lien quelconque avec Julia ? Lasses de se faire la guerre, Claire et Lydia plongent dans la noirceur du passé familial. Une spirale sanglante…

Mon avis : Il est des livres auxquels on ne s’attend pas. Des livres dont le résumé vous font présager qu’ils vont vous plaire, et bien évidement c’est le cas, mais c’est avec le contenu que vous prenez une claque. Le livre répond à vos attentes et même plus !

Claire et Lydia sont deux sœurs qui ne se parlent plus depuis des années. Elles sont fâchées et bien décidées à le rester. Mais des événements viennent bousculer tout ça. Les plongeant à nouveau dans le passé qui les a marquées à jamais.

J’ai commencé ce livre m’attendant à me plonger dans un policier «gentillet » et pas du tout ! Karine Slaughter ne ménage en aucun cas le lecteur.
Le roman commence doucement. On prend connaissance d’un des personnages principaux, Claire, et de l’événement qui fait basculer sa vie. On découvre ensuite Lydia, et le roman alternera systématiquement les deux points de vue. Les deux sœurs sont fondamentalement différentes, tant par leur caractère que par les vies qu’elles ont vécues. L’une, Claire, vit dans l’abondance sans avoir à se demander de quoi sera fait demain. L’autre, Lydia a dû lutter pour se faire une place et vivre sans avoir de dettes. Cela forge évidement des caractères différents. Le jour où Claire perd son mari, elle va se tourner naturellement vers sa grande sœur. Et ce qu’elles vont découvrir va les choquer autant que le lecteur.
Karine Slaughter ne nous épargne pas. Elle nous décrit les scènes de crimes sans artifice et laisse une large place à notre imagination, ce qui est pire je trouve. Mais le plus retord c’est qu’elle a réussi à me balader une bonne partie du livre. Elle insinue le doute en nous aussi facilement qu’elle le balaye le chapitre suivant pour mieux nous faire douter une dizaine de pages plus loin. C’est ce que j’adore dans les thrillers, ne pas savoir où je vais.
J’ai vraiment adoré ce roman, en dehors du côté gore, non faut que je l’avoue j’ai aussi aimé le côté gore. J’ai bien aimé également découvrir l’histoire familiale et les dégâts que peut causer la disparition d’un être cher. Je recommande à tous les fans de thrillers.