Night School tome 2 – Héritage – C.J. Daugherty

 Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de page : 398
Date de parution : 22 novembre 2012
Prix :  17,90€ 3

9782221130919Résumé : Humiliée de devoir la vie sauve à d’autres qu’elle-même, Allie Sheridan finit par rejoindre en automne les rangs de la très sélective Night School. Commence alors le véritable apprentissage aux côtés du troublant Carter et du sulfureux Sylvain…
La société secrète combine cours de self-défense aux cadences infernales et entraînement à la survie digne des commandos d’élite. À Cimmeria, les pensionnaires doivent s’exercer à vivre comme les impitoyables personnages de pouvoir qu’ils sont appelés à devenir : politiciens de haute volée, PDG de multinationales ou conseillers de l’ombre.
Et le message de la Night School est clair : pour pouvoir dominer le monde, il faut renoncer à toute vie privée et se dévouer corps et âme à l’Organisation. Mais que faire quand l’amour et la mort s’invitent au bal des menteurs ?

Mon avis : Ayant lu le premier tome en mai c’est avec une certaine impatience que je voulais retrouver Allie et ses aventures dans l’école pleine de mystère de Cimmeria.

Après les événements survenus à la fin du tome 1 (hein que je vous aide sur ce coup là!) Allie retourne chez elle, mais rien ne se passe comme prévu et elle doit réintégrer l’école avant la rentrée pour sa sécurité. Allie espère ainsi percer tous les secrets de l’école. Elle va être exhaussée, peut-être même un peu trop…

J’ai trouvé le livre un peu long à démarrer. Peut-être que trop avait été annoncé à la fin du tome précédent et que j’attendais donc beaucoup de ce second tome… Alors qu’en fait j’ai trouvé qu’il ne s’y passait pas grand chose. On a des choses dévoilées en début de livres et d’autres en fin de livre, mais entre les deux, j’ai trouvé qu’il ne se passait pas grand chose. Ah si ! Allie fait la girouette…
L’ambiance de l’école reste la même que celle du premier tome. Cette école spéciale garde encore tous ses mystères. On se pose pas mal de question, sur qui est qui, qui fait quoi… mais rien n’est venu vraiment alimenter mes soupçons. Pas d’événement marquant. Et quand quelque chose se passe, l’auteure ne l’explore pas. Ou ça sera dans le prochain tome peut-être… ? Du coup la frustration a dû rajouter à la déception.
Les personnages restent les mêmes, mais je n’ai pas trouvé le trio amoureux Sylvain/Allie/Carter très crédible. Au vue des événements survenus dans le premier tome, je n’ai pas saisi ce qu’il se passait dans la tête et dans le cœur d’Allie. Peut-être que tout trouve une suite logique dans le prochain tome, mais pour l’instant je n’ai vue que les incohérences et n’ai eu que des incompréhensions… Bon, là où l’auteure réussie c’est que du coup j’ai envie de lire le tome suivant pour voir comment tout ça va évoluer.

Y’a aussi des points positifs, le style de l’auteur est toujours vif et rapide à lire, et j’ai beaucoup aimé l’humour d’Allie et les échanges avec ses amies qui m’ont bien souvent mis le sourire aux lèvres.
Vous aurez donc compris que je ressors mitigé de cette lecture. Une partie de moi est déçue car j’ai trouvé que le livre tirait en longueur, et une autre est curieuse de voir ce que la suite me réserve…


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6/35

L’héritage Dickens – Louis Bayard

Éditeur : Cherche Midi
Nombre de pages : 389
Prix : 21,00€ 

Résumé : Enfant malade, Tim Cratchit est devenu célèbre bien malgré lui. Il a en effet été l’un des personnages principaux du roman de Charles Dickens, Un conte de Noël. C’était lui, le jeune Tiny Tim, qui réussissait à émouvoir le héros du livre, Ebenezer Scrooge, et devenait ainsi l’instrument de sa rédemption. En 1860, une vingtaine d’années plus tard, Tim a bien changé. Lassé de l’image d’Epinal qui lui a trop longtemps collé à la peau, il vit désormais dans un bordel des bas-fonds de Londres, où, en échange du gîte et du couvert, il apprend à lire et à écrire à la tenancière. Il lui arrive également de sillonner la Tamise sur le bateau du capitaine Gully pour récupérer les cadavres qui y flottent. C’est ainsi qu’il repêche un jour le corps d’une petite fille, marqué d’une lettre mystérieuse. Quelques jours plus tard, une autre enfant est retrouvée assassinée, son corps marqué de la même façon. Qui s’en prend ainsi aux petites filles perdues des bas-fonds de Londres? C’est le début d’une enquête passionnante pour Tim, qui va le mener dans les beaux quartiers de la ville, là où tout s’achète et se monnaye. Pris dans un réseau de mensonges, de meurtres et de manipulations, ce qu’il va découvrir dépassera tout ce qu’il a pu imaginer.

Mon avis : Quand j’ai lu le résumé de ce livre au hasard de mes détours sur le net, il m’a de suite fait envie. Depuis que j’ai lu Sans âme je suis friande de ces livres faisant référence à cette époque anglaise victorienne. Bon, ici rien de bien fantastique, mais une enquête policière qui a l’air prometteuse.

Vous connaissez tous ce conte de Noël, où un patron pingre et aigri reçoit la visite de trois fantômes qui le font voyager dans le passé, le présent et le futur. À la suite de ces visites, il prend conscience de sa « méchanceté » et offre le meilleur des Noëls à la famille de son employé jusqu’alors exploité. L’histoire s’arrête là et on s’imagine tous que la misère de la famille de l’employé est terminé et qu’ils vont enfin vivre heureux.
L’auteur nous propose de retrouver cette famille et plus précisément le dernier né, Timothy qui était handicapé d’une jambe. Soigné grâce à l’argent du « pingre », l’Oncle N, il est aujourd’hui jeune adulte et ne fait plus que boiter légèrement. Suite à la mort de ses parents, il vit dans une « maison close » où il a obtenu le gîte et le couvert contre des leçons de lecture dispensées à la maitresse des lieux. Sa vie lui convient comme ça, entre routine et apparitions (que je vous laisserais découvrir), lorsqu’il découvre, à peu de temps d’intervalle, le cadavre de deux fillettes dont le corps est marqué d’un G comme du vulgaire bétail. Il décide de mener l’enquête lorsqu’il croise une petite fille qui pourrait avoir un lien avec ces meurtres.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, et pour plusieurs raisons. La première, et la plus évidente, et que j’aime les histoires policières et celle-ci est vraiment très bien menée, je me suis laissée balader pendant une bonne partie du livre. Je ne vous en dirais pas plus, parce que l’intrigue inventée par l’auteur est vraiment très bien imaginée.

Ensuite, j’ai aimé me replongé dans cette Angleterre Victorienne. J’aime vraiment l’atmosphère de ce Londres particulier à cette époque, qui est en plus superbement décrit par l’auteur, il ne me manquait plus que l’odeur (enfin non, pas vraiment, vu les odeurs de l’époque). Louis Bayard étant américain, je salue ici le travail de recherche complet.
Puis, j’ai apprécié l’originalité qui réside à exploiter un conte de Noël très connu, d’en prendre les personnages et de nous les montrer une vingtaine d’année après. Fini ici les bons sentiments, la réalité reprend ses droits, confrontant la famille aux problèmes inhérents à l’époque. Nous ne sombrons pas ici dans le « pato », mais l’auteur nous montre en quoi consistait exactement la vie de cette époque. Cette confrontation réalité/conte m’a vraiment ravi.

Et enfin, j’ai apprécié cette petite touche de fantastique qui m’a parfois perdre certains repère, mais qui rend le personnage de Timothy encore plus attachant.

Bref, une agréable lecture, avec des personnages hauts en couleurs, un style clair et incisif qui m’ont donné envie de lire d’autres livres de cet auteurs.

Le petit plus : l’auteur a écrit deux autres livres, Un œil bleu pâle (Pocket oct. 2010) et la Tour noire (pocket sept. 2011) qui risquent de finir bientôt dans ma PAL.

Merci à News Book et aux éditions du cherche midi qui m’ont permis de passer ce bon moment.


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