La très très mauvaise journée de Bobbie Faye – Toni McGee Causey

Éditeur : Marabout
Nombre de pages : 472
Prix : 6,90€

Résumé : Le récit hilarant de la folle journée d’un personnage déjanté. Entre sa nièce qu’elle élève, sa caravane qui prend l’eau Bobbie Faye a bien assez d’ennuis. C’était sans compter sons crétin de frère : des caïds viennent de kidnapper et réclament en guise de rançon l’unique bien qu’elle ait hérité de sa maman, sa couronne de reine dans un festival de la contrebande.
Elle doit donc se montrer plus futée que le FBI, le milieu et un otage dont elle n’avait pas l’intention de s’embarrasser – mais qui s’avère être furieusement sexy ! – pour secourir son frère, récupérer sa nièce et  rentrer à temps pour le festival.
Fort heureusement, Bobbie Faye sait se servir d’un révolver et se sortir de toutes sortes d’ennuis (de même que de s’en attirer).
Si seulement cet agaçant inspecteur de police, un ex-boyfriend rancunier, voulait bien s’écarter de son chemin…
Le journée décapant de la journée catastrophe d’un personnage déjanté. Une comédie… ébouriffante !

Mon avis : J’avais envie des trucs légers, de lire et de me déconnecter de tout ! J’avais besoin d’une lecture où je n’avais pas besoin de réfléchir, j’avais envie de continuer sur la lignée de « Spellman & associés ». Bobbie Faye est dans la lignée de Stéphanie Plum (clique pour découvrir), une héroïne que j’avais dû abandonner, enfin non, que la maison d’édition a abandonné et que donc j’ai dû arrêter en pleine série. Une vraie déchirure quand on sait comment le dernier tome traduit se termine. Mais je m’éloigne du sujet.

Bobbie Faye est une jeune femme dont la réputation de cyclone la précède dans tout l’état de Louisiane et même plus. Depuis son enfance elle accumule les catastrophes, par mal chance ou emportement, car la demoiselle n’a pas le caractère facile. Mieux vaut éviter de lui marcher sur les pieds et ne pas s’en excuser ! Elle est emmenée ici dans une course contre la montre pour sauver la vie de son frère. Ce que veulent les ravisseurs ? Un diadème en toc, porté de génération en génération lors des journées de la contrebande. Ce diadème est en toc et Bobbie Faye ne comprend pas l’intérêt qu’il suscite, mais puis qu’on s’en prend à sa famille, elle fera tout ce qu’elle peut pour sauver son frère. Ce livre est une course poursuite à travers la nature peu engageante de la Louisiane, Bobbie Faye accumulant les événements abracadabrants et purement hilarants !
Dès la première page, les ennuis commencent, la caravane où vit Bobbie Faye est inondée à cause de la machine à laver et ça ne fait qu’empirer le long de cette journée catastrophique.

 J’ai passé un excellent moment avec ce livre. Pour ceux qui connaissent (oui, je sais j’en parle encore) on retrouve les mêmes éléments que dans les livres de Stéphanie Plum. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, me laissant porter par les rebondissements en série, riant souvent franchement ! Le style de l’auteur est dynamique, vif, incisif, ne prenant aucun détour ,s’accordant à merveille avec le caractère bien trempé de Bobbie Faye. Bien sûr, certaines situations sont parfois très tirées par les cheveux, mais c’est pour mieux nous faire rire.

Ce livre n’est pas de la grande littérature, mais c’est un véritable divertissement, un véritable bon moment de détente pour nous éloigner de la vie quotidienne parfois (souvent?) un peu planplan.


Cliquez si vous souhaitez acheter.

Les étranges talents de Flavia de Luce – Alan Bradley

Éditeur : JC Lattès
Nombre de pages : 494
Prix : 22,00€

Résumé : Été 1950. Le paisible manoir de Buckshaw est agité par de surprenants événements. Un oiseau mort, timbre collé au bec, est retrouvé devant la porte de la cuisine, un cadavre fait son apparition au beau milieu d’un plant de concombres, et le maître de la famille, le colonel de Luce, n’est plus lui-même. Le plus mystérieux ? Quelqu’un a subtilisé un morceau de l’écœurante tarte à la crème de Mme Mullet.
Avec son œil affuté et son laboratoire de chimie, c’est Flavia, l’une des trois filles de Luce, qui va mener l’enquête dans le passé tourmenté de son père.
Héroïne inoubliable, Flavia de Luce apporte une voix nouvelle à la littérature YA. Ses meilleurs amis sont les fioles de lithium et de borax, ses lunettes rondes lui servent autant à attirer la compassion qu’à protéger ses yeux des projections d’acide, et nul ne peut résister à sa fabuleuse répartie… surtout pas ses sœurs. Avec son esprit vif et imprévisible, elle a déjà séduit de nombreux lecteurs en Grande-Bretagne, aux États-Unis, au Canada, en Allemagne et dans les pays hispanophones.

Mon avis : J’ai été séduite par la Flavia du résumé du quatrième de couverture. Cette petite fille un peu différente qui a comme hobbies la chimie. Voilà, ma curiosité était ferrée.

Le décor : la campagne anglaise des années 50. Les personnages : une famille de petit bourgeois composée du père et de ses trois filles, dont la petite dernière Flavia qui a 10 ans. L’histoire : de drôles d’événements perturbent la tranquillité de cette petite bourgade. Le livre pourrait se résumer à ça, mais ça serait se tromper largement ! Ce livre est une petite perle ! Un bijou d’humour à la britannique, un trésor de flegme anglais légendaire et tout ça à travers les yeux d’une petite fille de dix ans (bientôt onze).

Je l’ai déjà dit, mais j’aime me répéter, j’aime les policiers ! Et celui là est dans la lignée des Agatha Christie. Ici pas de sang ou de meurtres racoleurs à la Dexter, mais une intrigue, qui se pose tout doucement, un meurtre « soft », mais loin d’être classique, ce n’est pas tout les jours que l’on découvre un cadavre dans ses plans de concombres ! C’est là la force de ce livre, ce décalage à l’anglaise, ces répliques à l’anglaise qui bien souvent m’ont fait sourire. Oui, Flavia n’a que dix ans et pas mal des choses qu’elle fait sont tirées par les cheveux, mais c’est tellement bien amené qu’on se laisse porter par les mots de l’auteur et qu’on reste dans le brouillard (anglais) une bonne partie du livre. Si Flavia vous met sur une piste, c’est pour mieux vous détromper 10 pages plus loin.

Même si certains éléments sont farfelus, et que j’ai parfois été un peu perdue parmi toutes ces informations de chimie (férue de cette science oblige), j’ai adoré ce style anglais qui peut parfois paraître désuet mais qui au final est plutôt pointu à la manière d’un Hercule Poireaux qui vous dévoile toujours le coupable en vous laissant sur le c*** !

Le petit plus : la découverte de la campagne anglaise perché sur le vélo jaune de Flavia.

Merci à MSK de m’avoir permis de faire cette lecture.


Cliquez si vous souhaiter acheter.