Welcome to Harmony – Juan de dios Garduno

Éditeur : Panini / Eclipse
Nombre de pages : 304
Date de parution : 8 octobre 2014
Prix : 14,00€  Notepaillons4

51JAJc8bt-LRésumé : Touchez pas à ma fille ! Durant le mandat du président Obama, les États-Unis apprennent que l’Iran est sur le point d’attaquer leurs bases en territoire allié. À la grande stupéfaction du monde entier, la guerre est déclarée. La Russie et la Chine se rallient à l’Iran tandis que la Grande-Bretagne et Israël rejoignent le camp américain. Un par un, tous les pays entrent dans la troisième guerre mondiale. Plutôt que d’avoir recours à la bombe atomique, les états belligérants choisissent d’utiliser les armes chimiques, moins coûteuses et plus faciles à fabriquer. Un choix malheureux qui entraîne l’extinction de la quasi-totalité de la population humaine, en transformant les hommes en créatures sans intellect, cruelles et sauvages. Dans une petite ville du Maine, seules trois personnes ont survécu. Jack, sa fille et Patrick, son voisin qu’il déteste tant. Avec des températures proches des -10° C, les deux hommes devront mettre leur haine de côté pour survivre et affronter des invités qu’ils n’attendaient pas.

Mon avis : De temps en temps, j’aime bien me faire des frayeurs et je lis des livres qui font peur. Cette fois-ci j’ai jeté mon dévolu sur un livre de zombies.

Patrick, Jack et sa fille sont les seuls survivants dans la ville de Bangor. Ils se demande même s’ils ne sont les les derniers habitants des USA. Après cette 3ème guerre mondiale qui a tout dévasté, ils tentent de survivre dans cette région très froide. Et comme si cela ne suffisait pas, Jack et Patrick ne se parlent pas, fâchés depuis des années.
J’ai beaucoup aimé ce livre. Dès le départ on est plongé dans l’ambiance post-apocalyptique créée par l’auteur. On sent d’entrée que les personnages ne sont en sécurité nulle part et comme eux on a envie de regarder tout le temps par dessus notre épaule. Sans nous les montrer dès le début, on présent ce danger qui rode, sans réussir à l’identifier (même si le thème nous le suggère bien quand même), cela en rajoute à notre sentiment de malaise mais pour notre plus grand plaisir.
On découvre les personnages un par un, et on est mis au courant progressivement des griefs qui les opposent. Les deux sont attachants à leur manière et on a envie de les secouer parce que leurs querelles paraissent bien futiles dans le monde dans lequel ils évoluent. La touche de douceur est apporté par Lu de fille La 5 ans de Jack. Sa naïveté et sa fraîcheur permettent de dédramatiser parfois la situation. Les trois personnages donnent une dynamique très intéressante au livre, passant de la peur, à la tension aux moments où l’on sourit.
Les zombies inventés par l’auteur sont aussi orignaux. Leur création par l’homme fait passer un message, celui que nous créeront notre propre perte à vouloir tout maîtriser et dominer les autres. Quant à leurs facultés, elles ont de quoi nous faire frémir et nous faire faire des cauchemars pendant quelques nuits.

La fille qui se noie – Caitlin R. Kiernan

Éditeur : Panini / Eclipse
Nombre de pages : 463
Date de parution : 18 juin 2014
♦ Prix : 20,00€ Notepaillons2

51N+I-tTZ5LRésumé : India Morgan Phelps est schizophrène. Elle a de qui tenir, puisque sa mère et sa grand-mère souffraient toutes les deux de troubles mentaux et ont mis fin à leurs jours. Les médicaments l’aident à garder un semblant de contrôle et pour tenter de comprendre les événements qui ont bouleversés sa vie, elle entreprend de rédiger un récit autobiographique, qui va curieusement prendre la forme d’une histoire de fantômes. C’est le meilleur moyen qu’elle a trouvé pour faire partager ce qui la hante… Car India semble obsédée par sa rencontre avec Eva Manning, une femme qui ressemble trait pour trait au tableau qui l’obnubile depuis son enfance, La fille qui se noie. Elle a déjà vu Eva par le passé, sous la forme d’un fantôme d’un loup-garou… A moins qu’elle ne l’ait jamais vu. Qui sait ce que sa schizophrénie lui fait voir ? Tour à tour, journal intime, autobiographie et histoire de fantôme, La Fille qui se noie est un ouvrage unique, entre réalité, imaginaire et folie.

Mon avis : J’aime les livres fantastiques où la réalité flirt avec l’improbable. Quand on ferme le livre en se demandant si on a rêvé ou si cela pourrait bien arriver. Où les frontières se floutent à nous perdre. C’est donc avec beaucoup d’envie que j’ai commencé la fille qui se noie.

India Morgan Phelps, dite Imp, décide d’écrire son histoire. Elle est schizophrène, elles le sont même de mère en fille dans sa famille, et elle n’est plus sure de ce qu’elle a vécu ou non. Elle se dit que de le coucher sur le papier pourrait l’aider à y voir plus clair.

Alors je ne sais pas si elle a réussi à y voir plus clair, mais en tout cas elle m’a totalement perdue et plus d’une fois ! Je pense avoir saisi les grandes lignes de l’histoire, mais je n’en suis même pas sure ! Dans les ¾ du temps j’ai été complétement à la ramasse, me demandant si ce que je lissais avait réellement un sens, relisant parfois plusieurs fois un même paragraphe. Je comprends que cela vient de la personnalité de la narratrice, qui a une lourde maladie mentale, mais c’était assez déstabilisant, comme si l’auteure écrivait sous LSD et que les phrases s’enchainaient sans logique. Alors oui, après recul et réflexion, ça colle totalement au personnage-narrateur, mais ça laisse vraiment perplexe…
J’ai pourtant beaucoup aimé Imp. Elle est touchante dans son pragmatisme et sa façon de voir la vie telle qu’elle est, sans se mentir : oui, sa grand-mère était folle, sa mère aussi et elle même ne doit son semblant de normalité aux médicaments qu’elle prend. Elle a une routine bien rodée qui lui permet de tenir la tête hors de l’eau, du moins en apparence. Car si on creuse un peu, c’est le chaos dans sa tête. C’est en voulant y mettre de l’ordre qu’elle nous livre se récit.
L’histoire fourmillent de références littéraires ou artistiques, j’ai dû souvent aller pianoter sur mon ami google pour savoir à quoi/qui elle faisait référence. Je ne l’ai pourtant pas fait à chaque fois, je ne voulais pas ralentir encore plus ma lecture, mais je regrette de ne pas avoir des post-it pour pourvoir un refourrer mon nez plus tard. Mais c’est dommage, parce qu’on est parfois noyer dans les détails, les références, les descriptions en plus des divagations de Imp. Je me suis même demandé parfois si la folie ne me gagnait pas à mon tour. C’est peut être ce que voulait l’auteure, et dans ce cas c’est réussi, mais ce qu’il me reste deux heures après ma lecture c’est surtout un sentiment de confusion.
J’ai les grandes lignes de l’histoire, un peu comme des lignes très noires et très marquées, mais elles sont enfouies sous de tonnes d’autres lignes plus ou moins fines, plus ou moins courtes qui vont dans tous les sens.
Ce livre est définitivement intriguant, obscure et laisse une impression de fouillis, alors qu’on perçoit pourtant tout le travail fourni par l’auteure pour arriver à ce résultat. Mais il n’a pas pour autant réussi à me séduire vraiment, il me laisse comme un petit goût de déception, j’ai l’impression de ne pas avoir réponse à toutes mes questions. Peut-être parce que je n’ai pas tout saisi… Peut-être parce qu’il n’y a pas de réponse. Peut-être parce que l’auteure veut laisser la libre interprétation à chacun. Toujours est-il que j’ai l’impression de passer à côté de quelque chose et je n’ai pas ça.

Si vous en avez compris plus que moi, je serais heureuse d’en parler avec vous. Si vous êtes dans le même brouillard, on pourrait peut-être trouver la solution ensemble…
Bref, une lecture que je n’arriverai pas vraiment à définir, ni même vraiment à conseiller tant je ne sais dans quelle case la ranger. Si vous avez envie de lecture intrigante et définitivement en décalage, ce livre est pour vous.

Si vous voulez d’autres avis vous en trouverez chez Elbakin et chez Songe d’une nuit d’été.

Je remercie les éditions Panini pour cette lecture.

Guerrière – Marie Brennan

Éditeur : Éclipse
Nombre de pages : 382
Prix : 17,00€

Résumé : Lorsqu’une sorcière naît, un double de son être est aussi créé. Pour que la sorcière vive et maîtrise ses pouvoirs, sa jumelle doit être sacrifiée. Telles sont les traditions. Telle est la loi.

Mon avis : Dès que j’ai vu cette couverture, j’ai flashé dessus ! J’adore ce regard gris acier qui laisse libre court à mon imagination. Autant par ce qu’il pourrait dire, que le contexte dans lequel il a pu être provoqué. Il m’a fallut quelques temps pour me le procurer et lorsque j’ai commencer à le lire, les événements se sont enchainés de telles façons que je n’ai pas réussi à le vite.

Pourtant, j’ai beaucoup aimé ce livre. Cette pause fantasy au milieu de la fantasy urbaine que je lis habituellement m’a fait du bien. J’ai adhéré de suite au monde créé par Marie Brennan, ce monde fait de sorcières et de chasseurs, même si je me suis un peu emmêler au début entre les différentes écoles de chasseurs et les différentes branches des sorcières.

Ce premier tome d’un diptyque a comme personnages principaux deux doubles, deux « sœurs » séparées à la naissance mais que le destin rassemble à leur 25 ans. L’une est sorcière, l’autre chasseuse. Si la sorcière veut obtenir la totalité de ses pouvoirs, elle doit tuer ce double qui l’empêche de les maitriser. Seulement rien ne se passe comme prévu, et les deux doubles font front pour trouver une solution alternative.

On sent de suite que Marie a beaucoup d’imagination, le monde créé est bien pensé et rien n’est laissé au hasard, jusqu’au salutation entre sorcières, suivant leur rang et leur poste (même si je vous avoue que je n’ai pas tout retenu). J’ai beaucoup aimé les deux personnages principaux, Mirage et Miryo, deux femmes différentes mais au caractère bien trempé, sachant ce qu’elles veulent, et même si elles ne sont pas sures d’y arriver, elles sont prête à tout tenter.

Il est difficile de vous parler de se livre sans trop vous en dévoiler, mais il est à découvrir, je vous le conseille. J’attends le deuxième tome, prévu pour avril, avec impatience.

T1 Jane Yellowrock, tueuse de vampires – Faith Hunteur

Éditeur : Éclipse
Nombre de pages : 413
Prix : 18€

Résumé : L’année dernière, Jane a frôlé la mort en anéantissant une famille de vampires sanguinaires qui semaient la terreur parmi la population. Après des mois de convalescence, la voilà de retour, prête à se battre à nouveau. Sauf que, cette fois, elle a été engagée par ceux qu’elle a l’habitude de tuer: des vampires.

Jane Yellowrock est la dernière de son espèce : une porteuse de peau de descendance cherokee capable de prendre l’apparence de n’importe quel animal et qui traque les morts-vivants pour gagner sa vie. Elle est recrutée par Katherine Fonteneau, l’une des vampires les plus âgées de toute la Nouvelle-Orléans, mère maquerelle du Katie’s Ladies, pour chasser un vampire paria qui s’attaque à ses semblables.

Entre la maison close, pleine de véritables belles de nuit, et un motard Cajun sexy qui arbore une panthère tatouée sur l’épaule et qui réveille ses sens, Jane doit rester concentrée pour remplir sa mission… sinon la prochaine peau qu’elle devra sauver pourrait bien être la sienne. Bienvenue à la Nouvelle-Orléans !

Mon avis Ce qui m’a plu en premier dans ce livre, c’est la couverture. Ça faisait longtemps que je n’en avais pas vu une aussi belle. Peut-être l’effet « photo » ? En tout cas j’ai adoré et j’ai trouvé que la demoiselle sur la couverture concordait très bien pour le personnage de Jane (parce que ce n’est pas toujours le cas) même si ce n’est pas le cas de la moto.

Ensuite j’ai attaqué la lecture et dès les premières pages j’ai aimé le style de Jane. Sa façon de sourire en coin en retenant sa réplique mordante. Elle est posée même si elle ne se laisse pas faire pour autant. Jane a ses idées, son caractères, ses défauts et assume très bien le tout. Enfin, plus ou moins bien. Disons qu’elle sait qu’elle ne peut pas changer ce qu’elle est et qu’elle fait au mieux pour s’en accommoder.

Jane est un être particulier. Appelée « Porteuse de peau » elle peut se transformer en n’importe quel animal dont elle arrive à récupérer un « bout » : une dent, un os… Et elle a son animal de prédilection, un puma, dont l’esprit cohabite avec le sien et appelé Bête. Le livre étant écrit à la première personne, nous faisons connaissance simultanément avec Jane et Bête. J’ai beaucoup aimé l’alternance entre les deux « personnage », l’opposition de pensée entre l’homme et l’animal qui au fil du temps sont devenus complémentaire.

L’intrigue est aussi très bien menée. Engagée par un vampire pour en tuer un autre, même s’il est pariât, Jane plonge dans leur monde, elle qui d’ordinaire les tue. Elle apprend leur mode de fonctionnement et leur politique complexe et s’adapte. Contrairement à ce qu’elle aurait elle-même cru. Elle mène l’enquête et nous mène par le bout du nez, jusqu’à la découverte du « coupable » que je n’attendais vraiment pas.

De plus, j’ai beaucoup aimé l’ambiance de la ville retranscrite par l’auteure. J’ai découvert un peu de la Nouvelle-Orléans.

J’ai beaucoup aimé ce livre, qui m’a fait renouer avec les Anita Blake du début. J’aime beaucoup Jane et je pense que je vais faire un petit bout de route avec elle…