La couleur de l’âme des anges – Sophie Audouin Mamikonian

Éditeur : Robert Laffont – Collection R
Nombre de pages : 444
Date de sortie : 5 janvier 2012
Prix : 17,90€

Résumé : Jeremy, jeune homme de 23 ans, est sauvagement assassiné. En devenant un Ange, il réalise que la lutte pour survivre n’est pas terminée et qu’il peut aussi mourir dans ce nouvel univers. En effet, pour ne pas disparaître, tout Ange doit se nourrir de sentiments humains. Et Jeremy va bientôt découvrir avec effroi qu’il doit même les provoquer ! Provoquer la haine, l’amour, la joie, la tristesse, la peur, la compassion… Seules les émotions fortes peuvent rassasier les Anges, colorant leur peau en bleu pour les émotions positives, en rouge pour les négatives. Recherchant la raison pour laquelle il a été tué, Jeremy piste alors Allison, une vivante de 20 ans, témoin involontaire de son exécution. À force de côtoyer, jour et nuit, la ravissante et naïve jeune fille, il finit par en tomber follement amoureux. Mais l’assassin de Jeremy a lui aussi jeté son dévolu sur Allison et fera tout pour supprimer ce témoin indésirable… Jeremy parviendra-t-il à sauver la vie de celle qu’il aime alors que, dans l’au-delà, des Anges rouges se liguent aussi contre lui ? Avec ce premier volet d’une duologie ambitieuse et envoûtante, l’auteur emmène ados et jeunes adultes dans l’au-delà, cet univers qui alimente toujours les plus grands fantasmes et la plus vive curiosité. Un thriller haletant dans lequel frissons et passions s’entremêlent, une traversée jouissive et inquiétante de l’autre côté du miroir, une atmosphère sensuelle et entêtante qui habitera longtemps le lecteur une fois le livre refermé.

Mon avis : Encore une fois je me suis plongée dans un roman jeunesse/young adult, encore une fois écrit par un Sophie, mais cette fois-ci l’avis n’est pas tout à fait le même.

Jérémy a 23 ans, c’est un surdoué de la finance qui est déjà multi-millionnaire. Quand un soir, il passe de vie à trépas sans avoir le temps de dire ouf, la tête tranchée d’un coup de Katana. Il découvre alors le monde « d’après », il fait ses premiers pas en tant qu’ange et appréhende un monde totalement différents où les lois de la physique n’ont pas court. Voulant découvrir pourquoi il est mort assassiné, il mêne l’enquête et croise la route d’une « vivante » Allison à laquelle il s’attache… De fil en aiguille (je ne pas tout vous dévoiler) le voilà à essayer de déjouer un complot qu’il était loin d’avoir soupçonné.

Le livre commence directement par la mort de Jérémy, sans perte de temps, nous sommes plongé directement dans l’intrigue, l’univers du personnage principal nous est alors dévoilé au fur et à mesure par d’astucieux flash-back. J’ai aussi aimé découvrir ce monde « d’au-delà » crée par l’auteure, cette mythologie angélique avec un arc-en-ciel de couleur très complet et très cohérent. De plus, d’être plongé en même temps que le protagoniste principal dans cet univers, permet de le découvrir avec ces yeux et progressivement, bref, une jolie immersion progressive.
De plus, j’ai apprécié aussi l’intrigue policière, avancer pas à pas pour découvrir pourquoi Jérémy était mort si brutalement, et aux premiers abord à cause d’une erreur. Mais dans ce monde où les anges sont millénaires, rien n’est jamais ce qu’il paraît être. J’aime ne pas savoir où je vais, être balader par l’auteur, m’engager dans la mauvaise direction, me tromper, et finalement faire exactement ce que l’auteur attend de son lecteur pour mieux le surprendre.
En soit, l’intrigue est bonne, et heureusement, c’est ce qui pour moi sauve le livre, parce que j’ai trouvé les personnages niais et creux et je n’ai réussi à m’attacher à aucun. J’ai trouvé leur réactions très juvéniles, Jérémy a 23 ans et réagit pour moi comme un ado de 15 ans, je comprends que ce livre est destiné à un jeune public mais j’ai parfois trouvé ces réparties très immatures. Pareil pour Alisson, ces deux personnages m’ont un peu paru édulcoré à la manière de Ken et Barbie, un peu genre « trop beau pour être vrai ». Pour moi, pas vraiment crédible, où alors je suis vraiment trop aigrie… Sauf qu’il en est de même avec les personnages plus secondaires, je les ai tous trouvé un peu trop caricaturé, l’auteur n’hésitant pas à user parfois de facilité, ne donnant ainsi pas d’envergure à ses personnages. Ce qui a parfois un peu gâcher mon plaisir de lecture…
Je pense que le public visé par ce livre doit vraiment avoir une quinzaine d’années, je dois être passée à côté parce que je suis peut-être trop vieille et un peu usée par la vie.

D’autres blogueuses ont par contre adoré ce livre, donc si vous voulez vous faire une idée plus complète, vous pouvez lire ceux de Pomme et de Mylène.

Je remercie Livraddict et la collection R pour cette lecture.

22/24


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Radiance – Alyson Noël

ICI ET MAINTEANT

Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 199
Prix : 12,95€

Résumé : Après l’accident, Riley Bloom n’a pu se résoudre à suivre ni sa soeur Ever qui regagnait le monde des vivants, ni ses parents qui partaient pour celui des morts. Elle est restée coincée entre les deux, dans un espace indéfini qu’on appelle Ici. Riley y retrouve son chien et peut rendre visite à Ever quand elle le souhaite. Jusqu’au jour où elle est convoquée devant le Conseil qui lui fait remarquer que la vie après la mort ne consiste pas à prendre du bon temps pour l’éternité… On lui assigne donc une fonction, celle de Passeur d’âmes, ainsi qu’un étrange guide : Bodhi. Ensemble, ils doivent convaincre les esprits égarés de rejoindre l’autre monde. Leur première mission : un garçon, un Rayonnant, qui hante un château anglais depuis des siècles. Beaucoup de Passeurs ont essayé de lui faire traverser le pont, sans succès. Pour y parvenir, Riley va devoir découvrir le secret qui l’étouffe et affronter ses plus grandes peurs.

ÉCLAT

Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 186
Prix : 12,95€

Résumé :Voguant entre le monde des vivants et celui des morts, Riley fait la connaissance de Rebecca, un jeune fantôme, qui ne se montre pas sous son vrai jour. Autrefois fille d’un riche planteur, Rebecca continue d’en vouloir aux esclaves qui l’ont tuée lors d’une révolte en 1733. De rage, elle s’en prend aux fantômes de ceux d’entre eux qui ont péri avec elle et les emprisonne dans leurs pires cauchemars.

Face à ce besoin de vengeance insatiable, Riley pourra-t-elle apaiser Rebecca ? Et comment la guider vers la voie du pardon sans se laisser elle-même piéger par ses souvenirs les plus noirs ?

Mon avis :  Une fois n’est pas coutume, je vais réunir deux livres dans la même chronique. Je les ai lu l’un à la suite de l’autre, dans un laps de temps de 48h et j’ai peur de ne pas réussir à vraiment les différencier. Je vais toutefois essayer.

Je tiens aussi à préciser que je n’ai pas lu la saga « Éternels » dont est tirée la série « Radiance » et donc vous assurer que cela ne gène en rien la compréhension.

Tome 1 : Ici et maintenant. Riley est une adolescente de 12 ans qui meurt subitement lors d’un accident de voiture. Contrariée d’être séparée de sa grande sœur, elle reste à errer un moment sur terre en tant que « fantôme » avant d’accepter de rejoindre l’endroit de « Ici et Maintenant ». Là-bas elle découvre une vie après la vie, un monde différent où tout le monde peut se réaliser, mais où on ne se tourne pas les pouces pour autant. Le conseille lui attribue le rôle de passeur d’âme : elle doit ramener les âmes restées sur terre au pays d’Ici est Maintenant. Riley va en apprendre plus sur elle et sur ce qu’elle ne connaissait pas du monde une fois morte que de son vivant.

J’ai bien aimé me laisser entrainer par Riley. Cette demoiselle est fraiche et nature, elle parle avant de réfléchir et malgré son jeune âge, elle a le caractère bien trempé et sait ce qu’elle veut. Elle s’emballe parfois (souvent:p) un peu vite, ce qui la met parfois dans des situations délicates, mais sa franchise et son grand cœur la sortent de tout justesse de tout ça. Et elle a aussi un gros atout : elle sait se remettre en cause et accepte facilement qu’elle a fait fausse route et qu’elle doit changer.
Le style de l’écriture de l’auteur est fluide et très accessible pour les ados. Elle écrit sans fioriture et descriptions surchargées allant droit à l’essentiel. Les actions s’enchainent rapidement ne laissant aucun flottement dans l’histoire captivant ainsi le lecteur. Une fois l’action en route, on ne veut qu’une chose, savoir si Riley va réussir sa mission, et comment elle va changer.

 Tome 2 – Éclat. Après une première expérience mouvementée, Riley a droit à des vacances bien méritées. Avec son guide Bodhi, qu’elle doit apprendre à mieux connaître et son chien caramel, elle profite des plages des îles vierges. Enfin c’était ce était prévu, s’il n’y avait eu le côté têtue de la miss bien décidée à tirer au clair une sombre histoire de fantôme capricieux retenant quelques centaines d’autres contre leur volonté.

Une fois encore j’ai apprécié faire ce bout de route avec Riley. Je l’ai retrouvé fidèle à elle-même. Oui, elle prend en maturité, comprend des choses qu’elle n’aurait pas comprises de suite si elle était encore vivante, mais reste malgré tout une ado têtue et mal dans ces baskets. Ce n’est pas parce que vous pouvez choisir et changer à volonté le-dit modèle de baskets que la vie, enfin ici la non-vie, est plus facile.
Comme la première fois, Riley fonce tête baissée dans la nouvelle aventure qui se présente à elle, elle agit et réfléchi après, mais comme les chats elle retombe toujours sur ses pattes !
Dans ce deuxième tome l’auteure réunit les mêmes ingrédients que dans le premier pour séduire les ados. L’action se met vite en place, les descriptions sont courtes et concises, il n’y a aucun battement… Pour autant l’histoire n’est pas bâclée, les flash back sont bien placés pour nous apprendre comment la situation s’est dégradée. Alyson Noël expose ici une partie de l’histoire des États-Unis peu glorieuse sans fioriture ni sentimentalisme. Ce livre étant destiné à un jeune public, elle leur expose clairement les faits, sans en rajouter dans l’horreur et sans vouloir édulcorer les événements.

Bref une lecture que je recommande au 10/14 ans sans aucun soucis, et aux adultes qui veulent une lecture fraîche sans prise de tête.

Le petit plus : le couvertures sont MA-GNI-FI-QUES ! Et Non je n’exagère pas. Celles-ci me donnent l’envie de les encadrer. Rien que pour ça ils méritent d’être dans votre bibliothèque.

Je remercie les éditions Michel Lafon pour cette fraîche découverte idéale pour l’été !


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Le protectorat de l’ombrelle T1 – Sans âme – Cail Garriger

Éditeur : Orbit
Nombre de pages : 313
Prix : 15,50€

Résumé : Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Mon avis : J’ai dévoré ce livre en 2 jours (oui c’est ma moyenne du moment). Je l’avais d’inscrit sur ma Wish depuis quelque temps et je me le suis procuré jeudi pour me remonter le moral. Et j’ai grandement bien fait !

L’univers de Mademoiselle Tarabotti, dans l’Angleterre de la reine Victoria, est certes un tantinet désuet, mais il est aussi très rafraichissant au milieu de toute cette urbaine fantasy limite futuriste que le lis habituellement. Le ton très guindé, les obligations sociales et l’étiquette de l’époque sont loin d’alourdir le texte, au contraire l’auteure réussit à garder un ton léger ainsi que beaucoup d’humour. Là où je n’ai pas été dépaysé, c’est avec les créatures surnaturelles (vampires, loups-garous et fantômes). En effet, celle-ci sont alors considérées comme des citoyens à part entière.

Le monde créé par l’auteure est d’abord désappointant, mais le temps de s’habituer au langage employé et aux vêtements portés, nous sommes emporté par le caractère attachant de Mademoiselle Alexia Tarabotti. Cette demoiselle sans âme n’en est pas moins dépourvu d’esprit. Elle réfléchit, et bien ; elle a de la répartie, et vive.

Alexia, suite à l’attaque d’un vampire sur sa personne, veut mener l’enquête. Pour ça elle à l’aide (un peu contrainte) d’un lord loup-garou, directeur du bureau d’investigation local. Les situations cocasses suivent les moments d’explications scientifiques et au fil des pages nous sommes emportés par les investigations de notre intrépide jeune dame.

Ce livre est un véritable divertissement, loin des côtés gores auxquels je me suis habituée dernièrement. De plus, cette plongée dans cette Angleterre du XIXème siècle permet d’en apprendre plus sur les conditions de vie de cette époque, ainsi que sur l’étiquette typiquement british.

J’ai adoré ce livre, et j’attends la suite (traduite en français of course) avec impatience.