Traquée – Rebecca Kean T1 – Cassandra O’Donnell

♦Éditeur : J’ai lu
♦Nombre de pages : 474
♦Prix :12,00€

Résumé : Nouvelle-Angleterre, Burlington… Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des États-Unis, bref, un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et clandestinement parmi les humains. Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçue que la réalité était tout autre et qu’il y avait plus de démons, de vampires, de loups-garous et autres prédateurs que nulle part ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n’est pas le genre de renseignements fournis par l’office de tourisme. Maudit soit-il…

Mon avis : Il est un fait : je suis frileuse quand on me parle de livre d’uban fantasy, et a fortiori de « bit-lit », lorsque celui-ci est écrit par un auteur français. Mais ce livre a eu l’avantage d’avoir ces premiers chapitres mis en ligne, et une fois n’est pas coutume, j’ai lu le premier. Je voulais voir si ce livre était aussi prometteur ce que qu’annonçait tous ces sites sur le net… et j’ai été charmée par ces quelques premières pages.

Rebecca est une sorcière de guerre. Une sorcière puissante entrainée au combat pour éradiquer tous les êtres démoniaques de notre planète. Rebecca est en fuite, pour sauver sa vie et celle de sa fille. Rebecca vit à Burlington, ville de Nouvelle-Angleterre, qui regorge d’êtres paranormaux, peut-être pas la meilleure planque quand on veut survivre…

Dès les premières pages j’ai été happé par le livre. Le ton est donné dès les premières lignes, cinglant, direct, incisif… bref en un mot mordant. Rebecca a du caractère, de la répartie et ne se prive pas pour nous mettre au parfum de suite. Alors que certains livres prennent le temps de nous planter le décor, Cassandra choisi de nous plonger dans l’action et dans son univers dès le début.J’ai beaucoup aimé cette immersion directe, on découvre le monde dans lequel évolue Rebecca à son rythme renforçant ainsi notre empathie envers elle.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup le personnage de Rebecca, il est facile de s’identifier à elle et donc de l’apprécier. En plus des problèmes « paranormaux » à régler elle doit aussi gérer ceux liés au quotidien comme vous et moi. Elle est extra-ordinaire et pourtant confronté aux mêmes problèmes de logistiques que nous. Je l’ai trouvé beaucoup plus « abordables » que d’autres personnages d’urban fantasy.

Concernant le livre en lui même et son intrigue, même combat ! J’ai beaucoup aimé. Même si certaines actions ou conséquences sont assez prévisibles, dans l’ensemble je trouve que le monde présenté par Cassandra est cohérent et assez différent de tous ceux que j’ai pu lire. L’intrigue en elle-même n’innove pas mais elle reste cohérente et ne dénote pas avec le style de l’auteur.

En conclusion, je ne peux que vous conseiller se livre qui se lit très vite et peut s’inscrire dans la lignée des livres US en la matière.

Un après-midi chez Bragelonne…

En marge du salon du livre, les Éditions Bragelonne, détentrice des labels Milady et Castemore, avaient décidé de créer l’évènement en invitant leurs lecteurs à un après-midi dédicace dans leur locaux, rue de Hauteville à Paris, le samedi 19 mars à partir de 14h.

Comme l’année dernière, ils avaient invités des auteurs phare de leurs collections en dédicaces. Patricia Briggs, « maman » entre autre de la série Mercy Thompson et Alpha et Oméga (chez Milady), et Kelley Armstrong auteur de la saga Femmes de l’Autremonde (chez Milady) et Pouvoirs obscures (chez Castelmore).

Patricia est à gauche et Kelley à droite, photo du blog de Milady.

Bien évidement avec les copines on n’avait pas l’intention de rater ça ! Le rendez-vous est pris, métro poissonnière à 11h ce samedi, avec l’intention de manger un morceau dans le quartier et de faire la queue devant les bureaux de chez Brage très tôt.

Je pense ne rien vous apprendre si je vous dit que trouver un endroit sympa dans un quartier inconnu n’est pas facile… bref, on a fini dans un fast food très connu : rapide et pas cher (qui a dit pas bon ? J’ai entendu hein ^^ ). Après ce bref repas, nous sommes arrivées devant les locaux, vers 12h45. Deux personnes faisaient la queue avant nous, on a donc décidé de prendre un café au troquet du coin (bein oui, on est des filles, on fait pipi toutes les 1/2heure). Retour vers 13h et là on était une bonne douzaine à faire la queue. On se dit bonjour, on reconnaît des gens de la blogosphére et de twitter, on papote gentiment en attendant 14h.

File d’attente devant les bureaux de Bragelonne, photo blog Milady.

Les organisateurs ont fait monter la pression en passant avec les caméras, nous dévoilant certaines surprises, mais l’ambiance était bon enfant. Personnellement, je n’ai pas vu l’heure et quart d’attente passer.

Nous sommes rentrés dans les locaux vers 14h20 et voilà ce que nous avons vu étant dans les 1ères :

Boutique de livres, photo blog Milady.

Salle de dédicace, photo blog Milady.

Gargouille-mascotte.

Nous étions donc dans les premières à nous faire dédicacer nos livres. Je faisais la queue pour Tima, puisque je n’ai fait dédicacer qu’un livre de Patricia Briggs. Les auteurs étaient adorables et vraiment disponibles pour chaque fan.

Dédicace de Patricia Briggs.

Près des auteurs étaient disposés des macarons à effigie d’une série phare de chacune :

Patte de coyote de la série Mercy Thompson.

Macarons Mercy et Pouvoirs obscures.

Un gentil monsieur nous en a donné un chacune parce qu’on osait pas les prendre dans les assiettes à côté des auteurs. De plus, un buffet sucré était à notre disposition, pour accompagner nos sodas, jus de fruits et boissons chaudes, nous avions droit à ça :

Après avoir chacune dédicacé nos livres, on s’est assisse dans un coin, et on a passé l’après midi à discuter avec les personnes présentes, essentiellement des filles. Et une après midi dédicace chez Bragelonne, ça donne ça :

Ça attend bien gentiment et ça lit dès que ça peut 😉 Bref, c’était un moment génial de mon point de vue.

Après 4h de dédicace, les auteurs se sont prêtés bien volontiers au jeu des questions/réponses. Patricia Briggs était encore pleine d’énergie et nous faisait des réponses pleines d’humour. Kelley Armstrong accusait le coup du décalage horaire et des enchainements de dédicaces, mais est quand même restée jusqu’au bout pour nous répondre.

Séance de questions/réponses.

Tout cela s’est terminé passé 18h30 et c’est les yeux tous brillants que nous sommes retournées chez nous. J’ai adoré cet après-midi et les Éditions Bragelonne peuvent refaire ça quand elles veulent !!

Le protectorat de l’ombrelle T1 – Sans âme – Cail Garriger

♦Éditeur : Orbit
♦Nombre de pages : 313
♦Prix : 15,50€

Résumé : Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Mon avis : J’ai dévoré ce livre en 2 jours (oui c’est ma moyenne du moment). Je l’avais d’inscrit sur ma Wish depuis quelque temps et je me le suis procuré jeudi pour me remonter le moral. Et j’ai grandement bien fait !

L’univers de Mademoiselle Tarabotti, dans l’Angleterre de la reine Victoria, est certes un tantinet désuet, mais il est aussi très rafraichissant au milieu de toute cette urbaine fantasy limite futuriste que le lis habituellement. Le ton très guindé, les obligations sociales et l’étiquette de l’époque sont loin d’alourdir le texte, au contraire l’auteure réussit à garder un ton léger ainsi que beaucoup d’humour. Là où je n’ai pas été dépaysé, c’est avec les créatures surnaturelles (vampires, loups-garous et fantômes). En effet, celle-ci sont alors considérées comme des citoyens à part entière.

Le monde créé par l’auteure est d’abord désappointant, mais le temps de s’habituer au langage employé et aux vêtements portés, nous sommes emporté par le caractère attachant de Mademoiselle Alexia Tarabotti. Cette demoiselle sans âme n’en est pas moins dépourvu d’esprit. Elle réfléchit, et bien ; elle a de la répartie, et vive.

Alexia, suite à l’attaque d’un vampire sur sa personne, veut mener l’enquête. Pour ça elle à l’aide (un peu contrainte) d’un lord loup-garou, directeur du bureau d’investigation local. Les situations cocasses suivent les moments d’explications scientifiques et au fil des pages nous sommes emportés par les investigations de notre intrépide jeune dame.

Ce livre est un véritable divertissement, loin des côtés gores auxquels je me suis habituée dernièrement. De plus, cette plongée dans cette Angleterre du XIXème siècle permet d’en apprendre plus sur les conditions de vie de cette époque, ainsi que sur l’étiquette typiquement british.

J’ai adoré ce livre, et j’attends la suite (traduite en français of course) avec impatience.

Pour en finir avec le petit chaperon rouge – Valérie Thomas

Conte Illustré à l’usage des adultes – Illustrations de Stéphanie Nicolas

♦Éditeur : Atelier Baie
♦Nombre de pages : 63
♦Prix : 29,50€

Résumé : Le Petit Chaperon Rouge c’est l’histoire d’une petite fille que sa mère envoie à travers la forêt épaisse, vêtue du vêtement rouge qui excite le loup… Et maintenant, qu’est-ce qu’elle a dans son panier, Le Petit Chaperon Rouge ?…

Mon avis : Il est difficile de donner un avis construit sur ce conte revisité…Tout le monde connait le conte du petit chaperon rouge, parti chez sa grand mère, pour lui apporter quelques nourritures, en traversant la foret. Il rencontre le loup qui a mangé la dite grand-mère pour prendre sa place… Le chaperon rouge fini lui aussi dans l’estomac du loup mais les infortunés sont sauvés par un bucheron (tout est bien qui fini bien). Enfin, ça c’est une des histoires les plus connus parce qu’en parcourant le net on en trouve au moins 4 ou 5 de différentes.

Valérie Thomas a remodelé elle-aussi ce conte pour en faire une version pour adultes, que j’ai eu du mal à appréhender lors de la première lecture. Tous les éléments du conte sont là, le petit chaperon rouge, qui pour ce conte est une jeune fille, tout de rouge vêtu, la visite à la grand-mère et le loup… Mais là s’arrête les similitudes, ce conte ayant nettement un penchant plus sexuel, ici le vêtement rouge du petit chaperon rouge excite le loup. Ce conte bien connu sert ici de métaphore pour nous parler des jeunes filles fraîches et innocentes (bon d’accord pas toujours de nos jours) qui sont le fantasmes de ces hommes plus tout jeune. Dans cette version, le petit-chaperon rouge arrive à dominer seul le loup, après pas mal de temps il est vrai, mais finalement la jeune fille, qui a grandi, arrive à bout du vieux loup.

J’ai beaucoup aimé la présentation du livre. La police du texte est grosse de la même manière que pour un livre d’enfant, mais les illustrations et les couleurs utilisées sont loin de leur être destinés. Les textes sont écrits en noir et rouge sur fond doré. Les dessins ont une prédominance de couleurs neutre (gris, marron,beige…) rehaussé de la seule couleur rouge. Les illustrations de Stéphanie Nicolas sont de qualités et raccord avec le texte.

Cet ouvrage est vraiment un très beau livre. Un beau livre pour adulte. Parce que oui, les adultes aussi, aiment les livres avec de belles images, de beaux dessins, comme une sorte de parenthèse dans leur vie de grands.

Guerrière – Marie Brennan

♦Éditeur : Éclipse
♦Nombre de pages : 382
♦Prix : 17,00€

Résumé : Lorsqu’une sorcière naît, un double de son être est aussi créé. Pour que la sorcière vive et maîtrise ses pouvoirs, sa jumelle doit être sacrifiée. Telles sont les traditions. Telle est la loi.

Mon avis : Dès que j’ai vu cette couverture, j’ai flashé dessus ! J’adore ce regard gris acier qui laisse libre court à mon imagination. Autant par ce qu’il pourrait dire, que le contexte dans lequel il a pu être provoqué. Il m’a fallut quelques temps pour me le procurer et lorsque j’ai commencer à le lire, les événements se sont enchainés de telles façons que je n’ai pas réussi à le vite.

Pourtant, j’ai beaucoup aimé ce livre. Cette pause fantasy au milieu de la fantasy urbaine que je lis habituellement m’a fait du bien. J’ai adhéré de suite au monde créé par Marie Brennan, ce monde fait de sorcières et de chasseurs, même si je me suis un peu emmêler au début entre les différentes écoles de chasseurs et les différentes branches des sorcières.

Ce premier tome d’un diptyque a comme personnages principaux deux doubles, deux « sœurs » séparées à la naissance mais que le destin rassemble à leur 25 ans. L’une est sorcière, l’autre chasseuse. Si la sorcière veut obtenir la totalité de ses pouvoirs, elle doit tuer ce double qui l’empêche de les maitriser. Seulement rien ne se passe comme prévu, et les deux doubles font front pour trouver une solution alternative.

On sent de suite que Marie a beaucoup d’imagination, le monde créé est bien pensé et rien n’est laissé au hasard, jusqu’au salutation entre sorcières, suivant leur rang et leur poste (même si je vous avoue que je n’ai pas tout retenu). J’ai beaucoup aimé les deux personnages principaux, Mirage et Miryo, deux femmes différentes mais au caractère bien trempé, sachant ce qu’elles veulent, et même si elles ne sont pas sures d’y arriver, elles sont prête à tout tenter.

Il est difficile de vous parler de se livre sans trop vous en dévoiler, mais il est à découvrir, je vous le conseille. J’attends le deuxième tome, prévu pour avril, avec impatience.