HantéeT1, les ombres de la ville de Maureen Johnson

Éditeur : Michel Lafon Jeunesse
Nombre de pages : 428
Date de sortie : 10 mai 2012
Prix : 15,95€

Résumé : À Londres, un assassin hante les rues, réveillant la légende de Jack l’Éventreur Malgré l’omniprésence des caméras, le tueur est indétectable.
Aurora, arrivée depuis peu sur son campus, se rend compte qu’elle est la sens capable d’apercevoir son ombre.
Accompagnée d’un mystérieux jeune homme, elle plonge au plus profond des brumes de la cité pour arrêter le meurtrier avant qu’il ne récidive. À moins que son don ne fasse d’elle la prochaine victime…

Mon avis : Alors que je me penchais sur les futures sorties des livres qui pourraient m’intéresser, je suis tombée sur le résumée de Hantée qui m’a de suite attiré, une fois que j’en ai vu la couverture, j’ai été conquise et je n’avais qu’une hâte : lire ce livre !

Aurora, qui préfère qu’on l’appelle Rory, est originaire de Louisiane. Ces parents enseignent le droit et ont décidé d’aller enseigner le droit américain dans l’université anglaise de Bristol lors de la dernière année de lycée de Rory. Celle-ci a alors le droit de choisir l’établissement scolaire qui l’accueillera et la voilà qui s’envole vers un pays dont elle ne connait que la météo si différente de sa Louisiane natale. Sur place elle se lie d’amitié avec Jazza et après quelques semaines d’acclimatation, elle découvre qu’elle voit des personnes que les autres ne voient pas. Ajoutez à cela un meurtrier qui prend un malin plaisir à remettre en scène les meurtres du tristement célèbre Jack l’éventreur et vous comprendrez pourquoi Rory éprouve alors un léger sentiment de malaise…

 La couverture est, comme je vous le disais plus haut, sublime ! Tout en camaïeu de marron avec une touche de couleur orange. Couleurs complément en adéquation avec l’automne comme on l’imagine à Londres. Puis, dès l’ouverture du livre, on est plongé dans l’atmosphère londonienne grâce à une carte de la ville où son représentés les principaux éléments liés à l’enquête sur les meurtres et ceux de la vie quotidienne de Rory. Les chapitres sont aussi présentés avec de jolies arabesques reprenant ceux de la couverture, le tout donnant une cohérence désuète au livre.
Je me suis d’entrée attachée au personnage de Rory, elle se présente en agrémentant ses descriptions d’anecdotes familiales la rendant très réelle et presque familière. Elle nous ouvre son monde sans pudeur nous permettant ainsi de pénétrer avec facilité dans son univers, comme si nous la connaissions depuis toujours. Elle est aussi pleine d’auto-dérision et porte sur elle-même un regard très lucide. Elle nous expose alors autant ses défauts que ces qualités, la rendant alors fragile et encore plus attachante. Je me suis identifiée à elle facilement, me disant qu’elle est le genre d’ado que j’aurais aimé être.
Grande fan de romans policiers, j’ai adoré me retrouver sur les traces de ce nouveau Jack l’éventreur qui reproduit les crimes du premier avec une similitude dérangeante, mais qui titille aussi notre curiosité et son côté malsain.
L’auteur à une façon bien a elle d’aborder les fantômes, sa « mythologie » m’a séduite et j’ai trouvé sa théorie très plausible et séduisante. De plus, celle-ci nous est introduite doucement et pas de but en blanc. On a le temps de découvrir les personnages, de s’y attacher, voire de s’identifier à eux avant d’être plongé dans ce monde parallèle accessible à une minorité.
L’intrigue est elle aussi bien menée, pas dans son suspense, le coupable étant assez rapidement découvert, mais pas l’enchainement des actions qui nous laisse peu de répit. Même s’il est vrai que l’intrigue est un peu longue à se mettre en place, de part la volonté de l’auteur de nous présenter le quotidien de son héroïne, celle-ci nous est distillée par d’habiles touches de rappels.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai succombé au charme de ce livre et, puisque c’est un premier tome, je me plongerais volontiers dans sa suite.

Je remercie les éditions Michel Lafon pour cette lecture.

Le petit plus : l’auteur a publié d’autres livres en France, dont treize petites enveloppes bleues que j’ai bien envie de découvrir.
Vous retrouverez aussi toute les informations sur Hantée sur la page Facebook du livre.

La sélection – Kiera Cass

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 443
Date de sortie : 12 avril 2012
Prix : 16,90€

Résumé : Elles sont trente-cinq jeunes filles : la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’oeil des caméras… Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…

Mon avis : Allez, ça faisait longtemps, un peu de jeunesse par ici et bien évidement une dystopie. Oui je deviens définitivement fan !

Encore une fois les États-unis est victime d’une guerre destructive, le pays a perdu de sa gloire, est en piteux état, et surtout est devenu un royaume. Gouverné par un roi, le peuple est divisé en castes en rapport avec leur métiers, et elles n’ont pas toutes la vie facile. Afin de maintenir le moral du peuple qui subit pas mal de privation, la coutume veut que le prince se choisisse une femme parmi 35 jeunes filles issues de son peuple. Ce choix se fait lors d’un jeu télévisé et la compétition peut-être rude. America ne veut pas participer à ce jeux, mais convaincue par sa mère, la voilà qui postule et qui, à sa grande surprise, se retrouve sélectionnée. Elle n’a vraiment pas envie d’y participer, mais finalement, cette sélection lui réserve pas mal de surprises.

D’emblée j’ai été enthousiasmée par la couverture ! Ce bleu tendre et ces reflets de robe de princesse à l’infini ont trouvé échos avec la petite fille rêveuse qui sommeille encore en moi.
Une fois ouvert et commencé pareil, je suis tombée sous le charme d’América, qui malgré son caractère fort, cache un vrai cœur de guimauve, et qui se sacrifie pour sa famille et les gens qu’elle aime. J’ai aimé découvrir son univers à travers ses yeux et je me suis gentiment laissée guider.
Les personnages sont « fins », ils auraient pu facilement tomber dans la caricature, mais l’auteur a su éviter cela en nous les personnifie et pour certains nous les rend attachants.
Le style de l’auteur est fluide, j’ai avalé ce livre en 24h. Bien entendu parce que l’histoire d’America me passionnait, mais aussi parce que l’auteur va droit à l’essentiel sans nous abrutir de descriptions inutiles.

Le jeu par lui même n’est pas révolutionnaire, j’ai lu dans pas mal d’avis que ce livre était comparé à d’autres. Comparaisons que je ne reprendrais pas, puisque je ne les ai pas trouvé. Ce livre reprend certains traits communs à tous les livres de dystopie et pour moi ça s’arrête là.
Par contre, là où j’ai agréablement surprise, c’est par l’histoire d’Amour (et nan, j’vous dirai pas laquelle). Moi qui suis réticente à tout ce qui est mielleux et mièvre, j’ai totalement été sous le charme de l’histoire d’amour vécue par America. J’ai trouvé qu’America n’était pas transformée par le jeu, ni par l’histoire et qu’elle restait fidèle à elle même.

Comme vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce livre, j’ai même été très frustrée en le terminant, ce qui est annoncé pour le tome 2 me donne envie de connaître la suite tout de suite, mais il va malheureusement falloir que j’attende un peu…

Je remercie les éditions Robert Laffont pour cette lecture.

Le petit plus : les droits du livre ont été acheté pour être adapté en série TV.


Cliquez si vous souhaiter acheter.

La sibylle et le marquis – Nicolas Bouchard

Éditeur : Belfond
Nombre de pages : 463
Date de sortie : 3 mai 2012
Prix : 19,50€

Résumé : Septembre 1797. Dans le Paris du Directoire gouverné par Barras, une série de meurtres d’une barbarie absolue touches des hommes politiques influents et leurs maitresses. Frappée par des visions d’une extrême violence,la cartomancienne Marie-Adélaïde Lenormand décide d’enquêter sur ces assassinats qui lui évoquent irrésistiblement ceux décrit dans les textes d’un auteurs publié sous le manteau : Donatien Alphonse François Sade.
Sade, justement, vit dans le dénuement, sans cesse poursuivi par ses créanciers. Contacté par une association de femmes de lettres aux motifs pour le moins étranges, il reçoit pour mission d’écrire une pièce musicale dans la lignée de « Justine ou les malheurs de la vertu », roman prohibé pour obscénité. Dénué de scrupules, il va s’exécuter, mettant en marche à son insu une monstrueuse machine de mort…
Faisant de Sade un personnage de fiction, Nicolas Bouchard mêle habilement réalité historique et fantaisie littéraire. Dernier volet de la trilogie de la Sibylle, « La sibylle et le marquis » revisite l’œuvre du divin marquis en modifiant les points de vue, pour nous laisser entrevoir les choses sous un jour nouveau, notamment en donnant la parole aux femmes…

Mon avis : Le résumé du livre m’avait de suite plu, une enquête policière avec une voyante, même en 1797 avait de quoi me séduire. C’est donc rapidement que je me suis plongée dedans.

Nous sommes 8 ans après la prise de la bastille est la république mise en place est plus qu’instable. Dans ce contexte politique houleux, des femmes sont assassinées de façon violentes. Mlle Lenormand, dite la Sibylle de la révolution (son surnom lui vient d’un des deux tomes précédents que je n’ai pas lu), voyante, a des visions de ces crimes. Ceux-ci étant en plus succeptibles de toucher une de ses amies proche et la main un peu forcé par un des hommes de mains de l’état, La Sibylle décide de mener l’enquête. Celle-ci va l’emmener à rencontre Sade, ce sulfureux auteurs à la mauvaise réputation.

J’ai commencé ce livre très enthousiaste, le style d’écriture de l’auteur, en accord avec l’époque, me changeait agréablement et les premiers soucis de vocabulaire passés, j’étais captivée. Mais j’ai parfois eu du mal avec la description de certains meurtres, où le sadisme évident ne nous est pas épargné. En même temps, ce livre ayant comme personnage le marquis de Sade, j’aurais dû le voir venir. Le marquis est ici totalement fantasmé par le talent de l’auteur, mais en parfait accord avec les écrits qu’on a gardé de lui. Seulement, je dois être trop sensible, car ces scènes m’ont parfois indisposées. Je me serais bien passée de la précision de certains détails.

La Sibylle, voyante officieuse, écrivain publique officiel, est loin d’être une caricature. C’est un personnage sensé qui sait tirer profit de ses visions et de ses talents. Elle les met au profit des la haute société. Lorsque les visions de ses crimes affreux commence à empiéter sur sa quiétude, elle n’a d’autre choix que de les utiliser pour les faire cesser.
La rencontre de la Sibylle et du marquis de Sade n’est pas sans manquer de piquant, pas mal d’humour et de mots d’esprit qui allège un peu l’atmosphère noire du roman.
L’enquête par elle-même est très bien pensée, malgré mes suppositions, j’étais dépendante du bon vouloir de l’auteur pour découvrir le ou les coupables. D’ailleurs, cette machination de meurtres est menée d’une main de maître.

Sur fond de révolution, où se côtoient personnages historiques romancé et personnages fictifs, Nicolas Bouchard nous emmène sur des pistes où l’amour, le sexe, la douleur et la vengeance sont étroitement liés.

Le petit plus : Ce que j’ai tout particulièrement aimé dans ce livre c’est découvrir (même dans histoire romancée) la voyante Mlle Lenormand. Car j’ai longtemps utilisé le jeu « Le petit Lenormand » (cliquez pour découvrir le jeu) pour tirer les cartes aux copines et à moi-même. Non, je ne suis pas voyante, juste amatrice fut un temps. D’ailleurs je creuserais peut-être le sujet…

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture.

La sibylle et le marquis
Cliquez si vous souhaitez acheter.

Enfants de la paranoïa tome 1 de Trevor Shane

Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 363
Date de sortie : 19 avril 2012
Prix : 19,95€

Résumé :
# Règle 1 : On ne tue pas les innocents
# Règle 2 : On ne tue pas les ennemis de moins de 18ans

Depuis des siècles une guerre souterraine, ignorée du commun des mortels, oppose deux anciens clans qui se déchirent au nom du Bien et du Mal. Des deux côtés : des assassins endoctrinés et entraînés dès leur plus tendre enfance à haïr et détruire le camp adverse.
Joseph, vingt ans, est l’un de ces tueurs d’élite. Il ne connaît qu’une réalité : tuer ou être tué. Mais lors d’une réunion dans le New Jersey, il tombe dans une embuscade. Échappant de peu à ce piège mortel, Joseph se réfugie à Montréal où il rencontre Maria, une jeune innocente de seize ans.
Pour la première fois, il découvre le doute. S’il veut protéger la femme qu’il aime, il doit abandonner la vie qu’il a toujours connue et trahir ses frères d’armes. Osera-t-il transgresser les règles ?
Une seule vérité demeure : le premier à tuer est le dernier à survivre.

Mon avis : Une couverture toute jaune, un titre accrocheur, un résumé pertinent qui n’en dévoile pas trop et me voilà avec l’envie de lire ce livre. Il arrive dans ma boite aux lettres et n’a pas le temps de patienter bien longtemps, je finis le livre en cours pour me jeter dessus.

Joseph a 25 ans, il fait partie d’une armée, il y est soldat, il tue les gens qu’on lui désigne sans se poser de questions. Quels gens ? Ceux du camps adverse. Ils s’entretuent comme ça depuis des centaines d’années. Depuis tellement longtemps que les origines de cette guerre se sont perdues. Plusieurs légendes circulent, sans vraiment que personne ne sache quelle est la bonne. C’est juste devenu du œil pour œil, dents pour dents. Tuer avant d’être tué. Ils entrent dans le conflit à 18 ans, et n’en sortent plus. Pas de répit, pas de retraite possible. La seule contrainte étant les 4 règles à respecter scrupuleusement. Joseph est un bon soldat, il combat depuis 7 ans, sans se poser de questions, sans états d’âme… Jusqu’au jour où insidieusement les questions lui rentrent dans l’esprit, jusqu’à ce jour où une rencontre va tout changer…

Je pensais lire un peu de fantasy ou de la science fiction au vu de la 4ème de couverture, mais ce livre n’est rien de tout ça. C’est un thriller palpitant, qui ne m’a laissé aucun répit.
Il commence crescendo. Le personnage principal, Joseph, entame un journal intime à la demande d’une certaine Maria, et c’est par un récit à la première personne que nous allons faire sa connaissance. Je me suis de suite attachée au personnage, et pourtant ce n’était pas gagné d’avance, puisque la première chose qu’il écrit dans son journal, c’est un meurtre. Rien de bien trash, mais ça aurait pu suffire pour le cataloguer chez les antipathiques. Ce ne fut pas le cas. Joseph est un personnage vrai, sincère. Il croit en ce qu’il fait, il le fait parce qu’il le faut, pour venger la perte des membres de sa famille, pour protéger son clan… Comme un de ses amis le lui dit « Je ne dis pas qu’il faut tuer ou être tuer. Je dis que le mal, c’est soit eux, soit nous, parce que c’est impossible que tout le monde soit innocent. Et je sais sacrément que je ne suis pas mauvais, Joe« . C’est quelqu’un de très attachants, il a ses doutes, ses faiblesses et malgré le monde dans lequel il évolue, il est persuadé de faire le bien. Là où l’auteur a fait fort, c’est qu’il nous dépeint le portrait de quelqu’un de fort en apparence, qui finalement n’est que guimauve à l’intérieur. Ce n’est pas parce qu’on est un tueur au sang froid, qu’on n’a pas un cœur qui bat et des sentiments. Joseph est tout en nuances, et c’est ce côté tendre de lui qui va tout remettre en question. S’il ne s’était pas autant interrogé, le livre n’aurait surement pas eu lieu…
On découvre donc dans une première partie du livre l’organisation de clan, puis l’environnement proche de Joseph, ses amis, ses habitudes… avant de rencontrer le grain de sable qui va enrayer toute la belle mécanique mise en place par son groupe, ça tient parfois à peu de chose…
Le style de l’auteur est vif, concis, il ne nous alourdit pas la narration avec des descriptions trop longues, allant droit à l’essentiel, comme Joseph lors d’une de ses missions. Les événements s’enchainent sans nous laisser le temps de se poser, on suit les pas de Joseph avec le même stress, les mêmes questionnements, les mêmes doutes, les mêmes peurs. Je me suis rarement autant attachée à un personnage, malgré ses défauts on sent que Joseph est quelqu’un de bien, et on ne veut qu’une chose c’est qu’il réussisse ce qu’il entreprend.
J’ai rarement eu de coup de cœur sur mon blog (1 ou 2 de mémoire) mais celui-ci en est un. Pour les raisons évoquées plus haut : le personnage principal, la justesse du ton et de l’écriture, l’intrigue… Mais surtout pour la fin du roman. Fin que je ne voulais vraiment pas voir se réaliser mais qui présage un tome 2 tout aussi passionnant, surtout que je n’ai pas eu la réponse à LA question que je me suis posée dès le début de ma lecture. J’ai refermé ce livre, au milieu de la nuit, au bord des larmes, bouleversée. Tellement chamboulée que j’ai mis du temps à m’endormir et qu’il me trotte toujours dans la tête au bout de 2 jours.
Vous aurez donc compris que je suis conquise par ce livre et que je vous conseille fortement de vous jeter dessus lors de sa sortie en librairie le 19 avril.

Le petit plus : le livre dispose d’une page Facebook ICI . De plus, une application jeu Iphone « Enfants de la Paranoïa » inspirée du livre sera disponible gratuitement sur l’AppleStore à partir de ce Weekend.
Edit du 13.04.12 : le livre a maintenant un site officiel http://www.enfantsdelaparanoia.com/ et un trailer est aussi disponible http://youtu.be/lJIGhNLbbeo

Je remercie grandement les éditions Michel Lafon qui m’ont permises de faire cette découverte !


Cliquez si vous souhaitez acheter.

Osez… 20 histoires de vampires et de sexe

Éditeur : La musardine
Nombre de pages : 248
Date de sortie : 16 février 2012
Prix : 8,20€

Résumé : Le vampire n’est pas seulement un monstre assoiffé de sang : c’est aussi un héros romantique au charme trouble. L’histoire du cinéma et de la littérature l’ont montré, et la collection « Osez 20 histoires » est bien résolue à apporter sa pierre à la célébration de la sensualité vampirique. Du mystérieux vampire qui séduit ses proies sur Facebook au vampire utilisé comme esclave sexuel par une famille de nobles au dix-huitième siècle, en passant par la veuve noire, vampire femelle à tendance domina, les variétés les plus exotiques de vampires obsédés sont au rendez-vous de ce recueil pour vous faire trembler de peur… et de plaisir !

Mon avis : Il n’est pas la peine de rappeler que je suis une grande fan de vampires, pour ceux qui suivent le blog et qui me connaissent, je pense que c’est rentré:p Je n’ai rien non plus contre quelques scènes de sexe dans les livres que je lis, mais point trop n’en faut. Alors pourquoi lire un recueil de 20 nouvelles sur les vampires et le sexe ? Parce que je suis une vilaine curieuse !

Ce livre se compose donc de 20 nouvelles érotiques ayant pour thème commun les vampires, mais chaque auteur a sa façon bien personnelle d’aborder ce thème. On peut même regrouper ses façons en quatre catégories : basique, SM, amour et originale.
Commençons par le basique. Qu’est-ce que j’entends par là ? Que le thème abordé est celui qui revient le plus souvent dans les livres de vampires : celui-ci a besoin de sang pour survivre, la petite particularité ici et que vous trouverez ce besoin étroitement lié à celui du sexe. L’un ne va pas sans l’autre, le sexe primant parfois sur le sang.
Le SM, là aussi ce thème est assez communément associé à celui du vampire, qui se doit d’aimer le sexe violent. Quels auteurs savent exploiter ce filon avec brio.
L’amour, bein voui, certains de ses vampires tombent amoureux ou alors créé ce sentiment chez leurs victimes. Par contre, ils ont une façon bien a eux de vivre ce sentiment.
L’originale… ce sont là les nouvelles où les auteurs ont laissé libre court à leur imagination sans la brider et l’on trouve de tout, des vampires qui sortent de l’ordinaire, des pratiques les plus osées…
Je pense que si vous désirez lire ce livre, vous devez laisser tous vos aprioris de côté, et juste vous laissez porter par l’intensité de certaines scènes.
Bref, pour les amateurs de nouvelles érotiques, ce recueil permet de varier le style, en mêlant au sexe un peu de fantastique, les auteurs se sont ouverts à une myriades de possibilités.

Je le déconseille à ceux qui résument le sexe au premier samedi du mois (oui parfois j’aime les clichets) 😉 Par contre, si vous avez envie de changement, et d’exotisme/érotisme noir, ce livre est pour vous !
Je remercie les éditions La musardine pour la lecture de ce livre.

Le petit plus : les éditions la musardine ont un blog sur lequel vous pouvez échanger sur vos lectures de leur catalogue, ou même proposer vos écrits.


Cliquez si vous souhaitez acheter.