Chronique du soupir – Mathieu Gaborit

Éditeur : Le pré aux clercs
Nombre de pages : 298
Prix : 19,00€

Résumé : Lilas, une naine flamboyante, a choisi de prendre sa retraite de chef de la garde du palais de la Haute Fée pour ouvrir une auberge au bord de la mer, à l’endroit même où Frêne, son époux, s’est « ancré » pour l’éternité. Entourée de quelques amis et de son amant Errence, un elfe, elle mène une existence un peu trop paisible à son goût. Alors qu’elle s’interroge avec angoisse sur son devenir, son fils Saule, pourchassé par un groupe de miliciens au service de la Haute Fée, fait irruption dans l’auberge. Il serre dans ses bras une jeune fille de seize ans, Brune, qui est à l’agonie. Après quelques heures d’hésitation, et bien que pressentant l’immense danger qui émane de façon indicible de la personnalité de Brune, Lilas décide de les protéger envers et contre tous. Dans un monde dominé par les fées, nains, elfes et sirènes affrontent leur destin. Arriveront-ils à conquérir leur liberté ? C’est tout l’enjeu de leur quête.

Mon avis : Allez un peu de fantasy pour changer, ça ne fait pas de mal ! ^^ Et de la fantasy française s’il vous plaît !

Nous sommes ici dans un monde où le cœurs des hommes et des autres créatures fantastique, nains, elfes et autres, est remplacé par une fée. Ce monde était régi par des fées vivants chacune sur une planète et reliées entre elles, jusqu’au jour où celle de la terre trouvant ses habitants trop avides a décidé de couper ce lien et de remplacer nos cœurs par des fées. À cela s’ajoute une histoire de souffle et de soupir que je n’ai pas bien saisi…

J’ai beaucoup aimé le livre, son ambiance, les personnages, l’intrigue… mais je n’ai malheureusement pas tout compris malgré tous mes efforts… Mathieu Gaborit a fait le choix de dévoiler son monde au fur et à mesure de notre lecture, et je pense que c’est ça qui m’a perdu. J’ai compris l’histoire des fées-cœurs (qui est dévoilée assez vite) mais pas cette magie autour du souffle (d’où elle venait et comment elle était « créée »). Ça n’a heureusement pas gêné ma lecture, et j’en ai compris un gros 90%.

 Le style de Mathieu Gaborit est simple et efficace. Sans détour il va droit à l’essentiel n’alourdissant pas le récit de descriptions trop longues. Je dirais même que parfois il va un peu vite, quelques éclaircissement, voire des explications supplémentaires n’auraient pas été de refus. Les personnages sont aussi bien campés, loin des clichés de la fantasy. Le personnage principal, Lilas, est une naine que rien n’impressionne, ancienne chef de la garde de la Haute-fée. Elle est décidée et courageuse et mettra tout en œuvre pour protéger sa famille lorsque son fils Saule viendra demander son aide. Les autres personnages sont du même acabit, avec un caractère affirmé et très tranché les uns des autres.
L’univers crée est cohérent, j’ai apprécié le découvrir page après page, m’étonnant à chaque fois de l’imagination sans borne de l’auteur.L’intrigue est bien menée, même si je l’ai trouvé parfois un peu rapide. Le rythme de l’histoire est vraiment différent de ce que l’on trouve dans les autres livres de fantasy qui sont souvent à « rallonge » ou à tiroirs. Ici tout est concis mais rien n’est oublié. L’histoire a un point de départ et une fin.

En bref, une histoire rapide que j’ai beaucoup aimé lire, même si je n’aurais pas été contre quelques descriptions et explications supplémentaires.

Merci aux éditions du Pré aux clercs et à Livraddict pour cette lecture.


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Vermillon Tome 1 – L’empire des Damnés – Laurent Chabin

Éditeur : Éditions Michel Quintin
Nombre de pages : 314
Prix : 12,00€

Résumé : Dans sa contrée sauvage, Garance n’a connu que la misère depuis sa naissance. Elle s’enfuit le jour où tous les Damnés, dont ses parents, sont tués et son village détruit par une horde de guerriers sanguinaires.

Peu de temps après, elle tombe sous l’emprise d’un mystérieux personnage, sur lequel d’horribles histoires circulent. Elle parviendra finalement à se libérer de son tortionnaire. Mais ce dernier veille au grain…

Garance retrouve alors par hasard un compagnon d’autrefois. Mais la joie des retrouvailles ne durera pas. La vie est rude: tortures et trahisons font partie du quotidien. Sans parler de la faim et de la peur… La révolte gronde.

Combattant sans relâche un empereur cruel, Garance et plusieurs autres sont prêts à tout pour redonner au peuple sa dignité. Des pages de l’histoire de leur pays s’écrivent avec leur sang…

Mon avis : Quand je suis tombée sur ce livre, je me suis dit : « Tiens de la fantasy, ça fait un moment que je n’en ai pas lu » et je me suis donc laissée tenter, il faut dire que lorsqu’il s’agit de livres, pas besoin de me pousser beaucoup.

Le livre en main, on est séduit par cette couverture brillante et souple et le forma hybride entre poche et grand format, facilement transportable et qui ne s’abime pas facilement. Sur cette couverture, un autocollant mentionne que le livre est inspiré de la révolution russe. Puis, dès l’ouverture, je me suis retrouvée sur un terrain que je connaissais : un plan du pays des damnés, Vermillon, est dessiné, typique des livres de fantasy, et je n’ai pas arrêté de m’y reporter, j’aime savoir où je lis (et il faut avouer que ma mémoire de poisson rouge n’aide pas).

Les premières pages plante le décors. L’auteur nous décrit le peuple des damnés et les autres ethnies qui peuplent Vermillon, et l’organisation de cette société, je me suis alors demandée où était le rapport avec la révolution russe… Et l’histoire démarre, Garance, jeune fille de 13 ans, a fui son village pour la journée, pour échapper au mariage forcé qui l’attend, et a donc échappé au massacre de celui-ci, elle en est la seule survivante. Elle n’a d’autre choix que de rejoindre une grande ville pour échapper à la famine qui sévit dans les campagnes. Commence alors son périple épique fait rencontres et d’avancées héroïques. C’est en ça que réside le côté fantasy du livre, les aventures de Garances, qui traverse le pays et qui armée de son courage et sa détermination d’enfant avance coûte que coûte malgré les coups durs. Puis, peu à peu le parallèle avec la révolution russe se fait, ce n’est pas flagrant mais il est indéniable que la révolte des damnés face à leur empereur en est inspirée. Mais cela ne gâche en rien le plaisir de la lecture loin de là. Je me suis attachée à Garance comme à n’importe quelle héroïne de roman, et j’ai vibrée avec elle, avec ses amis et tous ses révoltés. L’auteur à réussi à transformer cette révolution en un récit épique rendant à sa source d’inspiration son prestige, donnant au lecteur l’envie de redécouvrir cette période de l’histoire de notre planète rapidement abordée lors de nos cours d’histoire.

Certes l’auteur reprend donc l’histoire de la révolution russe à sa manière, mais ce n’est pas pas pour autant qu’elle en devient édulcorée, je dirais même le contraire, l’auteur ne nous épargne rien des rigueur de la vie à la campagne, des horreurs des déportations, de la rudesse des hommes et de ce qu’ils sont capable de s’infliger les uns les autres. Vous l’aurez compris ce livre est, à mon avis, réservé à un public averti.

Bref, je suis sortie de cette lecture avec plein de questions, l’envie de me plonger dans un livre d’Histoire et surtout, très impatiente de lire la suite !

Merci aux éditions Michel Quintin qui m’ont permise de faire cette découverte.


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Les Haut-conteurs tome 3 – Cœur de lune – O. Peru & Patrick Mc Spare

Éditeur : Scrinéo Jeunesse
Nombre de pages : 317
Prix : 14,90€

Résumé : Ravengen est une terre maudite, tous ses habitants vous le diront. Le seigneur Othon le Loup y a sauvagement tué sa femme, la douce Beatrix, avant de disparaître à son tour, en laissant de nombreux cadavres derrière lui. Quarante années plus tard, l’on murmure encore que le spectre de la Dame de Lune hante ces bois sombres, accompagnée de l’âme perdue de son bourreau. Happés par un tourbillon de folie et de sang, dans la chaleur torride de l’été germanique, les Haut-Conteurs, Roland Coeur de Lion et Mathilde la patiente, rejoints par le truculent Geoffroy Bouche-Goulue, vont tenter de percer les mystères de ce sinistre pays. Qui est cette Bête Dévoreuse, hurlant à la Lune et coupable de tant d’atrocités ? Amours secrètes, vengeances assassines, monstres démoniaques… Sous l’oeil glacé de la pleine Lune, les évènements pourraient bien s’avérer fatals à nos héros…A Coeur de Lune, Coeur de Lion !

Mon avis : Troisième volet des aventure des Roland et le jeune homme des débuts prend de l’ampleur !

Nous avions laissé Roland dans sa famille après sa dernière mésaventure de résolue, pour quelques jours de vacances bien mérités. Nous le retrouvons ici en voyage en France à la poursuite du Haut-conteur qui les a trahi. Les indices les mènent en Allemagne et vers une contrée où se passent d’étranges meurtres qui paraissent perpétrés par une bête sauvage…

Dans ce tome, après le mythe des vampires, c’est celui des loups-garous qui est revisité par nos deux auteurs. Comme à leur habitude le mythe est assaisonné à la sauce moyenâgeuse et on peut dire que la mayonnaise prend ! La mythologie mise en place reprend du loup-garou et de la bête du Gévaudan, cette bête qui a sévi pendant quelques années dans cette région de France. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’au moyen-âge les superstitions ont la vie dure ! Venus quérir des informations sur Rupert, nos amis ne veulent pas laisser les habitants de ce hameau, délaissé par leur seigneur, aux prises avec cette bête féroce qui attaque à la nuit tombée.

Notre troupe composée de Mathilde, Roland, Elena, la jeune apprentie, et le « petit  nouveau » Geoffroy bouche goulue, reste fidèle à elle-même et mène l’enquête envers et contre tout, patiemment et obstinément. Elle croise des personnages hauts en couleur et complexes. Encore une fois, nos amis ne savent à qui réellement faire confiance. Leur meilleure arme : ne compter que sur eux-même.

Notre personnage principal, Roland, grandit. Après avoir été projeté brutalement dans le monde des adultes en voulant devenir Haut-conteur, il a appris des enquêtes extraordinaires qu’il mène. Cette nouvelle aventure, lui apprend à être plus débrouillard, plus autonome et développe son esprit. Mais en plus il découvre les difficultés de l’amour et que les relations amoureuses sont plus que complexes.

Il est difficile de vous parler plus de ce tome sans vous en dévoiler sur l’intrigue et l’évolution intéressante des personnages. Le meilleurs moyen pour vous de savoir : c’est de le lire !

Le petit plus : Toujours ces superbes illustrations qui ponctuent le récit. Et une nouvelle en fin de livre, celle de la gagnante du concours mis en place par la maison d’édition.

Je remercie les éditions Scrinéo Jeunesse et Livraddict pour ce partenariat.


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Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de Dragons – Jasper Fforde

Éditeur : Fleuve Noir / Collection Territoire
Nombre de pages : 295
Prix : 15,90€

Résumé : Depuis que Jennifer Strange, 15 ans, a été choisie pour tuer le dernier dragon, elle est la personnalité la plus célèbre de tout le pays.
Armée de son épée Exhorbitus, elle décide d’aller d’abord discuter avec la créature mythique.
Car les raisons de sa mission sont bien moins nobles qu’elle ne le pensait…

Mon avis : J’ai découvert cet auteur avec « L’affaire Jane Eyre » qu’une amie m’avait prêté. À l’époque déjà j’avais aimé ce style particulier propre à Jasper Fforde, et je l’ai retrouvé avec plaisir dans ce livre destiné aux ados.

L’époque est la notre, mais le monde abordé est différent, la magie y a une part importante depuis toujours. La planète est peuplée de magiciens et d’êtres aussi étranges que variés. Dans cet univers évolue Jennifer, jeune fille de 15 ans, vivant avec des magiciens et leur servant plus ou moins d’agent. Elle mène tant bien que mal l’affaire, écopant au  mieux l’eau de ce bateau qui coule doucement, quand la voilà propulsée dernière tueuse de dragons devant accomplir une tâche loin de lui convenir…

À la lecture des premières pages, j’ai été un peu déstabilisée, on est plongé directement dans l’histoire, les personnages sont introduits sans réelles descriptions et j’ai eu un peu de mal à m’y retrouver. Mais les pages suivantes remédient vite à ce défaut et l’ont est entrainé directement dans le monde de Jennifer. On la suit de près, découvrant ses tâches, son quotidien… et on s’attache de suite à cette ado obligée de gérer une vie d’adulte avant l’âge, la disparition du grand Zambini, directeur de cette maison de magicien, l’obligeant à endosser son poste.

Elle mène la maison d’une main de maître ne s’en laissant pas compter par ces magiciens un peu caractériels, loufoques mais attendrissants. Ces personnages sont une vraie galerie de stéréotypes de tous les magiciens croisés au hasard de nos lectures, de l’érudit, à la taciturne en passant par le tête en l’air et le timide. De quoi créer des situations bien cocasses et régaler le lecteur !

D’ailleurs, puisqu’on en parle, je me suis régalée !! J’ai adoré ce livre qui m’a franchement fait rire plusieurs fois (heureusement que pour une fois, j’ai essentiellement lu dans mon lit et non dans les transports en commun !). Les dialogues sont désopilants et les situations hilarantes, l’auteur jouant de l’absurde avec prouesse. Je me suis laissée entrainer dans ce monde avec délice, me laissant portée dans les situations bizarres le sourire aux lèvres.

Pour vous mettre l’eau à la bouche voici un petit dialogue qui m’a fait rire toute seule dans mon lit :
« Kévin a pris la main de Grizz et l’a regardé dans les yeux.
– Ne monte pas dans une voiture bleue le jeudi.
-Quel jeudi ?
-N’importe quel jeudi ?
-Quelle sorte de voiture ?
-Bleue. Le jeudi.
-D’accord, a dit le garçon. »

Oui, je sais ça n’a pas l’air comme ça, mais il résume toute l’absurdité du livre, celle chère à l’auteur. Sans parler des prénoms et des noms propres abracadabrants !

Bref, vous l’aurez compris, ce livre m’a enchantée ! Un vrai OVNI dans la littérature young adult que je conseille à tout le monde, même et surtout aux adultes !

Merci aux éditions Fleuve noir de m’avoir permis cette découverte.


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Les ailes d’Alexanne tome 1 – 4 : 44 – Anne Robillard

Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 358
Prix : 15,00€

Résumé : Après la mort de ses parents, Alexanne Kalinovsky, quinze ans, est confiée à sa tante Tatiana dont elle ignorait jusqu’alors l’existence. Rapidement, l’adolescente constate que cette vieille dame n’est pas une personne ordinaire… Elle vit seule dans un immense manoir aux multiples chambres parfumées à l’encens, garnies de chandelles et d’anges.
Découvrant peu à peu l’histoire de ses origines et ses dons particuliers, Alexanne lève le voile sur l’héritage étrange dont sa famille l’avait tenue éloignée. Mais des événements inattendus viendront compromettre sa quête spirituelle. Car les bonnes fées ne sont pas toujours celles qu’on croit…
La nouvelle trilogie d’Anne Robillard sur le pouvoir guérisseur de la magie.

Mon avis : Avec ce livre je change mes habitudes, j’aime la fantasy mais je lis rarement celle adressée aux ados, mais j’ai été attirée par cette couverture douce avec des petites fées qui s’y promènent. Puis je voulais découvrir Anne Robillard, puisque je louche sur les chevaliers d’émeraude depuis plusieurs mois.

Pour ce livre, après quelques pages, j’ai laissé ma partie adulte de côté et je me suis plongée dedans. Je crois que sans ça il m’aurait été impossible de l’apprécier. Le style d’écriture est simple, l’héroïne plus jeune que celles des livres que j’ai l’habitude de lire et avait donc tendance à m’agacer avec ses réactions immatures. Mais une fois que je suis entrée dans la peau d’une ado de 15 ans le livre est devenu plus agréable.

Suite au décès des ses parents Alexanne part vivre chez sa tante au fin fond de la campagne du Canada, tante qu’elle ne connait pas. Après des débuts difficiles Tatiana amadoue sa nièce et lui dévoile son héritage familial. Tout d’abord réfractaire, du fait de son éducation très cartésienne, Alexanne découvre ces dons et le monde sous un autre angle.

Cette lecture est très fraîche, simple, pleine de bons sentiments, parfois trop, mais j’ai adoré le monde développé par l’auteure dans ce livre. J’ai toujours été charmée par les fées et leur univers et avec ce livre j’ai été servie ! Même si on ne les voit pas assez à mon goût;) Il est difficile de vous en dire plus sans vous dévoiler qui sont Alexanne et sa famille mais je peux vous dire que ce premier tome pose les bases d’une intrigue plus compliquée et que j’ai hâte de voir où l’auteure va nous mener dans les histoires à venir.

Certains ont reproché à Anne Robillard de trop accès ce livre sur la « religion » alors que je le perçois plus comme un monde différent où les anges et les fées sont des êtres à part entière, ou presque pour ceux qui savent les voir. Je n’ai perçu aucun début de « religion » ou de chose s’y approchant. J’ai lu ce livre pour ce qu’il est : une jolie histoire pour ados, qui pour une fois parle de bon sentiments, de choses féériques… qui permet aux ados de s’évader de notre monde qui n’est pas toujours une partie de plaisir.

Je remercie les éditions Michel Lafon pour cette découverte.



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