Sianim T1 – Masques de Patricia Briggs

Éditeur : Milady
Nombre de pages : 384
Prix : 7,00€

Résumé : Aralorn a choisi une vie d’aventures en devenant mercenaire. Mais sa dernière mission s’avère plus périlleuse qu’elle l’avait imaginée… Elle doit recueillir des renseignements sur un sorcier dont le pouvoir et la popularité ne cessent de croître. Aidée de son énigmatique compagnon, Loup, elle rejoint la rébellion.

Mon avis : Mais dans une lutte contre un adversaire armé du pouvoir de l’illusion, comment savoir quel est le véritable ennemi et comment anticiper sa prochaine attaque ?

J’ai découvert cette auteure avec la série des Mercy Thompson, il y a maintenant 2 ans et demi. J’ai adhérer de suite au monde qu’elle avait créé en urban fantasy et étais curieuse de lire un de ses livres de fantasy et encore plus impatiente quand ce livre en question n’est autre que le tout premier qu’elle a écrit.

J’ai eu peur en découvrant que l’introduction de la main de l’auteure. Celle-ci prévient le lecteur que ce premier roman publié n’est pas parfait, limite « nul » à ces yeux. J’ai ne me suis alors plus sentie motivée pour le lire… J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le livres, mais passé la première centaine de pages je le suis laissée happée par l’histoire. Non, ce livre n’est pas «nul » loin de là, pour un premier livre, je le trouve très bon !

Patricia Briggs aborde ici alors ce qui sera son sujet de prédilection : la métamorphose des hommes en animaux, thème que l’on retrouve dans la série Mercy Thompson. Le personnage principal de l’histoire, Aralorn, est un changeforme. Elle peut prendre toutes les apparences qu’elle souhaite ou presque, petit tour de passe-passe bien utile quand on est un espion. Lors d’une de ses missions elle se rend compte que le grand mage n’est pas l’être bon pas excellence qu’il prétend être, mais qu’il a réussi à embrouiller l’esprit de quasiment tous les habitants du royaume. Ne sachant à qui se fier au sein de sa hiérarchie, elle décide de rentrer dans la rébellion et de tenter ses propres actions contre « l’usurpateur ». Elle intègre alors une petite troupe de rebelles possédant assez de magie pour être imperméable aux pouvoirs du mage. Parmi eux, son ami Loup, plus homme que loup autour duquel flotte un épais mystère.

Voilà la base de notre histoire. Patricia Briggs réussi encore à rendre son personnage attachant, ces personnages secondaires ont du relief, et j’ai trouvé que le manque de descriptions qu’elle déplore dans l’introduction, rendait la lecture plus facile, plus rapide, faisant la part belle à l’action et l’intrigue. Certains noteront peut être les erreurs dû à un premier roman, mais celle-ci ne m’ont pas dérangées. Je ne dois pas avoir l’œil assez critique lorsque je lis une histoire qui me plaît. Vous l’aurez donc compris j’ai aimé cette histoire baignant dans la magie et dont la et dont la simplicité du personnage principal a réussi à me toucher. Bien évidement je recommande cette lecture !

Je remercie la librairie Dialogue de m’avoir permise de faire cette jolie découverte.


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Les Haut-Conteurs T2 : Le roi vampire – Patrick Mc Spare & Olivier Peru

Éditeur : Scrinéo jeunesse
Nombre de pages : 339
Prix : 14,90€

Résumé : Paris, hiver 1190. Débarqués au cœur de la plus grande ville du Monde connu, le jeune Roland, Mathilde, Ruppert et Salim poursuivent un double but : retrouver William le Ténébreux, l’ami disparu, et découvrir les secrets de Vlad, le maître vampire. Ce démon est-il réellement mort dans les forêts anglaises, ou attend-il son heure pour frapper encore ? Pire encore, un traître se cache-t-il parmi les quatre aventuriers, comme tout semble l’indiquer ? Happés par le tumulte populaire de la Fête des Fous, Roland et ses compagnons vont croiser nombre d’individus pittoresques. Cérémonies noires, complot royal, créatures infernales, prophéties du Livre des Peurs, tous les ingrédients d’un mélange fatal sont réunis pour sceller le sort de nos héros. Pourtant, ils sont des Haut-Conteurs et ne reculeront pas, jusqu’à vaincre ou périr. Roland  » Cœur de Lion  » en tête. Le Mal rôde, la mort avance masquée. C’est la fête des ombres, c’est la fête des fous !

Mon avis: J’ai enchainé le tome 2 à la suite du 1, ce n’est pas toujours possible lorsque l’on commence une nouvelle série fantasy, dû au temps d’attente entre la parution de chaque tome, mais j’en ai eu l’opportunité et suis donc restée plus longtemps dans l’univers créé par les deux auteurs. (De plus, je préfère prévenir pour ceux qui n’ont pas lu le tome 1 ou qui veulent lire le tome 2, cet avis peut dévoiler certaines choses, même si j’essaye de faire très attention.)

Je retrouve donc mes personnages à Londres quelques mois après les événements du tome 1. Leur ennemi leur ayant échappé de justesse à la fin du premier tome, ils décident de partir à Paris où celui-ci possède une cache. Là-bas, toujours à la recherche des pages du livre des peurs, ils doivent aussi faire face à un complot visant à détrôner Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre, et Philippe Auguste, roi de France, au profit de Jean sans terre, mené par Vlad et l’ennemi juré des Haut-Conteurs, Lothar Mots-dorés chef des Noirs parleurs, sans oublier qu’un traitre se cache peut-être parmi eux…

Tout ça vous paraît bien compliqué ? Vrai que cela pourrait l’être, mais Patrick et Olivier arrivent à mener ça d’une main de maître ! Oui, le lecteur est baladé de complots en retournements de situation mais jamais il n’est perdu dans le flots d’informations, tout est expliqué clairement et simplement, le tout étant facilité par le style fluide et simple d’écriture des auteurs.

Ce livre confirme son genre, indéniablement nous sommes en présence de fantasy, mais ce que je préfère dans ce livre, c’est que l’action est plantée dans un contexte historique réel, et non dans un pays lointain, merveilleux et fantastique. Le décor de l’intrigue est la France de l’année 1190 et la fête des fous se déroulant du 26 décembre au 6 janvier, transformant la ville en formidable carnaval et grande foire aux délires en tout genre. Cette fête a réellement existé, tout l’environnement des protagonistes est celui de la France de cette époque correctement retranscrit, et très documenté. Ce livre m’a permis d’en apprendre plus sur l’intra-histoire de cette époque et l’histoire tout court (mes cours étant très loin).

Ensuite les personnages gagnent en profondeur. Le jeune Roland apprend la vie, se forgeant son caractère sous nos yeux ; Mathilde devient de plus en plus difficile à cerner, le doute plane parfois sur elle, mais elle nous reste toujours sympathique. Un nouveau personnage s’ajoute à nos compagnons, Salim, un muet qui même s’il ne parle donc pas, arrive à se faire comprendre et dont le caractère tranquille tempère un peu les tempérament fougueux de Roland et Mathilde. Ruppert, quant à lui est très déstabilisant et très difficile à cerner derrière son énorme savoir.

Bref, encore une fois j’ai été enthousiasmé par ce livre et je pense me procurer le troisième tome qui doit sortir début mai.

Merci au forum Accros et Mordus de lecture et aux éditions Scrinéo pour ce partenariat.

Les Hauts Conteurs Tome 1 – La voix des rois – Olivier Peru & Patrick McSpare

Éditeur : Scrinéo jeunesse
Nombre de pages : 305
Prix : 14,90€

Résumé : Au XIIe siècle, les Haut-Conteurs, prestigieux aventuriers et troubadours portant la cape pourpre, parcourent les royaumes d’Europe en quête de mystères à éclaircir, d’histoires à collecter et à raconter. Leur quotidien se nourrit de la vérité cachée derrière la rumeur, les superstitions et les légendes. Ceux qui ont la chance de les entendre s’en souviennent toute leur vie. Les Conteurs possèdent la voix des rois, une voix dont ils usent comme d’un instrument magique. Mais ces éblouissants vagabonds ne chassent pas que des frissons. Dans le secret, ils recherchent les pages disparues d’un livre obscur, un ouvrage vieux comme le monde que certains croient écrit par le diable en personne. Et ce livre, Roland un fils d’aubergiste que rien ne destine à l’aventure, pourrait bien en percer l’énigme. Car à treize ans, il devient le plus jeune garçon à poser la cape pourpre sur ses épaules et il semble tout désigné pour devenir le héros d’une grande histoire, une histoire de Haut-Conteur…

Mon avis : J’aime lire de la fantasy de temps en temps, et quand l’occasion de lire les Haut Conteurs s’est présenté, je n’ai pas hésité une seconde. Ce livre est plus précisément de la fantasy pour ado, mais cela n’a en rien gâcher mon plaisir de lecture.

À la réception du livre, j’ai trouvé celui-ci très beau. La qualité du papier, la couverture, très belle, est « resto-verso », de plus ce livre est agrémenté d’illustrations se rapportant à l’histoire, appuyant ainsi l’ambiance du livre.

Roland est un jeune garçon de 13 ans, fils d’aubergiste, qui rêve d’aventures en débarrassant les tables de l’auberge familiale. Alors lorsqu’un homme pourpre de l’ordre des Haut Conteurs séjourne dans l’auberge, son imagination se met en branle. Et quand Corwyn, le Haut Conteur disparaît, c’est bille en tête que le jeune homme part à sa recherche en plein nuit. Il le ramène au petit matin, mort et chargé d’une mission, devenu Haut Conteurs lui-même. Le voilà embringuer dans une aventure comme il l’a si souvent rêvé. Seulement, tout le monde le sait, il y a un monde entre les rêves et la réalité. Accompagné de Mathilde, elle aussi Haut Conteur, le voilà qui arpente la forêt pour découvrir les assassins de Corwyn, pourchassé par des goules et des êtres plus effrayants encore.

Le point fort de ce livre, c’est qu’il ne met pas longtemps à démarrer. Après la présentation du personnage principal et de son entourage proche, nous sommes vite entrainé dans l’intrigue. L’action n’est pas toujours très vive, mais nous ne nous ennuyons pas un seul instant, les dernières pages restant celles qui enchainent les événements et il devient alors difficile de reposer le livre.

J’ai aussi bien accroché à l’intrigue, le mythe revisité ici, celui du vampire, est vraiment original. Les auteurs ont réussi à remodeler ce mythe centenaire et à en faire une histoire qui tient la route, sans pour autant être aussi gore que ce que l’on peut lire en ce moment dans la fantasy ou l’uban fantasy (n’oublions pas que ce livre est adressé aux ados, voire aux pré-ados).

Le style d’écriture est fluide, sans mots compliqués, et lorsque le vocabulaire devient précis et technique, il est expliqué en note en bas de page, et sans être ado, j’ai appris pas mal de chose ;). On sent le travail des auteurs derrière ce livre, tant au niveau de l’Histoire que de l’architecture médiévale. Bref c’est un livre plaisant et complet. J’enchaine d’ailleurs immédiatement avec la suite.

Les bannis et les proscrits T3 : La guerre de la sor’cière – James Clemens

Éditeur : Milady
Nombre de pages : 795
Prix : 8€

Résumé : La magie sanglante est un pouvoir ravageur. La jeune Elena le tient entre ses mains… et bien plus encore.
Car tout dépend du Journal Sanglant, un puissant talisman forgé cinq siècles auparavant. Seuls les secrets contenus dans ses pages permettront à Elena de vaincre le maléfique Seigneur Noir. Malheureusement, le Journal Sanglant est caché à Val’loa, la cité légendaire sur laquelle règne Shorkan, le bras droit du Seigneur Noir.
Pour s’en emparer, Elena aura bien besoin de ses compagnons, dont le guerrier manchot Er’ril, le seul homme capable de déverrouiller les protections magiques, ou encore de son dragon Ragnar’k…

Mon avis : Que dire sans vous en dévoiler trop sur l’avancée de l’histoire ? Elana grandit, comprend de mieux en mieux ce qui lui est demandé et est déterminée à aller jusqu’au bout de la mission qui lui est impartie. Les personnages s’affinent de plus en plus et, à l’intrigue principale de sauver le monde, se mêlent des histoires sentimentales qui rendent tout bonnement le livre captivant.

Les bannis et les proscrits T2 : Les foudres de la sorc’ière – James Clemens

Éditeur : Milady
Nombre de pages : 633
Prix : 8€

Résumé : Elena porte désormais la marque de la sor’cière dans la paume de sa main. Cette tache écarlate est la preuve d’un don fabuleux à la puissance inimaginable : un pouvoir sauvage, séduisant, difficile à contrôler. Seule celle qui maîtrise la magie sanglante peut s’opposer aux créatures et au mal du Seigneur Noir.
Pourtant Elena n’est pas encore maîtresse de son pouvoir. Protégée par un guerrier sans âge et une bande de renégats, elle part en quête d’une cité perdue où, selon la prophétie, un ouvrage mystique détient la clé de la défaite du Seigneur Noir. Mais si celui-ci la trouve en premier, Elena deviendra son arme la plus terrible…

Mon avis : J’ai retrouvé avec plaisir les personnages de cette saga. Elena prend en maturité, et même si elle ne comprend pas toujours les enjeux de l’aventure dans laquelle elle est lancée, elle fait de son mieux pour remplir les « fonctions » qui lui reviennent sans qu’elle l’ait demandé. De nouveaux personnages apparaissent, et leur utilité dans l’histoire se précise peu à peu.