Tome 1 Chasseuse de vampires – Le sang des anges – Nalini Singh

Éditeur : J’ai lu – Collection Darklight
Nombre de pages : 478
Prix : 8,90€

Résumé :  » Je suis Elena Deveraux et j’ai beau être la meilleure chasseuse de vampires du moment, je ne suis pas sûre d’être à la hauteur de mon prochain job. Mon employeur étant le terrifiant Raphaël, Archange à la beauté redoutable, je n’ai aucun droit à l’erreur… même si c’est mission impossible. Cette fois, ce n’est pas un simple vampire rebelle que j’ai à chasser. C’est un Archange déchu. Quand les Archanges jouent, les mortels cassent « .

Mon avis : Dans la multitude des livres sur les vampires chassés par des héroïnes hors du commun, ce livre est un peu un ovni à mes yeux. Très loin des stéréotypes déjà en place dans ce genre de l’urban fantasy, l’auteur développe ici une vision des vampires totalement différente.

Elena est une chasseuse-née de vampires. Son boulot consiste à les rattraper et les rendre à leur maitre, les anges. Vous avez bien lu, ici les vampires sont créés et dirigés par les Anges et les Archanges, mais le mystère de cette création plane tout le long du livre. Elena est appelée par l’Archange de New-York (Raphaël) pour une chasse particulière, un Archange aurait viré tueur en série et de sa capture dépend l’avenir de l’humanité. Voilà l’intrigue plantée en quelques mots.

La particularité de ce livre, avec laquelle j’ai eu du mal dans les cinquante premières pages, c’est ce côté « despote » des anges. Les anges, tout comme les vampires, font ici partie intégrante de notre monde, ils évoluent aux yeux de tous, même s’ils sont loin de faire parti du commun des mortels. Ils sont ici les « dirigeants » du monde. En effet, 10 Archanges se divisent le monde et règnent sur leur territoires en monarques intransigeants. Les anges, et plus précisément les Archanges, sont ici craint et vénérés en même temps, car pour pouvoir régner, il leur faut parfois faire preuve de fermeté et les exemples qu’ils font sont parfois très cruels. Bref, ces anges sont à mille lieux de l’image que je m’en fait depuis plusieurs années et il m’a été très difficile d’accepter ce monde en début de lecture. Mais le style de l’auteur est tellement fluide et ses explications détaillées et cohérentes que cela m’a permise de vite passer au dessus de tout ça pour vite adhérer à ce monde.

J’ai beaucoup aimé l’héroïne, Elena, qui au final est assez similaire avec toutes celles que l’on croise dans ce genre de livre, mais que le passé à peine évoqué rend humaine et attachante. Son histoire avec Raphaël évolue logiquement à mes yeux. Certes une attirance est présente dès le début, mais pas de grandes déclarations dès les premières rencontres. Elena reste consciente de ce qu’est Raphaël et des dangers qu’elle encoure à le fréquenter.

La fin de ce tome est assez inattendue, l’histoire prend un tournant que je n’ai pas soupçonné un seul instant avant les trente dernières pages et j’ai adore ce revirement. De même, l’auteur amorce habillement le thème du deuxième tome que j’ai hâte de lire !



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Les Haut-Conteurs T2 : Le roi vampire – Patrick Mc Spare & Olivier Peru

Éditeur : Scrinéo jeunesse
Nombre de pages : 339
Prix : 14,90€

Résumé : Paris, hiver 1190. Débarqués au cœur de la plus grande ville du Monde connu, le jeune Roland, Mathilde, Ruppert et Salim poursuivent un double but : retrouver William le Ténébreux, l’ami disparu, et découvrir les secrets de Vlad, le maître vampire. Ce démon est-il réellement mort dans les forêts anglaises, ou attend-il son heure pour frapper encore ? Pire encore, un traître se cache-t-il parmi les quatre aventuriers, comme tout semble l’indiquer ? Happés par le tumulte populaire de la Fête des Fous, Roland et ses compagnons vont croiser nombre d’individus pittoresques. Cérémonies noires, complot royal, créatures infernales, prophéties du Livre des Peurs, tous les ingrédients d’un mélange fatal sont réunis pour sceller le sort de nos héros. Pourtant, ils sont des Haut-Conteurs et ne reculeront pas, jusqu’à vaincre ou périr. Roland  » Cœur de Lion  » en tête. Le Mal rôde, la mort avance masquée. C’est la fête des ombres, c’est la fête des fous !

Mon avis: J’ai enchainé le tome 2 à la suite du 1, ce n’est pas toujours possible lorsque l’on commence une nouvelle série fantasy, dû au temps d’attente entre la parution de chaque tome, mais j’en ai eu l’opportunité et suis donc restée plus longtemps dans l’univers créé par les deux auteurs. (De plus, je préfère prévenir pour ceux qui n’ont pas lu le tome 1 ou qui veulent lire le tome 2, cet avis peut dévoiler certaines choses, même si j’essaye de faire très attention.)

Je retrouve donc mes personnages à Londres quelques mois après les événements du tome 1. Leur ennemi leur ayant échappé de justesse à la fin du premier tome, ils décident de partir à Paris où celui-ci possède une cache. Là-bas, toujours à la recherche des pages du livre des peurs, ils doivent aussi faire face à un complot visant à détrôner Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre, et Philippe Auguste, roi de France, au profit de Jean sans terre, mené par Vlad et l’ennemi juré des Haut-Conteurs, Lothar Mots-dorés chef des Noirs parleurs, sans oublier qu’un traitre se cache peut-être parmi eux…

Tout ça vous paraît bien compliqué ? Vrai que cela pourrait l’être, mais Patrick et Olivier arrivent à mener ça d’une main de maître ! Oui, le lecteur est baladé de complots en retournements de situation mais jamais il n’est perdu dans le flots d’informations, tout est expliqué clairement et simplement, le tout étant facilité par le style fluide et simple d’écriture des auteurs.

Ce livre confirme son genre, indéniablement nous sommes en présence de fantasy, mais ce que je préfère dans ce livre, c’est que l’action est plantée dans un contexte historique réel, et non dans un pays lointain, merveilleux et fantastique. Le décor de l’intrigue est la France de l’année 1190 et la fête des fous se déroulant du 26 décembre au 6 janvier, transformant la ville en formidable carnaval et grande foire aux délires en tout genre. Cette fête a réellement existé, tout l’environnement des protagonistes est celui de la France de cette époque correctement retranscrit, et très documenté. Ce livre m’a permis d’en apprendre plus sur l’intra-histoire de cette époque et l’histoire tout court (mes cours étant très loin).

Ensuite les personnages gagnent en profondeur. Le jeune Roland apprend la vie, se forgeant son caractère sous nos yeux ; Mathilde devient de plus en plus difficile à cerner, le doute plane parfois sur elle, mais elle nous reste toujours sympathique. Un nouveau personnage s’ajoute à nos compagnons, Salim, un muet qui même s’il ne parle donc pas, arrive à se faire comprendre et dont le caractère tranquille tempère un peu les tempérament fougueux de Roland et Mathilde. Ruppert, quant à lui est très déstabilisant et très difficile à cerner derrière son énorme savoir.

Bref, encore une fois j’ai été enthousiasmé par ce livre et je pense me procurer le troisième tome qui doit sortir début mai.

Merci au forum Accros et Mordus de lecture et aux éditions Scrinéo pour ce partenariat.

Les Hauts Conteurs Tome 1 – La voix des rois – Olivier Peru & Patrick McSpare

Éditeur : Scrinéo jeunesse
Nombre de pages : 305
Prix : 14,90€

Résumé : Au XIIe siècle, les Haut-Conteurs, prestigieux aventuriers et troubadours portant la cape pourpre, parcourent les royaumes d’Europe en quête de mystères à éclaircir, d’histoires à collecter et à raconter. Leur quotidien se nourrit de la vérité cachée derrière la rumeur, les superstitions et les légendes. Ceux qui ont la chance de les entendre s’en souviennent toute leur vie. Les Conteurs possèdent la voix des rois, une voix dont ils usent comme d’un instrument magique. Mais ces éblouissants vagabonds ne chassent pas que des frissons. Dans le secret, ils recherchent les pages disparues d’un livre obscur, un ouvrage vieux comme le monde que certains croient écrit par le diable en personne. Et ce livre, Roland un fils d’aubergiste que rien ne destine à l’aventure, pourrait bien en percer l’énigme. Car à treize ans, il devient le plus jeune garçon à poser la cape pourpre sur ses épaules et il semble tout désigné pour devenir le héros d’une grande histoire, une histoire de Haut-Conteur…

Mon avis : J’aime lire de la fantasy de temps en temps, et quand l’occasion de lire les Haut Conteurs s’est présenté, je n’ai pas hésité une seconde. Ce livre est plus précisément de la fantasy pour ado, mais cela n’a en rien gâcher mon plaisir de lecture.

À la réception du livre, j’ai trouvé celui-ci très beau. La qualité du papier, la couverture, très belle, est « resto-verso », de plus ce livre est agrémenté d’illustrations se rapportant à l’histoire, appuyant ainsi l’ambiance du livre.

Roland est un jeune garçon de 13 ans, fils d’aubergiste, qui rêve d’aventures en débarrassant les tables de l’auberge familiale. Alors lorsqu’un homme pourpre de l’ordre des Haut Conteurs séjourne dans l’auberge, son imagination se met en branle. Et quand Corwyn, le Haut Conteur disparaît, c’est bille en tête que le jeune homme part à sa recherche en plein nuit. Il le ramène au petit matin, mort et chargé d’une mission, devenu Haut Conteurs lui-même. Le voilà embringuer dans une aventure comme il l’a si souvent rêvé. Seulement, tout le monde le sait, il y a un monde entre les rêves et la réalité. Accompagné de Mathilde, elle aussi Haut Conteur, le voilà qui arpente la forêt pour découvrir les assassins de Corwyn, pourchassé par des goules et des êtres plus effrayants encore.

Le point fort de ce livre, c’est qu’il ne met pas longtemps à démarrer. Après la présentation du personnage principal et de son entourage proche, nous sommes vite entrainé dans l’intrigue. L’action n’est pas toujours très vive, mais nous ne nous ennuyons pas un seul instant, les dernières pages restant celles qui enchainent les événements et il devient alors difficile de reposer le livre.

J’ai aussi bien accroché à l’intrigue, le mythe revisité ici, celui du vampire, est vraiment original. Les auteurs ont réussi à remodeler ce mythe centenaire et à en faire une histoire qui tient la route, sans pour autant être aussi gore que ce que l’on peut lire en ce moment dans la fantasy ou l’uban fantasy (n’oublions pas que ce livre est adressé aux ados, voire aux pré-ados).

Le style d’écriture est fluide, sans mots compliqués, et lorsque le vocabulaire devient précis et technique, il est expliqué en note en bas de page, et sans être ado, j’ai appris pas mal de chose ;). On sent le travail des auteurs derrière ce livre, tant au niveau de l’Histoire que de l’architecture médiévale. Bref c’est un livre plaisant et complet. J’enchaine d’ailleurs immédiatement avec la suite.

T1 Jane Yellowrock, tueuse de vampires – Faith Hunteur

Éditeur : Éclipse
Nombre de pages : 413
Prix : 18€

Résumé : L’année dernière, Jane a frôlé la mort en anéantissant une famille de vampires sanguinaires qui semaient la terreur parmi la population. Après des mois de convalescence, la voilà de retour, prête à se battre à nouveau. Sauf que, cette fois, elle a été engagée par ceux qu’elle a l’habitude de tuer: des vampires.

Jane Yellowrock est la dernière de son espèce : une porteuse de peau de descendance cherokee capable de prendre l’apparence de n’importe quel animal et qui traque les morts-vivants pour gagner sa vie. Elle est recrutée par Katherine Fonteneau, l’une des vampires les plus âgées de toute la Nouvelle-Orléans, mère maquerelle du Katie’s Ladies, pour chasser un vampire paria qui s’attaque à ses semblables.

Entre la maison close, pleine de véritables belles de nuit, et un motard Cajun sexy qui arbore une panthère tatouée sur l’épaule et qui réveille ses sens, Jane doit rester concentrée pour remplir sa mission… sinon la prochaine peau qu’elle devra sauver pourrait bien être la sienne. Bienvenue à la Nouvelle-Orléans !

Mon avis Ce qui m’a plu en premier dans ce livre, c’est la couverture. Ça faisait longtemps que je n’en avais pas vu une aussi belle. Peut-être l’effet « photo » ? En tout cas j’ai adoré et j’ai trouvé que la demoiselle sur la couverture concordait très bien pour le personnage de Jane (parce que ce n’est pas toujours le cas) même si ce n’est pas le cas de la moto.

Ensuite j’ai attaqué la lecture et dès les premières pages j’ai aimé le style de Jane. Sa façon de sourire en coin en retenant sa réplique mordante. Elle est posée même si elle ne se laisse pas faire pour autant. Jane a ses idées, son caractères, ses défauts et assume très bien le tout. Enfin, plus ou moins bien. Disons qu’elle sait qu’elle ne peut pas changer ce qu’elle est et qu’elle fait au mieux pour s’en accommoder.

Jane est un être particulier. Appelée « Porteuse de peau » elle peut se transformer en n’importe quel animal dont elle arrive à récupérer un « bout » : une dent, un os… Et elle a son animal de prédilection, un puma, dont l’esprit cohabite avec le sien et appelé Bête. Le livre étant écrit à la première personne, nous faisons connaissance simultanément avec Jane et Bête. J’ai beaucoup aimé l’alternance entre les deux « personnage », l’opposition de pensée entre l’homme et l’animal qui au fil du temps sont devenus complémentaire.

L’intrigue est aussi très bien menée. Engagée par un vampire pour en tuer un autre, même s’il est pariât, Jane plonge dans leur monde, elle qui d’ordinaire les tue. Elle apprend leur mode de fonctionnement et leur politique complexe et s’adapte. Contrairement à ce qu’elle aurait elle-même cru. Elle mène l’enquête et nous mène par le bout du nez, jusqu’à la découverte du « coupable » que je n’attendais vraiment pas.

De plus, j’ai beaucoup aimé l’ambiance de la ville retranscrite par l’auteure. J’ai découvert un peu de la Nouvelle-Orléans.

J’ai beaucoup aimé ce livre, qui m’a fait renouer avec les Anita Blake du début. J’aime beaucoup Jane et je pense que je vais faire un petit bout de route avec elle…