Le sang du rock tome 1 – Wicked games – Jeri Smith-Ready

Éditeur : Milady
Nombre de pages : 466
Date de sortie : 17 février 2012
Prix : 8,70€ 

Résumé : Arnaqueuse depuis le biberon, Ciara Griffin a décidé de mettre ses talents commerciaux au service d’une radio dont les émissions nocturnes diffusent de vraies pépites. Le secret des DJ : ce sont des vampires, à tout jamais retenus dans l’époque à laquelle ils ont été convertis.
Quand un géant des médias tente de racheter WMMP Radio pour en faire un robinet à tubes, c’est la santé mentale des DJ vampires qui est menacée : sans la musique qui les lie à leur époque, ils risquent de faner. Ciara a alors une idée de génie : révéler l’identité des stars de la radio qu’elle a rebaptisée « WVMP : le sang du rock ! »

Mon avis : Milady a décidé cette année de nous ressortir des séries pure bit-lit, parce que perso, je n’adhère pas trop à la romance paranormale, mon cœur guimauve barricadé derrière son armure en a la nausée. Après La fille du soleil noir (dont vous trouverez mon avis ) paraît ce mois le premier tome du Sang du rock que j’attendais de pied ferme.

Ciara est une étudiante à rallonge, entendez par là qu’elle met du temps à finir son cursus, essentiellement parce qu’elle doit travailler à côté pour les financer. C’est pour cela qu’elle se retrouve à postuler dans une radio pour le poste d’assistante marketing. Rien de bien banal en soit. Sauf que Ciara traine un passé d’arnaqueuse de haut niveau, et que la radio abrite de drôles de DJ. En effet ceux-ci sont des vampires. Là où tout se complique c’est quand Ciara décide de dévoiler leur secret pour sauver la station du rachat par une station concurrente.

J’ai de suite été séduite par la couverture en rouge et noir, des couleurs que je trouve dynamiques et en total adéquation avec le thème du livre. J’ai aussi accroché au personnage qui y figure qui pour moi (après lecture) représente parfaitement Ciara, autant dans l’attitude que dans les vêtements. Malgré le débat entamé avec Tima, qui trouve la fille trop garçon manqué, j’aime beaucoup cette couverture. Donc même sans avoir décortiqué les parutions susceptibles de me plaire, ce livre aurait surement fini dans ma (gigantesque) PAL !

Et j’ai bien fait de céder à la tentation, j’ai beaucoup aimé ce livre ! Oh ! Il ne révolutionne pas le genre, on retrouve les mêmes ingrédients que dans les autres ouvrages dit « bit-lit » : une héroïne forte, un peu rebelle sur les bords avec un courage qui frise parfois l’inconscience, des vampires beaux comme des dieux, dont un plus attirant que les autres et un chouilla artiste maudit, et bien sûr une intrigue policière comme je les affectionne. Voilà ce qui pourrait résumer sommairement le livre.
Ciara est un personnage très attachant, j’ai pu de suite m’attacher à elle. Derrière une assurance et un côté grande gueule, on sent chez elle de profondes failles qui ne nous sont dévoilées qu’au compte goutte, faisant d’elle un personnage très réel, très crédible. Les vampires qui l’entourent sont aussi très proches de ceux que j’ai eu l’habitude de côtoyer dans ce genre de livres : ils ont une partie obscure, sont parfois violents réagissant à leurs instincts et surtout craignent la lumière du jour (même si celui-ci ne les plonge pas dans un profond sommeil) ! Sans oublier le personnage masculin principal, Shane, qui est une âme torturée comme je les aime. Là où l’on trouve une légère différence, c’est que les vampires n’évoluent pas avec le temps, ils restent bloqués dans l’époque où ils sont mort, ayant énormément de mal à s’adapter aux changements, surtout ceux ayant rapport avec la technologie. Mais c’est aussi ça qui en fait des DJ exceptionnels, ils connaissent la musique de leur époque sur le bout des doigts.
Ajoutez à ça la menace de rachat qui plane sur la station et vous avez l’intrigue du roman toute trouvée : sauvons la radio et les vampires qui en dépendent ! Bon évidement, il n’y a pas que ça, on sent qu’il se passe quelque chose entre Ciara et Shane, une histoire naissance, tout en ayant conscience des freins à celle-ci. Ainsi que l’auteur qui nous réserve quelques surprises que je n’avais absolument pas vu venir et qui tiennent en haleine jusqu’à la fin du livre.

Le style de l’auteur est très fluide, j’ai adoré le ton du livre et l’humour de Ciara, cette petite n’est pas née de la dernière pluie et ne s’en laisse pas compter ! Les chapitres s’avalent facilement et la lecture est un vrai plaisir. Je vous conseille d’ailleurs de lire avec un PC pas loin, en effet, chaque chapitre a comme titre celui d’une chanson qui colle parfaitement au sujet de celui-ci. J’ai ainsi découvert quelques titres/interprète et pris plaisir à en réécouter d’autres.

Vous aurez donc compris que j’ai beaucoup aimé ce livre et que je me plongerais dans la suite avec grand plaisir ! Je remercie Livraddict et les éditions Milady pour cette lecture.

Le petit plus : la sortie du tome deux est prévu pour 22 juin 2012. Une playliste est aussi disponible sur le net , à écouter en lisant le livre sur http://www.WVMPradio.com et plein d’anecdotes sont disponibles en VO sur le site de l’auteure, http://www.jerismithready.com

Auteur nord américain vivant


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Tome 1 Chasseuse de vampires – Le sang des anges – Nalini Singh

Éditeur : J’ai lu – Collection Darklight
Nombre de pages : 478
Prix : 8,90€

Résumé :  » Je suis Elena Deveraux et j’ai beau être la meilleure chasseuse de vampires du moment, je ne suis pas sûre d’être à la hauteur de mon prochain job. Mon employeur étant le terrifiant Raphaël, Archange à la beauté redoutable, je n’ai aucun droit à l’erreur… même si c’est mission impossible. Cette fois, ce n’est pas un simple vampire rebelle que j’ai à chasser. C’est un Archange déchu. Quand les Archanges jouent, les mortels cassent « .

Mon avis : Dans la multitude des livres sur les vampires chassés par des héroïnes hors du commun, ce livre est un peu un ovni à mes yeux. Très loin des stéréotypes déjà en place dans ce genre de l’urban fantasy, l’auteur développe ici une vision des vampires totalement différente.

Elena est une chasseuse-née de vampires. Son boulot consiste à les rattraper et les rendre à leur maitre, les anges. Vous avez bien lu, ici les vampires sont créés et dirigés par les Anges et les Archanges, mais le mystère de cette création plane tout le long du livre. Elena est appelée par l’Archange de New-York (Raphaël) pour une chasse particulière, un Archange aurait viré tueur en série et de sa capture dépend l’avenir de l’humanité. Voilà l’intrigue plantée en quelques mots.

La particularité de ce livre, avec laquelle j’ai eu du mal dans les cinquante premières pages, c’est ce côté « despote » des anges. Les anges, tout comme les vampires, font ici partie intégrante de notre monde, ils évoluent aux yeux de tous, même s’ils sont loin de faire parti du commun des mortels. Ils sont ici les « dirigeants » du monde. En effet, 10 Archanges se divisent le monde et règnent sur leur territoires en monarques intransigeants. Les anges, et plus précisément les Archanges, sont ici craint et vénérés en même temps, car pour pouvoir régner, il leur faut parfois faire preuve de fermeté et les exemples qu’ils font sont parfois très cruels. Bref, ces anges sont à mille lieux de l’image que je m’en fait depuis plusieurs années et il m’a été très difficile d’accepter ce monde en début de lecture. Mais le style de l’auteur est tellement fluide et ses explications détaillées et cohérentes que cela m’a permise de vite passer au dessus de tout ça pour vite adhérer à ce monde.

J’ai beaucoup aimé l’héroïne, Elena, qui au final est assez similaire avec toutes celles que l’on croise dans ce genre de livre, mais que le passé à peine évoqué rend humaine et attachante. Son histoire avec Raphaël évolue logiquement à mes yeux. Certes une attirance est présente dès le début, mais pas de grandes déclarations dès les premières rencontres. Elena reste consciente de ce qu’est Raphaël et des dangers qu’elle encoure à le fréquenter.

La fin de ce tome est assez inattendue, l’histoire prend un tournant que je n’ai pas soupçonné un seul instant avant les trente dernières pages et j’ai adore ce revirement. De même, l’auteur amorce habillement le thème du deuxième tome que j’ai hâte de lire !



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Masque de sang – Lauren Kelly

Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 301
Prix : 19,50€

Résumé : Riche et charismatique mécène, Drewe Hildebrand suscite le scandale en organisant une exposition de « bio-art », qui inclut des foetus et des masques faits de sang humain, dont l’un à l’effigie de Drew elle-même. Est-ce pour cette raison qu’elle disparaît de sa propriété située au bord de l’Hudson, apparemment kidnappée au cours de la nuit ? Sa jeune nièce Marthe, retrouvée droguée au crystal meth, est trop traumatisée pour décrire les ravisseurs. Saura-t-elle échapper à ses terrifiantes hallucinations pour aider la police ? Cette enquête haletante est aussi une plongée dans le monde des « bio-artistes » et une réflexion singulière sur l’art contemporain.

Mon avis : J’ai obtenu ce livre grâce à la générosité de la maison d’édition Albin Michel. Je n’en avais pas entendu parler avant de le recevoir, mais le résumé de la 4ème de couverture m’a attiré de suite étant une grande fan de thriller.

Dès les 1ères pages j’ai été happée par le livre. Il est écrit du point de vu de la nièce de la mécène disparue. C’est très confus sur les débuts, Martha étant sous l’emprise des drogues et j’ai apprécié ce côté fouillis, passant d’un souvenir à l’autre sans réel lien. Seulement ce côté fouillis a continué un peu trop à mon goût avant que je ne réalise que c’était voulu par l’auteur. Lauren Kelly a l’art et la manière d’entrainer le lecteur où elle veut par les chemins qu’elle veut, et pas forcément le plus court. Cette auteure est purement retord. Elle est simplement diabolique. Son style d’écriture est fluide, les mots employés simples, mais son talent réside dans les méandres dans lesquels elle nous emmène. Elle nous fait croire que nous sommes assez malin pour trouver le coupable, alors que nous sommes juste bon à nous laisser mener par le bout du nez.

Il est difficile de parler de ce livre sans vous en dévoiler la teneur et surtout la fin, mais j’ai aimé ce livre qui a un peu remis en question ma façon de voir les thrillers. Celui-ci est un thriller psychologique haut de gamme, où pas mal de choses sont suggérées pour embrouiller le lecteur. Le personnage de Martha, la narratrice du livre est attachant, et même si nous ne sommes pas toujours d’accord avec sa logique, il est difficile de ne pas éprouver de l’empathie pour ce nouveau genre de demoiselle en détresse.

Bref, un livre que je vous conseille vivement.