Gloria -Martine Pouchain

Éditeur : Sarbacane
Nombre de pages : 267
Date de parution : 3 mai 2017
Prix : 15,50€

Résumé : « Une lueur rase les sommets au loin. Quelques phares croisés les éblouissent.
– Ca m’étonnerait beaucoup que t’es ma mère, déclare Jamie.
– Pourquoi ?
– Une mère a pas le temps de se balader. Elle travaille.
– Qu’est-ce que t’en sais ? T’en connais beaucoup, des mères ?
– Tu vois, ça, une mère le dirait pas.
– Moi aussi je travaille. Là, je suis en vacances.
– Et tu fais quoi comme travail ?
– Actrice. »

Mon avis : Les livres des éditions Sarbacane arrivent toujours à me « parler », le résumé de celui-ci, bien que succinct m’a fait le même effet que les autres : j’ai eu envie de le lire.

Gloria a un rêve : devenir actrice depuis qu’elle a commencé les cours de théâtre au lycée, mais elle n’avait pas prévu de tomber enceinte.

L’histoire de Gloria est plutôt banale. Des ados qui tombent enceinte et doivent abandonner leur bébé, ça arrive tous les jours. C’est après que ça devient plus atypique. Beaucoup veulent aussi devenir actrice et débarquent tous les jours à Los Angeles des étoiles plein les yeux, des rêves plein la tête. Très peu y parviennent. Alors là aussi, on est sur du commun. Ce qui l’est beaucoup moins c’est le personnage de Gloria. J’aime beaucoup sa façon de voir la vie. Ça façon déterminer d’avancer coûte que coûté, de toujours garder son objectif premier en ligne de mire. Ça la rend parfois égoïste, mais qui ne l’est pas un minimum ? Elle est tout simplement humaine. Avec peut-être un côté gamine plus prononcé que chez les autres. Je ne pense pas que j’aurais réagit comme elle face à cette nouvelle qui chamboule sa vie à 25 ans, mais je ne peux pas en être certaine puisque ça ne m’est pas arrivé.
Gloria rencontre une galerie de personnages parfois limite caricatural : le producteur de série TV, la baby-sitter, la patronne d’hôtel… mais tous l’ont marqué à leur façon, lui on permis de changer, d’évoluer, d’accepter la vie comme elle est. Certes nous n’est pas toujours rose, mais chacun a droit à sa part de bonheur. C’est ce qui ma plu dans ce livre : sa fin pleine d’espoir qui donne envie de croire en la vie et en la nature humaine.

Je remercie les éditions Sarbacane pour cette très jolie lecture.

55/65

Dylan Dubois – Martine Pouchain

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 301
Date de parution :  4 novembre 2015
Prix :  15,50€ Notepaillons4

81-h1HzpmsLRésumé : Après un ans en foyer, Dylan, un garçon de 16 ans tendre et solitaire, rentre chez lui… où une surprise l’attend : son père a remplacé sa mère, partie trois ans plus tôt.
A priori, Dylan n’a rien contre Cynthia, sa séduisante belle-mère. Sauf quand elle met son chien Rusty dehors « parce qu’elle ne supporte pas son odeur ». Et puis, Dylan ne comprend pas pourquoi son père mute caniche dès qu’elle le siffle…
Mais le pire, c’est quand il comprend. Cynthia n’est pas juste une belle-mère désagréable : c’est une machine à démolir les gens. Dylan n’a plus qu’une issue : se tirer avec Rusty. Direction la forêt!

Mon avis : Vous le savez maintenant, je suis une grande fan de la collection Exprim’ chez Sarbacane. Du coup, il fallait que je lise Dylan Dubois !

Dylan sort de foyer. Quand il rentre chez lui son père a une nouvelle petite copine, Cynthia, et le moins qu’on puisse dire c’est que ce n’est pas l’amour fou entre Dylan et sa belle-mère.

Au vu du résumé, je pensais que le livre commencerait sur les chapeaux de roues. Mais en fait l’auteure prend le temps de nous présenter tout les protagonistes et de planter le décor et les tensions. La vie de Dylan n’est pas facile mais ce n’est pas la pire. On a envie de se révolter pour lui et pour son chien Rusty, On a également envie de secouer Cynthia la belle-mère démoniaque, digne descendante de celle de Blanche-neige ou de Cendrillon, assaisonné au goût du jour. Je le trouve même très patient, en même temps en tant qu’ado de 16 ans il n’a pas vraiment d’autres alternatives…
Quand il prend la route, son voyage est initiatique, il apprend à grandir. Il a déjà eu son lot de malchance qui l’a fait grandir prématurément, mais il apprend à mettre ça ordre, à relativiser, à faire avec ce que la vie lui a donné et à l’exploiter au mieux. Ce n’est pas facile, il doute, mais je trouve qu’il se débrouille plutôt bien. Mieux que certains adultes.
Dylan est vraiment un personnage attachant. La vie lui a appris à être fort mais il lui arrive de craquer et dans ces cas là on a envie de le prendre dans nos bras et de le consoler.
Les rencontre qu’il fait vont lui apporter, et il va en garder le meilleur, découvrant qu’on doit parfois partir loin pour découvrir que tout ce dont on a besoin se trouve là, juste à côté, depuis le début.

Je remercie Exprim’ pour cette lecture.

18/80

18/80