Mercy Thompson Tome 1 – Retour aux sources – Patricia Briggs.

♦Éditeur : Milady Graphic
♦Nombre de pages : 112
♦Prix : 12,90€

Résumé : « Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. » Mercy Thompson n’est pas une fille ordinaire. Mécanicienne, dure à cuire, elle n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis. Et si vous la cherchez, elle se change en coyote. Un pouvoir bien pratique quand elle se retrouve plongée en pleine guerre des meutes de loups-garous, mais inefficace contre sa mère !

Mon avis : Je ne suis pas une adepte des comics, je connais, j’ai des amis autour de moi qui aiment beaucoup et qui m’en parlent souvent sans que j’ose passer le pas jusqu’à celui-ci. Oh ! Bien sûr, j’attends impatiemment la sortie du comics d’Anita Blake depuis plus d’un an, mais aucun ne m’avait poussée à franchir le cap.

Retour aux sources est sorti alors que Patricia Briggs était de passage en France en mars, en marge du salon du livre de Paris. Je ne pouvais rater ni le passage de l’auteur, ni la sortie du comics. Le premier lu et possédé. J’ai beaucoup aimé la première prise en main, la couverture est belle est brillante et les pages toutes douces, sans parler de cette odeur d’encre, entêtante mais que j’adore sentir !

J’aime beaucoup le personnage de Mercy et j’étais curieuse de découvrir ses traits nés sous la plume d’un dessinateur. Je n’ai pas été déçue, elle ressemble assez à l’image que je m’en suis faite, je la vois peut-être un chouilla plus jolie, mais l’ensemble reste cohérent. Le graphisme est typique des comics (de ce que j’en connais), les dessins sont nets et les couleurs sombres, totalement en accord avec l’univers dans lequel évolue Mercy.

L’histoire nous narre l’arrivée de Mercy au Tri-Cities, comment elle en est arrivée à travailler dans un garage, ses premiers contacts avec la meute locale, et l’on découvre ainsi tout un pan de sa vie qui nous était inconnu, même si son absence ne gênait en rien la compréhension de l’histoire comme elle est plantée dans les romans. J’ai beaucoup apprécié découvrir Mercy plus jeune, et donc un peu différente, en apprendre plus sur elle et sur sa première rencontre avec Adam, le chef de la meute locale.

J’aime vraiment l’univers de Patricia Briggs (pour ceux qui ne l’auraient pas encore saisi ^^) et ce nouveau format ne fait que le confirmer. C’était mon premier contact avec un comics et je crois que l’expérience est vraiment concluante et que je vais essayer de la retenter le plus vite possible !


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Intuitions tome 2 – Chaos – Rachel Ward

♦Éditeur : Michel Lafon
♦Nombre de pages : 396
♦Prix : 15,95€

Résumé  : Depuis son plus jeune âge, Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu’elle croise. C’est le jour où sa mère décède qu’elle en comprend la signification : il s’agit de la date de leur mort. Et bientôt, elle découvre que son fils Adam possède, lui aussi, le terrible don…

Angleterre, 2026. À la mort de Jem, Adam a été élevé par Nana, sa grand-mère. De retour à Londres, il fait la connaissance de Sarah, une jeune femme qui le voit depuis plusieurs mois dans ses rêves. Mais un phénomène troublant va venir bouleverser leur existence. Tout le monde arbore soudain le même nombre : 01012027.
Déclaration de guerre, accident nucléaire, virus foudroyant ? Sarah et Adam savent qu’un effroyable événement est sur le point de se produire. Et ils n’ont que quelques mois pour changer le cours du destin…

Mon avis : J’ai enchainé le T2 juste après avoir fini le T1 et je n’aurais peut-être pas dû…

On quitte Jem, qu’on découvre morte, pour suivre l’histoire de son fils, Adam, qui a hérité de son don (logique alors me direz-vous que l’on perde Jem en route vu qu’elle n’a plus de don, bref !). Adam a bientôt 16 ans et vit dans un monde un peu différent du notre, vu que l’action se déroule en 2026. Notre société a évolué, pistant chaque citoyen à l’aide de puces. Le monde change à cause du réchauffement climatique et voilà Adam quittant sa ville de Weston inondée pour retourner à Londres. Là-bas il fait la connaissance de Sarah, qui cauchemarde sur lui chaque nuit, et découvre qu’une bonne partie de la population porte la même date de mort… Voilà comment l’auteure nous plante l’intrigue cette fois-ci.

Le seul personnage restant du tome précédent est Val, l’arrière-grand-mère d’Adam, qui l’élève suite au décès de Jem. J’ai été heureuse de la retrouver inchangée. Elle passe ses journées assisse sur son sempiternel tabouret à fumer cigarette sur cigarette et à boire du thé. On la découvre un peu plus et j’ai beaucoup apprécié. Vient ensuite Adam, que j’ai eu du mal à trouver attachant à cause de ses coups de colère, certainement justifiés, mais un peu trop faciles à mon goût. Ce qui n’empêche pas le fait que c’est un personnage plein de courage et sincère. La touche féminine est donnée par Sarah, ado de 15 ans qui vieillit trop vite. Elle ressemble à une chose fragile derrière les conneries qu’elle accumule au lycée, mais se métamorphose tout le long du livre.

Adam voit donc une bonne partie de la population de Londres avec le même numéro, la même date de mort. Il se pose alors la question de savoir s’il peut changer ces dates, ou si comme il le pensait avec sa maman, celles-ci sont immuables. Voilà toute la problématique du livre, dont je ne vous dévoilerais rien 😉

L’auteure a réussi à garder le même rythme et la même fluidité d’écriture (chapitres courts, beaucoup de dialogues, peu de descriptions), mais je n’ai pas ressenti la même intensité au niveau des émotions. Je ne me suis pas attachée de la même manière aux personnages, j’étais curieuse de voir ce qu’allait donner l’intrigue, comment ils allaient s’en sortir, mais je n’ai pas réussi à vibrer pour eux comme j’ai vibré pour Jem et Spider. Il me manquait une petite étincelle… Ou alors, comme je le disais en tout début, j’ai enchainé ces livres trop vite…
Cela n’en reste pas moins une lecture agréable et je remercie beaucoup Camille et les éditions Michel Lafon pour m’avoir permis de faire cette jolie découverte.

Si vous souhaitez lire un autre avis sur ce livre, il y aussi celui de Mélo sur son blog.

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Intuitions Tome 1 – Rachel Ward

♦Éditeur : Michel Lafon
♦Nombre de pages : 331
♦Prix : 15,95€

Résumé : Depuis son plus jeune âge, Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu’elle croise. C’est le jour où sa mère décède qu’elle en comprend la signification : il s’agit de la date de leur mort. Ce don maudit la pousse à se couper du monde. Jusqu’au jour où elle rencontre Spider… Alors qu’ils partent ensemble à la grande roue de Londres, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même nombre au-dessus de la tête ? Pris de panique, Jem et son ami prennent la fuite. Ils seront les seuls survivants de l’attentat qui va suivre, mais aussi les seuls suspects traqués par la police une fois leur identité révélée par les caméras de surveillance. Mais comment Jem peut-elle expliquer au commun des mortels les raisons de sa fugue, et surtout, comment ignorer la terrible vérité qu’elle peut lire en Spider ?

Mon avis : Intuitions c’est de la littérature pour ados, voire jeunes adultes, et moi et ce genre de livre on est un peu fâchés, je trouve souvent ça niais. Mais ayant eu l’opportunité de lire le T2, je me suis procuré le premier histoire de tout comprendre, même si les deux tomes peuvent se lire indépendamment.
Bon, d’accord, je l’avoue, j’avais aussi repéré le tome 1 depuis un moment, la couverture m’avait tapée dans l’œil et le résumé aussi… j’étais juste un peu frileuse. Qu’est-ce que je peux être idiote parfois ! Parce que ce livre est le plus émouvant que j’ai lu depuis longtemps !
Jem est une ado de 15 ans qui peut voir la date de mort des gens en les regardant dans les yeux. Lourd fardeau pour une gamine de cet âge. Elle vit donc un peu en marge de la société, ne se sentant bien nulle part, jusqu’à sa rencontre avec Spider qui arrive à forcer toutes ses défenses et à tisser des liens d’amitié. Jusqu’au jour où Jem voit l’imminence d’un attentat à travers tous ces gens portant la même date de mort prochaine. Les deux ados prennent alors la fuite à travers la campagne anglaise pour échapper à la police qui les poursuit.
Le style d’écriture de l’auteure est assez simple, le langage familier avec un vocabulaire d’ado très « coloré ». Les chapitres étant très courts le rythme de lecture est rapide, j’ai avalé le livre en moins de 24h.
La description des personnages les rend très réels. La morosité de Jem la rend attachante, on se rend bien compte que celle-ci cache une jeune fille fragile déjà malmenée par la vie. À son opposé il y a Spider, un grand jeune homme black, dégingandé toujours en mouvement, très extraverti qui à force de patience et de douceur va briser une à une les défenses de Jem. Je me suis prise de suite d’affection pour ce couple de gamins trainé malgré lui dans une affaire trop compliqué pour lui.
J’ai beaucoup aimé ce livre, pas pour l’intrigue ou l’histoire, qui ne sont pas extraordinaires, mais par l’émotion qu’a su transmettre Rachel Ward, je n’ai pu m’empêcher de pleurer les trente dernières pages. Le gros point positif de cet ouvrage étant ses personnages tellement réels, ses émotions tellement fortes, que je me suis plongée directement dans le tome suivant.
Un petit point négatif pourtant étant ce langage familier de ces ados, certaines réflexionscomme « tu ne sais rien de moi » sont, à mon goût, un peu trop employés. Maintenant ça colle avec l’image des ados constamment révoltés contre le monde des adultes, c’est juste mon côté adulte qui s’offusque un peu.

Le petit plus : je suis allée farfouiller sur le net et j’ai découvert que l’auteure était une ancienne actrice ayant joué dans Les oiseaux se cachent pour mourir.

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Les vestiges de l’aube – David S Khara

♦Éditeur : Michel Lafon
♦Nombre de pages : 246
♦Prix : 17,95€

Résumé : Depuis les attentats du 11 septembre, Barry Donovan est dévoré par le désespoir. Et ce n’est pas son métier de flic, dans un New York accablé par la criminalité, qui lui remonte le moral.
Son seul réconfort ? les conversations  qu’il entretient chaque soir sur Internet avec un certain Werner Von Lowinsky, aristocrate cultivé et plein d’humour. Peu à peu, sans s’être jamais rencontrés, ils deviennent amis. Mais Barry ignore encore que Werner n’est pas un homme comme les autres…

Des collines de Virginie au coeur de Manhattan, de la guerre de Sécession au xxie siècle, des flics aux vampires, David S. Khara impose un nouveau style et s’inscrit dans la lignée des grands auteurs de thrillers français.

Mon avis : Je crois que je suis comme tout ceux qui ont mis le nez dedans, j’aime les vampires depuis que j’ai découvert Anne Rice, Louis et Lestat. Puis, au fil de mes lectures sur ce thème, j’ai découvert d’autres vampires, du plus sanguinaire au plus humain, chaque auteur présentant ceux-ci de façons très différentes.
Alors quand j’ai eu l’opportunité de lire Les vestiges de l’aube, merci aux éditions Michel Lafon, je n’ai pas hésité : une nouvelle façon de connaître ces être devenus quasi mythiques. De plus, quoi de mieux qu’un thriller avec des vampires ?
Ce livre est écrit à deux voix. Barry, flic à New-York a du mal à se remettre des attentats du 11 septembre 2001. Pour l’aider à se ré-sociabiliser, son psy lui a conseiller de discuter via les tchat sur Internet. Il fait alors la connaissance virtuelle de Werner, notre deuxième voix, un vampire vivant reclus depuis plus d’une centaine d’années. Tout aurait pu s’arrêter à de gentilles conversations entre deux hommes bien élevés, mais Barry parle des meurtres sur lesquels il enquête et Werner se met en tête de l’aider…
Contrairement à ce que je pensais, le ton du livre n’est pas noir, loin de là. Oui, les meurtres sont horribles, un peu gores, mais rien de plus que dans d’autres thrillers, et l’humour des personnages dédramatise bien des situations. Non, le ton est plus introspectif. Nous suivons Barry dans son enquête et sa reconstruction après le drame et Werner…
Werner, c’est en lui que réside, à mon avis, la force cette œuvre. Sous prétexte de cette rencontre entre deux hommes, l’auteur nous présente surtout un être devenu vampire, vivant depuis si longtemps loin de tout qu’il a peur d’avoir perdu toute son humanité. À travers ces échanges il essaye désespérément de faire revivre des sentiments qu’il pense ne plus posséder suite à son changement. Changement qui d’ailleurs ici n’a rien à voir avec tout ce que j’ai pu lire, mais je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de la découverte. L’enquête est pour moi passée au second plan, je me suis entièrement concentrée sur la personne de Werner, je voulais connaître son histoire et en savoir plus sur sa condition. Oh, Barry est aussi intéressant mais beaucoup moins haut en couleur. Tout droit sorti du XIXème siècle, les manières de Werner ressemblent à anachronisme dans le New-York moderne et pressé que l’on connait. Il n’en demeure pas moins que malgré (ou grâce) à ce qui les séparent, ces hommes vont tisser les liens d’une étrange amitié.
J’ai enchainé les pages de ce livre en quelques jours, tant je me suis attachée aux personnages et tant le style de l’auteur est fluide. Et je n’en garderais qu’un mot, qu’une émotion : la fascination. Par Werner et son mode de pensée, mais aussi par la façon qu’à l’auteur de tourner la chose, de susciter notre intérêt, de rendre humain et sympathique un monstre.
Je ne connaissais pas l’auteur, mais il restera une belle « rencontre littéraire » et je pense qu’il reviendra faire un tour dans les lectures. Je remercie les Éditions Michel Lafon qui m’ont permise de faire cette belle découverte !

Un autre avis ? Mon avis Mélo vous en parle ICI !

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