Les enquêtes extraordinaires des Newburry et Hobbes tome 1 – Les revenants de Withechapel – Georges Mann

Éditeur : Eclipse
Nombre de pages : 341
Prix : 18,00€

Résumé : Bienvenue dans un Londres étrange et merveilleux, une métropole en plein bouleversement. Ses habitants, quotidiennement éblouis par un déluge d’inventions, inaugurent une ère technologique nouvelle. Les aéronefs traversent le ciel de la ville tandis que des trains de surface parcourent ses rues et que des automates mettent leurs engrenages au service d’avocats ou de policiers. Mais le
vernis brillant du progrès dissimule une face sombre, car cet univers voit aussi des policiers fantômes hanter les ruelles de Whitechapel. Sir Maurice Newbury, Investigateur de la Couronne, oeuvre donc sans répit à protéger l’Empire de ses ennemis. Le jour où un dirigeable s’écrase dans des circonstances suspectes, sir Newbury et miss Veronica Hobbes, sa jeune assistante, sont appelés à enquêter tandis qu’une série d’effroyables meurtres met en échec les efforts de Scotland Yard, et qu’un épouvantable fléau ravage les quartiers pauvres. Ainsi débute, en une aventure qui ne ressemble à aucune autre, le premier volume des Enquêtes Extraordinaires de Newbury & Hobbes.

Mon avis : Me voilà replongée dans le steampunk, ce genre bien particulier dont on trouve cette définition sur wikipedia « L’expression steampunk, qui signifie littéralement punk à vapeur, souvent traduite par futur à vapeur, est un terme inventé pour qualifier un genre de la littérature de science-fiction né à la fin du XXe siècle, dont l’action se déroule dans l’atmosphère de la société industrielle du XIXe siècle. Le terme fait référence à l’utilisation massive des machines à vapeur au début de la révolution industrielle puis à l’époque victorienne. Mais le style steampunk quitta rapidement la seule sphère de la littérature pour s’étendre à d’autres domaines de création et d’expression et devenir un fandom autonome. »

J’avais bien accroché avec « Sans âme » de Gail Cailliger (mon avis ICI) et mon 1er contact avec ce genre était donc très positif, j’ai donc lu avec le même plaisir Les revenants de Withechapel. On retrouve dans ce livre ce je ne sais quoi de désuet qui fait tout son charme.

Sir Newburry est un universitaire qui effectue des recherches sur les coutumes des druides celtes, pour cela il a une assistante, Miss Hobbes qui l’aide dans ces tâches courantes. Mais Sir Newberry n’est pas seulement un universitaire, il est aussi un référent de la couronne en matière de science occultes et aide à résoudre des enquêtes. D’ailleurs actuellement il aide à la résolution de meurtres suspects dans les bas quartiers de Londres quand il est appelé par la reine, toutes affaires cessantes pour enquêter sur le crash d’un dirigeable. Avec son assistante il s’emploie alors à comprendre comment cet accident a pu arriver, allant de surprises en découvertes, allant même jusqu’à risquer sa vie.

Je me suis rapidement laissée happer par ce livre sans aucun temps mort, le temps d’introduire les personnage et l’action démarre très vite, les enquêtes à résoudre ainsi que les pistes possibles sont vite présentées. Mais ce n’est pas pour autant que l’auteur cède à la facilité, loin de là ! Bien malin celui qui saura annoncer le dénouement de ces enquêtes avant la toute dernière partie du livre.
Les personnages sont bien campés, bien décrits, avec ce qu’il faut de dévoiler sur leur passé, leur histoire, leur caractères pour que nous puissions nous attacher à eux. Chacun d’eux est complexe et abouti, l’auteur créant des protagonistes crédibles.
Quand au ton du livre, délicieusement retro, j’ai tout simplement adoré. Ces manières, ces codes en société maintenant oubliés permettent de réellement s’évader et de décrocher du monde actuel, sans pour autant que l’ambiance soit étouffante ou mette mal à l’aise. Les traits d’humour et autre jeu de mot permettent vraiment à ce livre d’être léger.

Bref, je ne dirais qu’une chose ! Lisez-le !


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Arrêt Wagram – Samuel Delage

Éditeur : Les nouveaux auteurs
Nombre de pages : 250
Prix : 6,50€

Résumé : Menacé par une puissante organisation l’obligeant à se livrer à un trafic d’œuvres d’art, Yvan Sauvage doit disparaître sans un mot et tout abandonner. Ses ravisseurs prétendent détenir sa fille, Aurélia. Dans un chassé-croisé entre Paris et New York où se mêlent argent, pouvoir et recherche scientifique, Yvan arrivera-t-il à s’extirper de cette vaste toile d’araignée et à retrouver sa fille ?

Mon avis : Ce livre m’a été proposé par son auteur, qui m’a contacté par mail il y a quelque jours. Le message était accompagné de quelques liens vers des critiques et avis disponibles sur le net. J’en ai lu le résumé et ai parcouru quelques liens, en me disant « mouais, pourquoi pas ? »… J’aime les policiers mais en ai rarement lu de ce genre, où l’intrigue n’est pas forcément basée sur la résolution d’un meurtre.

Yvan essaye de reconstruire sa vie avec sa femme Lise depuis la disparition de leur fille l’année précédente. Jusqu’au jour où tout bascule de nouveau, sous les menaces d’un inconnu le voilà contraint de quitter Paris pour New-York où il doit servir un réseau de malfaiteurs s’il veut revoir sa fille vivante, s’il veut qu’il n’arrive rien à sa femme… Nous voilà alors plongé dans une course effrénée !

L’action commence dès la première page, lorsqu’Yvan, suite aux menaces dans le métro, prend l’avion pour New-York. Nous découvrons cette vie qui re-bascule, tandis que le passé nous est dévoilé par d’habiles flash-back. Le changement de personnage nous permet aussi de découvrir les faits sous différents points de vue, faisant avancer l’histoire encore plus rapidement. La psychologie de chaque personnage est très poussée, chacun a droit à un dévoilement de son passé, de son histoire… une fois le livre refermé aucun d’entre eux ne nous paraitra creux ou abstrait, nous apprenons d’eux ce qui est nécessaire à l’explication de leurs actes, pourquoi ils en sont là. J’ai apprécié cet approfondissement de chaque protagoniste, nous prouvant que la frontière entre le bien et le mal n’est pas aussi net qu’on se rassure à le croire.

L’intrigue par elle-même est très bien menée, l’auteur ne nous dévoilant que progressivement les tenants et les aboutissants. Bien sûr, on devine et bien souvent les éléments sont effleurés à demi-mot mais pour l’amateur de polar tout est sujet à questionnement et à hypothèses… les miennes étant d’ailleurs bien loin de ce que l’auteur nous a concocté ! J’ai été agréablement surprise par cette fin qui laisse à l’auteur la possibilité de continuer avec les mêmes personnages.

Ce livre est le premier de l’auteur, Samuel Delage, et si je ne l’avais pas su, je ne l’aurais pas deviné. Je le trouve particulièrement abouti, l’auteur maitrisant son sujet et s’étant visiblement très bien documenté. L’écriture est sure, agréable et facile. Les phrases courtes rythmant le récit. Rythme souligné par le changement régulier de personnage.
De plus, les échanges que j’ai eu par mail avec l’auteur ont été très agréable et c’est très volontiers qu’il a répondu à certaines de mes questions.

Bref, une enquête haletante et je ne peux que vous inciter à lire ce livre de cet auteur à suivre.


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Rebecca Kean Tome 2 – Pacte de sang – Cassandra O’Donnell

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages : 575
Prix : 12,00€

Résumé : Depuis que je suis devenue la tueuse attitrée de la communauté surnaturelle du Vermont, je n ai plus une minute à moi, course-poursuite, exécutions, meurtres en série… Bref je n ai ni le temps, ni l envie de m occuper de ma vie privée. Alors quand mon ex, Michael, un vampire aussi sexy que redoutable a débarqué en ville, ça m a un peu contrarié. Il faut dire que quand on se retrouve enceinte à seize ans et qu on plaque son amant, on n est généralement pas très pressée de le revoir dix ans plus tard et de lui annoncer qu il est papa.
Du moins, pas avant d être passée d abord faire le plein chez Joe, le marchand d armes du coin.

Mon avis : J’attendais impatiemment la sortie de ce tome 2 tant le premier tome m’avait enthousiasmé. J’étais cependant un peu mitigée suite aux différents avis sur le tome 1 que j’avais pu lire sur le net qui n’étaient pas super élogieux et qui mettaient en avant quelques défauts. J’avais peur de commencer ce livre et de ne voir que les dits défauts. Éh bien que nenni ! Ce livre est resté fidèle au premier opus !

Attention pour ceux qui n’ont pas lu le premier tome, ce résumé peut dévoiler certaines choses du premier. Rebecca est devenue la tueuse attitrée du Directum, elle est leur Asyuim. Elle traque ceux qui dérogent à la règle et les remet sur le droit chemin… à sa façon… Tout irait pour le mieux (ou presque) si son ex, récemment au courant qu’elle est vivante, n’avait décidé de débarquer et de la récupérer au passage. Alors qu’il n’est même pas au courant de l’existence de sa fille. Il va donc falloir la jouer serrée !

Dès le début, la lecture a été facilitée par la couleur beige des pages, la police assez grosse et la mise en page aérée. L’histoire palpitante à fait le reste. Il n’y a aucun temps mort. L’auteur jongle entre les intrigues politiques, les enquêtes de routine et la vie privée de Rebecca avec prouesse ! Le tout s’enchainant sans anicroche. J’ai adoré !

On en apprend plus sur Rebecca, elle nous dévoile de plus en plus de son passé et nous la voyons évoluer au sein de son nouveau milieu, de son nouveau groupe, des ses nouveaux amis. Elle change presque sous nos yeux. Certains personnages secondaires prennent aussi de l’ampleur, se découvre un peu plus, tisse des liens avec l’héroïne… Tout ça donnant au livre tout son potentiel. On s’attache aux personnages et on a envie d’en savoir plus, on n’a pas envie de les laisser une fois le livre terminé.

Bien évidement, je suis tombée sur quelques incohérences, vu que j’étais au aguets, quelques erreurs qui auraient pu être éviter avec une relecture au deux, mais rien qui n’ai gâché le plaisir de ma lecture. D’ailleurs, je ne les aurais peut être pas repéré si je n’avais pas fait autant attention.

Bref, je vous conseille vivement ce livre ! Enfin, commencez quand même par le premier tome :p


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Un homme à distance – Katherine Pancol.

Éditeur : Le livre de poche
Nombre de pages : 150
Prix : 4,50€

Résumé : « Ceci est l’histoire de Kay Bartholdi. Un jour, Kay est entrée dans mon restaurant. Elle a posé une grosse liasse de lettres sur la table. Elle m’a dit : Tu en fais ce que tu veux, je ne veux plus les garder. » Ainsi commence ce roman par lettres comme on en écrivait au xviiie siècle. Il raconte la liaison épistolaire de Kay Bartholdi, libraire à Fécamp, et d?un inconnu qui lui écrit pour commander des livres. Au fil des lettres, le ton devient moins officiel, plus inquisiteur, plus tendre aussi. Kay et Jonathan parlent de leurs lectures, certes, mais entament un vrai dialogue amoureux. Ils se font des scènes, ils se font des confidences, ils se tendent des pièges, s?engagent dans une relation que Kay, hantée par le souvenir d?une déchirure ancienne, s?efforce de repousser. Mais qui pourrait prédire vers quelle révélation l?emmène ce nouveau lien noué à travers des livres dont chacun des correspondants se sert comme de masques pour cacher ses vrais sentiments ? Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es et comment tu aimes… semble dire ce nouveau roman de Katherine Pancol, auteur, entre autres, d?Embrassez-moi, J?étais là avant ou Les hommes cruels ne courent pas les rues.

Mon avis : Ce petit livre m’a été offert par ma NSP (non secret person), Marly, pour mon anniversaire. Il est tout petit, 150 pages, et comme il est une correspondance entre un homme et une femme, les pages ne sont pas toutes remplies, je me suis alors dit que cette lecture rapide serait sympa à intercaler entre deux livres plus « conséquents ».

Je sortais d’un livre de fantasy, l’immersion dans celui-là a été très dur. Le style plus moderne, plus « terre à terre », plus classique a été difficile à appréhender, mais une fois passé quelques dizaines de pages, je n’ai plus réussi à le lâcher.

Ce livre n’est pas une histoire classique, c’est un recueil de lettres échangées entre un homme et une femme qui ne se connaissent pas. La femme, libraire, est chargée de trouver des livres à un homme qu’elle ne connait pas. Il est passé dans sa librairie alors qu’elle était absente et son employée s’est chargée des modalités. Ils apprennent alors à se découvrir via leur courriers d’abord impersonnels et professionnels et vont se livrer petit à petit.

Un peu septique quant au début du livre, je me suis laissée porter par l’histoire des personnages petit à petit. Je découvrais Kay à travers ses écrits et Jonathan à travers les siens, à travers ce qu’ils voulaient faire découvrir à l’autre, à travers leur façon de vouloir susciter la curiosité chez l’autre… On sent qu’un lien se noue et on se demande sur quoi il va déboucher… Et là, je vais devoir m’arrêter pour ne pas vous dévoiler la fin.

Ce livre a été pour moi une pépite d’émotion. Un (tout) petit bijoux qui se lit avec délectation, sans se presser pour arriver au bouquet final, comme un mini feu d’artifice. Et je dois dire que j’étais heureuse de lire cette fin dans le bus, ce qui m’a évité de franchement fondre en larmes.

Bref, envie d’une soirée sentiment : ce livre et pour vous !


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Vermillon Tome 1 – L’empire des Damnés – Laurent Chabin

Éditeur : Éditions Michel Quintin
Nombre de pages : 314
Prix : 12,00€

Résumé : Dans sa contrée sauvage, Garance n’a connu que la misère depuis sa naissance. Elle s’enfuit le jour où tous les Damnés, dont ses parents, sont tués et son village détruit par une horde de guerriers sanguinaires.

Peu de temps après, elle tombe sous l’emprise d’un mystérieux personnage, sur lequel d’horribles histoires circulent. Elle parviendra finalement à se libérer de son tortionnaire. Mais ce dernier veille au grain…

Garance retrouve alors par hasard un compagnon d’autrefois. Mais la joie des retrouvailles ne durera pas. La vie est rude: tortures et trahisons font partie du quotidien. Sans parler de la faim et de la peur… La révolte gronde.

Combattant sans relâche un empereur cruel, Garance et plusieurs autres sont prêts à tout pour redonner au peuple sa dignité. Des pages de l’histoire de leur pays s’écrivent avec leur sang…

Mon avis : Quand je suis tombée sur ce livre, je me suis dit : « Tiens de la fantasy, ça fait un moment que je n’en ai pas lu » et je me suis donc laissée tenter, il faut dire que lorsqu’il s’agit de livres, pas besoin de me pousser beaucoup.

Le livre en main, on est séduit par cette couverture brillante et souple et le forma hybride entre poche et grand format, facilement transportable et qui ne s’abime pas facilement. Sur cette couverture, un autocollant mentionne que le livre est inspiré de la révolution russe. Puis, dès l’ouverture, je me suis retrouvée sur un terrain que je connaissais : un plan du pays des damnés, Vermillon, est dessiné, typique des livres de fantasy, et je n’ai pas arrêté de m’y reporter, j’aime savoir où je lis (et il faut avouer que ma mémoire de poisson rouge n’aide pas).

Les premières pages plante le décors. L’auteur nous décrit le peuple des damnés et les autres ethnies qui peuplent Vermillon, et l’organisation de cette société, je me suis alors demandée où était le rapport avec la révolution russe… Et l’histoire démarre, Garance, jeune fille de 13 ans, a fui son village pour la journée, pour échapper au mariage forcé qui l’attend, et a donc échappé au massacre de celui-ci, elle en est la seule survivante. Elle n’a d’autre choix que de rejoindre une grande ville pour échapper à la famine qui sévit dans les campagnes. Commence alors son périple épique fait rencontres et d’avancées héroïques. C’est en ça que réside le côté fantasy du livre, les aventures de Garances, qui traverse le pays et qui armée de son courage et sa détermination d’enfant avance coûte que coûte malgré les coups durs. Puis, peu à peu le parallèle avec la révolution russe se fait, ce n’est pas flagrant mais il est indéniable que la révolte des damnés face à leur empereur en est inspirée. Mais cela ne gâche en rien le plaisir de la lecture loin de là. Je me suis attachée à Garance comme à n’importe quelle héroïne de roman, et j’ai vibrée avec elle, avec ses amis et tous ses révoltés. L’auteur à réussi à transformer cette révolution en un récit épique rendant à sa source d’inspiration son prestige, donnant au lecteur l’envie de redécouvrir cette période de l’histoire de notre planète rapidement abordée lors de nos cours d’histoire.

Certes l’auteur reprend donc l’histoire de la révolution russe à sa manière, mais ce n’est pas pas pour autant qu’elle en devient édulcorée, je dirais même le contraire, l’auteur ne nous épargne rien des rigueur de la vie à la campagne, des horreurs des déportations, de la rudesse des hommes et de ce qu’ils sont capable de s’infliger les uns les autres. Vous l’aurez compris ce livre est, à mon avis, réservé à un public averti.

Bref, je suis sortie de cette lecture avec plein de questions, l’envie de me plonger dans un livre d’Histoire et surtout, très impatiente de lire la suite !

Merci aux éditions Michel Quintin qui m’ont permise de faire cette découverte.


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