Masque de sang – Lauren Kelly

Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 301
Prix : 19,50€

Résumé : Riche et charismatique mécène, Drewe Hildebrand suscite le scandale en organisant une exposition de « bio-art », qui inclut des foetus et des masques faits de sang humain, dont l’un à l’effigie de Drew elle-même. Est-ce pour cette raison qu’elle disparaît de sa propriété située au bord de l’Hudson, apparemment kidnappée au cours de la nuit ? Sa jeune nièce Marthe, retrouvée droguée au crystal meth, est trop traumatisée pour décrire les ravisseurs. Saura-t-elle échapper à ses terrifiantes hallucinations pour aider la police ? Cette enquête haletante est aussi une plongée dans le monde des « bio-artistes » et une réflexion singulière sur l’art contemporain.

Mon avis : J’ai obtenu ce livre grâce à la générosité de la maison d’édition Albin Michel. Je n’en avais pas entendu parler avant de le recevoir, mais le résumé de la 4ème de couverture m’a attiré de suite étant une grande fan de thriller.

Dès les 1ères pages j’ai été happée par le livre. Il est écrit du point de vu de la nièce de la mécène disparue. C’est très confus sur les débuts, Martha étant sous l’emprise des drogues et j’ai apprécié ce côté fouillis, passant d’un souvenir à l’autre sans réel lien. Seulement ce côté fouillis a continué un peu trop à mon goût avant que je ne réalise que c’était voulu par l’auteur. Lauren Kelly a l’art et la manière d’entrainer le lecteur où elle veut par les chemins qu’elle veut, et pas forcément le plus court. Cette auteure est purement retord. Elle est simplement diabolique. Son style d’écriture est fluide, les mots employés simples, mais son talent réside dans les méandres dans lesquels elle nous emmène. Elle nous fait croire que nous sommes assez malin pour trouver le coupable, alors que nous sommes juste bon à nous laisser mener par le bout du nez.

Il est difficile de parler de ce livre sans vous en dévoiler la teneur et surtout la fin, mais j’ai aimé ce livre qui a un peu remis en question ma façon de voir les thrillers. Celui-ci est un thriller psychologique haut de gamme, où pas mal de choses sont suggérées pour embrouiller le lecteur. Le personnage de Martha, la narratrice du livre est attachant, et même si nous ne sommes pas toujours d’accord avec sa logique, il est difficile de ne pas éprouver de l’empathie pour ce nouveau genre de demoiselle en détresse.

Bref, un livre que je vous conseille vivement.

T1 Jane Yellowrock, tueuse de vampires – Faith Hunteur

Éditeur : Éclipse
Nombre de pages : 413
Prix : 18€

Résumé : L’année dernière, Jane a frôlé la mort en anéantissant une famille de vampires sanguinaires qui semaient la terreur parmi la population. Après des mois de convalescence, la voilà de retour, prête à se battre à nouveau. Sauf que, cette fois, elle a été engagée par ceux qu’elle a l’habitude de tuer: des vampires.

Jane Yellowrock est la dernière de son espèce : une porteuse de peau de descendance cherokee capable de prendre l’apparence de n’importe quel animal et qui traque les morts-vivants pour gagner sa vie. Elle est recrutée par Katherine Fonteneau, l’une des vampires les plus âgées de toute la Nouvelle-Orléans, mère maquerelle du Katie’s Ladies, pour chasser un vampire paria qui s’attaque à ses semblables.

Entre la maison close, pleine de véritables belles de nuit, et un motard Cajun sexy qui arbore une panthère tatouée sur l’épaule et qui réveille ses sens, Jane doit rester concentrée pour remplir sa mission… sinon la prochaine peau qu’elle devra sauver pourrait bien être la sienne. Bienvenue à la Nouvelle-Orléans !

Mon avis Ce qui m’a plu en premier dans ce livre, c’est la couverture. Ça faisait longtemps que je n’en avais pas vu une aussi belle. Peut-être l’effet « photo » ? En tout cas j’ai adoré et j’ai trouvé que la demoiselle sur la couverture concordait très bien pour le personnage de Jane (parce que ce n’est pas toujours le cas) même si ce n’est pas le cas de la moto.

Ensuite j’ai attaqué la lecture et dès les premières pages j’ai aimé le style de Jane. Sa façon de sourire en coin en retenant sa réplique mordante. Elle est posée même si elle ne se laisse pas faire pour autant. Jane a ses idées, son caractères, ses défauts et assume très bien le tout. Enfin, plus ou moins bien. Disons qu’elle sait qu’elle ne peut pas changer ce qu’elle est et qu’elle fait au mieux pour s’en accommoder.

Jane est un être particulier. Appelée « Porteuse de peau » elle peut se transformer en n’importe quel animal dont elle arrive à récupérer un « bout » : une dent, un os… Et elle a son animal de prédilection, un puma, dont l’esprit cohabite avec le sien et appelé Bête. Le livre étant écrit à la première personne, nous faisons connaissance simultanément avec Jane et Bête. J’ai beaucoup aimé l’alternance entre les deux « personnage », l’opposition de pensée entre l’homme et l’animal qui au fil du temps sont devenus complémentaire.

L’intrigue est aussi très bien menée. Engagée par un vampire pour en tuer un autre, même s’il est pariât, Jane plonge dans leur monde, elle qui d’ordinaire les tue. Elle apprend leur mode de fonctionnement et leur politique complexe et s’adapte. Contrairement à ce qu’elle aurait elle-même cru. Elle mène l’enquête et nous mène par le bout du nez, jusqu’à la découverte du « coupable » que je n’attendais vraiment pas.

De plus, j’ai beaucoup aimé l’ambiance de la ville retranscrite par l’auteure. J’ai découvert un peu de la Nouvelle-Orléans.

J’ai beaucoup aimé ce livre, qui m’a fait renouer avec les Anita Blake du début. J’aime beaucoup Jane et je pense que je vais faire un petit bout de route avec elle…


Merry Gentry T5 : Sous le souffle de Mistral – Laurell K Hamilton

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages : 313
Prix : 8,90€

Résumé :  » Je suis Merry Gentry. Héritière potentielle du trône de la cour Unseelie. En tentant de prouver ma fertilité à ma tante, la Reine de l’Air et des Ténèbres, j’ai réveillé des pouvoirs endormis depuis des siècles. Je ne connais pas mes propres limites, et peut-être ne les connaîtrai-je jamais… Mes gardes et moi sommes arrivés sur le territoire du Roi Sholto… et qui sait si j’en sortirai vivante. « 

Mon avis : À peine terminé le T12 d’Anita Blake, voilà que j’enchaine avec le T5 de Merry Gentry du même auteur. Les points communs entre ces deux sagas ? La ville de Saint-Louis et la petite taille du personnage principal. Et ça s’arrête là. Les deux personnages évoluent dans des mondes totalement différent.

Merry est une trentenaire, mi-humaine mi-sidhe, héritière du trône de la cours Unseelie. Pour pouvoir devenir reine, elle doit tomber enceinte. Pour ça elle a une garde personnelle d’une douzaine de gardes prêt à tout pour la satisfaire (ne me demandez pas de les énumérer, je suis totalement perdu avec tous ces hommes). En couchant avec ses gardes (j’ai du mal à utiliser l’expression : faire l’amour dans ce cas) elle réveille les pouvoirs éteints de la féérie les un après les autres, rendant aux gardes leurs pouvoirs perdus.

Voilà un synopsis rapide pour ceux qui n’auraient jamais lu ces livres.

En me procurant ce livre j’ai d’abord été déçue par son peu de nombre de pages en comparaison des précédents, nombre d’autant plus « petit » que la police de ce tome était plus grosses que les précédents. Mais l’avantage, c’est que j’ai pu lire plus vite.

J’ai eu un peu de mal avec les première pages, passée l’agréable surprise de la découverte d’un nouvel objet de pouvoir, nous revoilà parti dans des scènes de sexes (sachant que j’en ai « soupé » dans ma lecture précédente), certes chaque scène de sexe de cette série nous réveille des pouvoirs enfouis de Féérie, mais quand même, à force ça devient lourd, surtout que l’auteur (ou la traductrice) devrait apprendre à varier son vocabulaire et les scènes. Mais tout ceci a été balayé lors de l’arrivée de Solto, à la moitié du livre, aimant particulièrement ce personnage. Par contre j’ai trouvé que l’auteur se débarrassait un peu trop facilement de certaines contraintes liées au physique de Solto.

Bref, difficile de parler de ce tome sans trop en dévoiler sur la saga elle-même. Après quelques pages de sentiments mitigés, j’ai finalement été conquise par ce livre. Il est certes court mais je pense que l’auteure en avait besoin, comme transition, pour mettre en place les actions suivantes. Que j’ai bien évidement hâte de découvrir.

Anita Blake T12 : Rêves d’Incubes – Laurell K Hamilton

Éditeur : Milady
Nombre de pages : 762
Prix : 25€

Résumé : Ma vie sentimentale n’a jamais été si compliquée. Avec Jean-Claude tout va bien, mais il me faut aussi jongler avec mon ex loup-garou et mon autre amant métamorphe ! Tous ces partenaires éveillent en moi une faim primitive que j’ai bien du mal à canaliser. Et voilà que Nathaniel jette de l’huile sur le feu. Je me suis pourtant toujours refusée à lui… Et comme si ma vie personnelle n’était pas déjà assez tordue, une sale affaire me tombe dessus au boulot. Un vampire tueur en série oeuvre à Saint-Louis et s’en prend à des stripteaseuses. Le coupable n’est pas quelqu’un du coin, j’en suis sûre. Mais voilà qu’on m’accuse de ne pas être objective sous prétexte que je sors avec Jean-Claude.
On pourrait me laisser me reposer ?

Mon avis : J’ai découvert Anita Blake et son monde en 2004, alors que je cherchais de nouvelles lectures. Ça a été de suite une très belle rencontre pour moi, j’ai adoré le monde créé par Laurell K Hamilton, ce pays (les USA – bein oui c’est bien connu qu’ils sont en avance sur tout ;)) où les vampires sont des citoyens comme les autres, ayant des droits et des devoirs. Bien évidement, il est difficile de juger et d’emprisonner un vampire, à cause de ses pouvoirs hypnotiques, donc lorsque ceux-ci ne respectent pas la loi, bien souvent en tuant des humains, il faut les éliminer en faisant appel à un exécuteur. C’est alors que rentre en scène notre Anita, exécutrice de son état. Voilà le pitch global de l’histoire, la trame récurante à chaque livre.

Ce tome étant le 12ème de la saga, notre petite Anita des débuts a bien évoluée, pas mal de ses certitudes se sont effondrées et sa vision du monde évolue après chaque aventure. C’est ce qui me plait le plus dans cette série. Ce personnage non figé qui ne reste pas campé sur ces avis et change suivant les aventures dans lesquelles elle évolue.

Seulement ça fait plusieurs tomes où je suis déçue par cette série. Depuis le 10ème exactement, avec l’entrée en jeu de l’ardeur. Cette ardeur hérité de Jean-Claude, le vampire, à travers le triumvira qu’elle forme avec celui-ci et Richard, le loup garou. Difficile de vous en dire plus si vous ne lisez pas cette saga, sans trop vous en dévoilé sur les pourquoi du comment. L’ardeur oblige Anita à la nourrir toutes les 12 heures. Pour cela elle doit avoir des rapports sexuels par lesquels elle puise dans l’énergie de ses partenaires. Cette faim donnant lieu à de belles scènes de sexe voire d’orgie. Et j’ai parfois du mal avec toutes ces scènes, qui certes ont leur utilités et sont justifiées, mais qui durent parfois en longueur à mon goût.

Ça c’est pour le point négatif, mais il y a aussi pas mal de points positifs : toujours une enquête à résoudre (ça c’est mon côté fan de romans policiers), l’évolution constante des personnages qui gagnent à chaque fois en profondeur, qu’ils soient principaux ou secondaires, l’évolution des pouvoirs d’Anita et des autres personnes composant le triumvira, même l’évolution des lois du pays…

Vous l’aurez donc compris, j’ai un avis mitigé sur cette série depuis peu, mais je la continue quand même. Parce que j’aime beaucoup le personnage d’Anita (ainsi que bien d’autres), et qu’en dehors de cette ardeur envahissante, je retrouve à chaque fois avec plaisir et impatience ses aventures.

Zoé Bonhomme T1 – Zoé a trop bu – Lucy Gareth

Éditeur : Numériklivres
Nombre de pages : 75
Prix : 1,99€ (livre numérique)

Résumé : Oui, Zoé Bonhomme est une femme, une vraie. Zoé Bonhomme a un compte sur Twitter et sur Facebook. Elle a blog à elle. Dans son sac à main, il y a un iPhone qui ne la quitte jamais. Zoé Bonhomme aime la vodka au miel, c’est son péché mignon. Elle l’aime d’ailleurs un peu trop. Zoé Bonhomme travaille et fait la fête. Et devinez ce qu’elle cherche ? Le grand amour bien évidemment. Ce qui n’est pas le plus facile,  surtout lorsque Zoé a trop bu et qu’elle ne se souvient plus de rien…

Mon avis : Je n’avais pas lu de Chik-lit depuis un moment et ça me manquait. Ces livres remplis d’humour qui collent à ma vie comme un chewing-gum à une semelle un jour d’été. C’est assez troublant de voir que, quelque soit le pays d’origine, les femmes trentenaires et actives vivent à peu près toutes la même chose. Mais là, mieux encore, l’action se passe à Paris !

Zoé est une femme comme les autres, modernes, actives et… célibataire ! Elle se réveille un matin sans aucun souvenir de la soirée de la veille. Elle retrouve un étrange billet dans son porte-feuille et décide de trouver qui lui a écrit cette déclaration.

Le style est léger, se lit très vite, et le texte est agrémenté d’illustrations agréables. C’est un petit livre sans prétention de 75 pages qui permet une vraie bouffée d’oxygène. J’ai beaucoup souris et j’ai trouvé Zoé très attachante. J’attends le 2ème tome avec impatience.