Radiance – Alyson Noël

ICI ET MAINTEANT

Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 199
Prix : 12,95€

Résumé : Après l’accident, Riley Bloom n’a pu se résoudre à suivre ni sa soeur Ever qui regagnait le monde des vivants, ni ses parents qui partaient pour celui des morts. Elle est restée coincée entre les deux, dans un espace indéfini qu’on appelle Ici. Riley y retrouve son chien et peut rendre visite à Ever quand elle le souhaite. Jusqu’au jour où elle est convoquée devant le Conseil qui lui fait remarquer que la vie après la mort ne consiste pas à prendre du bon temps pour l’éternité… On lui assigne donc une fonction, celle de Passeur d’âmes, ainsi qu’un étrange guide : Bodhi. Ensemble, ils doivent convaincre les esprits égarés de rejoindre l’autre monde. Leur première mission : un garçon, un Rayonnant, qui hante un château anglais depuis des siècles. Beaucoup de Passeurs ont essayé de lui faire traverser le pont, sans succès. Pour y parvenir, Riley va devoir découvrir le secret qui l’étouffe et affronter ses plus grandes peurs.

ÉCLAT

Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 186
Prix : 12,95€

Résumé :Voguant entre le monde des vivants et celui des morts, Riley fait la connaissance de Rebecca, un jeune fantôme, qui ne se montre pas sous son vrai jour. Autrefois fille d’un riche planteur, Rebecca continue d’en vouloir aux esclaves qui l’ont tuée lors d’une révolte en 1733. De rage, elle s’en prend aux fantômes de ceux d’entre eux qui ont péri avec elle et les emprisonne dans leurs pires cauchemars.

Face à ce besoin de vengeance insatiable, Riley pourra-t-elle apaiser Rebecca ? Et comment la guider vers la voie du pardon sans se laisser elle-même piéger par ses souvenirs les plus noirs ?

Mon avis :  Une fois n’est pas coutume, je vais réunir deux livres dans la même chronique. Je les ai lu l’un à la suite de l’autre, dans un laps de temps de 48h et j’ai peur de ne pas réussir à vraiment les différencier. Je vais toutefois essayer.

Je tiens aussi à préciser que je n’ai pas lu la saga « Éternels » dont est tirée la série « Radiance » et donc vous assurer que cela ne gène en rien la compréhension.

Tome 1 : Ici et maintenant. Riley est une adolescente de 12 ans qui meurt subitement lors d’un accident de voiture. Contrariée d’être séparée de sa grande sœur, elle reste à errer un moment sur terre en tant que « fantôme » avant d’accepter de rejoindre l’endroit de « Ici et Maintenant ». Là-bas elle découvre une vie après la vie, un monde différent où tout le monde peut se réaliser, mais où on ne se tourne pas les pouces pour autant. Le conseille lui attribue le rôle de passeur d’âme : elle doit ramener les âmes restées sur terre au pays d’Ici est Maintenant. Riley va en apprendre plus sur elle et sur ce qu’elle ne connaissait pas du monde une fois morte que de son vivant.

J’ai bien aimé me laisser entrainer par Riley. Cette demoiselle est fraiche et nature, elle parle avant de réfléchir et malgré son jeune âge, elle a le caractère bien trempé et sait ce qu’elle veut. Elle s’emballe parfois (souvent:p) un peu vite, ce qui la met parfois dans des situations délicates, mais sa franchise et son grand cœur la sortent de tout justesse de tout ça. Et elle a aussi un gros atout : elle sait se remettre en cause et accepte facilement qu’elle a fait fausse route et qu’elle doit changer.
Le style de l’écriture de l’auteur est fluide et très accessible pour les ados. Elle écrit sans fioriture et descriptions surchargées allant droit à l’essentiel. Les actions s’enchainent rapidement ne laissant aucun flottement dans l’histoire captivant ainsi le lecteur. Une fois l’action en route, on ne veut qu’une chose, savoir si Riley va réussir sa mission, et comment elle va changer.

 Tome 2 – Éclat. Après une première expérience mouvementée, Riley a droit à des vacances bien méritées. Avec son guide Bodhi, qu’elle doit apprendre à mieux connaître et son chien caramel, elle profite des plages des îles vierges. Enfin c’était ce était prévu, s’il n’y avait eu le côté têtue de la miss bien décidée à tirer au clair une sombre histoire de fantôme capricieux retenant quelques centaines d’autres contre leur volonté.

Une fois encore j’ai apprécié faire ce bout de route avec Riley. Je l’ai retrouvé fidèle à elle-même. Oui, elle prend en maturité, comprend des choses qu’elle n’aurait pas comprises de suite si elle était encore vivante, mais reste malgré tout une ado têtue et mal dans ces baskets. Ce n’est pas parce que vous pouvez choisir et changer à volonté le-dit modèle de baskets que la vie, enfin ici la non-vie, est plus facile.
Comme la première fois, Riley fonce tête baissée dans la nouvelle aventure qui se présente à elle, elle agit et réfléchi après, mais comme les chats elle retombe toujours sur ses pattes !
Dans ce deuxième tome l’auteure réunit les mêmes ingrédients que dans le premier pour séduire les ados. L’action se met vite en place, les descriptions sont courtes et concises, il n’y a aucun battement… Pour autant l’histoire n’est pas bâclée, les flash back sont bien placés pour nous apprendre comment la situation s’est dégradée. Alyson Noël expose ici une partie de l’histoire des États-Unis peu glorieuse sans fioriture ni sentimentalisme. Ce livre étant destiné à un jeune public, elle leur expose clairement les faits, sans en rajouter dans l’horreur et sans vouloir édulcorer les événements.

Bref une lecture que je recommande au 10/14 ans sans aucun soucis, et aux adultes qui veulent une lecture fraîche sans prise de tête.

Le petit plus : le couvertures sont MA-GNI-FI-QUES ! Et Non je n’exagère pas. Celles-ci me donnent l’envie de les encadrer. Rien que pour ça ils méritent d’être dans votre bibliothèque.

Je remercie les éditions Michel Lafon pour cette fraîche découverte idéale pour l’été !


Cliquez si vous voulez acheter.

Un mort à Starvation Lake – Bryan Gruley

Éditeur : Points
Nombre de pages : 509
Prix : 7,80€

Résumé : Journaliste dans un grand quotidien de Detroit, Gus Carpenter est contraint de démissionner suite à un scandale. De retour dans son village natal de Starvation Lake, au nord du Michigan, où l’ennui est plus mortel que le blizzard, il y couvre les rares événements pour la gazette locale. Mais la découverte de la motoneige de l’ancien entraîneur de l’équipe locale de hockey sur glace, disparu dix ans plus tôt dans un lac gelé, fait se délier les langues. Gus est loin d’imaginer le nombre de secrets sordides que sa petite communauté lui cache.

Mon avis : Je suis en pleine période romans policiers, j’en ai lu quatre en peu de temps et je me rends compte que ça m’avait manqué ! Je crois que je vais revenir plus souvent à mes premières amours…

Bryan Gruley nous plonge dans l’histoire assez monotone d’une petite ville des États-Unis, jusqu’au jour ou réapparaissent les fantômes du passé sous la forme d’une motoneige émergeant d’un lac encore gelé. Gus est revenu vivre dans la ville qui l’a vu naitre suite à une drôle d’histoire qui s’est déroulée dans la ville de Detroit. Il retrouve ses amis d’enfance, ceux avec lesquels il jouait au hockey. Sa vie retrouve un morne quotidien jusqu’à la découverte de cette motoneige qui a elle seule va remuer la vase enfuie au fond du lac. La réouverture de l’enquête sur la noyade du coach de l’équipe, dix ans plus tôt, va dévoiler une facette de cette ville qu’elle aurait bien aimé garder secrète.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, l’auteur mettant les choses en place lentement, comme pour mieux se calquer sur le rythme de cet hameau tranquille. De plus, cette intrigue se déroulant dans le milieu du hockey, sport « national » au Michigan, j’étais un peu larguée au milieu de toutes ses descriptions de matchs. Mais tout cela a vite été dépassé au bout de quelques dizaines de pages.

Le personnage de Gus, journaliste au canard local, est très bien campé, on s’attache très vite à lui. On comprends ses déceptions, ses regrets, ses défauts… Je suis une femme, mais il est assez facile de s’identifier à lui, tant les questions qu’il se pose, les choix auxquels il est confronté sont ceux de tous en pareilles occasions. C’est malgré son passé un homme intègre.

Les autres personnages du livre sont typiquement ceux que l’on s’attend à trouver dans ce genre de bourgade : le barman taciturne, le mec fort en gueule toujours accoudé au comptoir, la vieille teneuse de restaurant qui sait tout sur tout, le jeune entrepreneur aux dents longs, le vieux loup à qui on ne la fait plus, la journaliste ambitieuse, la standardiste, ancienne reine de beauté, revenue de tout, le shérif enrobé et maussade, l’ancienne petite amie rancunière, la mère attentionné, l’ami d’enfance un peu largué… Bref, toute une galerie de portraits qui pourrait tomber dans la caricature mais qui sonne étrangement vraie. L’auteur a parfaitement réussi à retranscrire l’atmosphère de ces petites villes typiquement américaines, remisant parfois l’enquête policière au second plan.

Pourtant cette enquête est vraiment bien ficelée, dès le début on se doute que cette moto resurgissant du mauvais lac trouée d’une balle, que cette mort par noyade un soir de mars 1988 du coach de l’équipe de hockey classée accidentelle ne sont pas ce qu’elles paraissent être, mais jamais nous ne soupçonnons où cela va nous mener…

En définitive, et malgré que je ne suis pas une grande sportive, j’ai beaucoup aimé ce livre, par son ambiance, ses personnages, leurs relations et par cette enquête qui nous dévoile un pan pas très reluisant de la nature humaine.

Le petit plus : L’auteur a écrit une suite « The Hanging Tree », qui n’est pas encore traduite. Et pour ceux qui se débrouillent avec l’anglais vous pouvez visiter la ville virtuelle de Starvation Lake sur le site de l’auteur : http://www.bryangruley.com/

Je remercie les éditions Points et livraddict de m’avoir permis de découvrir cet auteur.



Cliquez si vous souhaitez l’acheter

Glacé – Bernard Minier

Éditeur : XO Éditions
Nombre de pages : 553
Prix : 20,90€

Résumé : Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d’un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée.
Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.
Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrière. Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d altitude ? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar ?
Une atmosphère oppressante, une intrigue tendue à l extrême, une plongée implacable dans nos peurs les plus secrètes, ce premier roman est une révélation !
Bernard Minier a grandi au pied des Pyrénées. Primé à l issue de plusieurs concours de nouvelles, il publie avec Glacé son premier roman.

Mon avis : Glacé est le deuxième livre policier se déroulant dans les Hautes-Pyrénées, ma région, que je lis en une dizaine de jours. Et à vrai dire, ça fait sacrément flipper quand même ! Cette région, que je croyais si tranquille ne l’est peut-être pas tant que ça… du moins dans l’imaginaire des auteurs.
Ce livre était annoncé par l’éditeur comme un très bon thriller et je trouve qu’il a tenu ses promesses ! Je me suis laissée emporter par l’intrigue dès les premières pages.

L’assassinat horrible d’un cheval est commis dans un lieu improbable sur les hauteurs d’une montagne. Le propriétaire du cheval ayant « le bras long » la gendarmerie et la police se retrouve à mener l’enquête conjointement, en trainant un peu la patte… jusqu’au moment où un homme est retrouvé pendu dans des circonstances étranges. À cela rajoutez la présence d’un centre psychiatrique pour détenus très dangereux et voilà l’intrigue et l’ambiance plantées.

Le livre met du temps à démarrer, l’auteur prend le temps de poser tous les éléments et de nous présenter les personnages en détails. Martin Servaz, qui est aussi le personnage principal, est le commandant chargé de l’enquête de la police, tandis que Irène Ziegler appartient elle à la gendarmerie. Ensemble ils vont aller de découvertes macabres en suspicion les plus improbables.
Parallèlement à l’enquête, nous voyons Diane Berg, jeune psychologue suisse, arriver à l’institut psychiatrique, sans vraiment comprendre où l’auteur veut nous emmener…

Il alterne les passages d’enquêtes et les moments passés dans le centre de rétention psychiatrique avec Diane découvrant son nouvel environnement. Ces épisodes avec la jeune psychologue, dans ce lieu confiné sont ceux qui donnent vraiment le plus la chair de poule créant ainsi une ambiance oppressante. Sans eux, le livre passerait presque pour un polar classique, mais ils ajoutent la note d’angoisse qui fait que l’on s’attend au pire à tout moment.
J’ai trouvé les personnages bien décrits, l’auteur s’attarde juste ce qu’il faut sur leur vie privée, nous dévoilant un peu de chacun en dehors du cadre de l’enquête, ce qui m’a permis de vite m’attacher à eux. Certains lui ont reproché de parfois trop détailler l’action, de glisser dans ses textes des petites scènes qui n’apportent rien à l’intrigue. C’est vrai, mais j’ai beaucoup aimé ces passages qui pour moi donne véritablement vie aux personnages.

L’intrigue par elle-même est très bien menée, je me suis faite balader une bonne partie du livre, allant là où l’auteur voulait que j’aille, pensant même avoir un coup d’avance sur lui… jusqu’au dénouement final qui m’a un peu laissée sur le c*** ! Oh, Bernard Minier ne révolutionne pas le genre, mais il m’a fait passer un excellent moment avec un livre policier qui, pour un premier roman n’a rien à envier à ses pairs !
En résumé, un excellent thriller. Ne vous laissez pas rebuter par la taille du roman, il vaut son nombre de pages !

Je remercie le forum Accros et Mordus de lecture, ainsi que les éditions XO pour ce partenariat.


Cliquez si vous souhaitez l’acheter

Mercy Thompson Tome 1 – Retour aux sources – Patricia Briggs.

Éditeur : Milady Graphic
Nombre de pages : 112
Prix : 12,90€

Résumé : « Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. » Mercy Thompson n’est pas une fille ordinaire. Mécanicienne, dure à cuire, elle n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis. Et si vous la cherchez, elle se change en coyote. Un pouvoir bien pratique quand elle se retrouve plongée en pleine guerre des meutes de loups-garous, mais inefficace contre sa mère !

Mon avis : Je ne suis pas une adepte des comics, je connais, j’ai des amis autour de moi qui aiment beaucoup et qui m’en parlent souvent sans que j’ose passer le pas jusqu’à celui-ci. Oh ! Bien sûr, j’attends impatiemment la sortie du comics d’Anita Blake depuis plus d’un an, mais aucun ne m’avait poussée à franchir le cap.

Retour aux sources est sorti alors que Patricia Briggs était de passage en France en mars, en marge du salon du livre de Paris. Je ne pouvais rater ni le passage de l’auteur, ni la sortie du comics. Le premier lu et possédé. J’ai beaucoup aimé la première prise en main, la couverture est belle est brillante et les pages toutes douces, sans parler de cette odeur d’encre, entêtante mais que j’adore sentir !

J’aime beaucoup le personnage de Mercy et j’étais curieuse de découvrir ses traits nés sous la plume d’un dessinateur. Je n’ai pas été déçue, elle ressemble assez à l’image que je m’en suis faite, je la vois peut-être un chouilla plus jolie, mais l’ensemble reste cohérent. Le graphisme est typique des comics (de ce que j’en connais), les dessins sont nets et les couleurs sombres, totalement en accord avec l’univers dans lequel évolue Mercy.

L’histoire nous narre l’arrivée de Mercy au Tri-Cities, comment elle en est arrivée à travailler dans un garage, ses premiers contacts avec la meute locale, et l’on découvre ainsi tout un pan de sa vie qui nous était inconnu, même si son absence ne gênait en rien la compréhension de l’histoire comme elle est plantée dans les romans. J’ai beaucoup apprécié découvrir Mercy plus jeune, et donc un peu différente, en apprendre plus sur elle et sur sa première rencontre avec Adam, le chef de la meute locale.

J’aime vraiment l’univers de Patricia Briggs (pour ceux qui ne l’auraient pas encore saisi ^^) et ce nouveau format ne fait que le confirmer. C’était mon premier contact avec un comics et je crois que l’expérience est vraiment concluante et que je vais essayer de la retenter le plus vite possible !


Cliquez si vous souhaitez l’achetez

Intuitions tome 2 – Chaos – Rachel Ward

Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 396
Prix : 15,95€

Résumé  : Depuis son plus jeune âge, Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu’elle croise. C’est le jour où sa mère décède qu’elle en comprend la signification : il s’agit de la date de leur mort. Et bientôt, elle découvre que son fils Adam possède, lui aussi, le terrible don…

Angleterre, 2026. À la mort de Jem, Adam a été élevé par Nana, sa grand-mère. De retour à Londres, il fait la connaissance de Sarah, une jeune femme qui le voit depuis plusieurs mois dans ses rêves. Mais un phénomène troublant va venir bouleverser leur existence. Tout le monde arbore soudain le même nombre : 01012027.
Déclaration de guerre, accident nucléaire, virus foudroyant ? Sarah et Adam savent qu’un effroyable événement est sur le point de se produire. Et ils n’ont que quelques mois pour changer le cours du destin…

Mon avis : J’ai enchainé le T2 juste après avoir fini le T1 et je n’aurais peut-être pas dû…

On quitte Jem, qu’on découvre morte, pour suivre l’histoire de son fils, Adam, qui a hérité de son don (logique alors me direz-vous que l’on perde Jem en route vu qu’elle n’a plus de don, bref !). Adam a bientôt 16 ans et vit dans un monde un peu différent du notre, vu que l’action se déroule en 2026. Notre société a évolué, pistant chaque citoyen à l’aide de puces. Le monde change à cause du réchauffement climatique et voilà Adam quittant sa ville de Weston inondée pour retourner à Londres. Là-bas il fait la connaissance de Sarah, qui cauchemarde sur lui chaque nuit, et découvre qu’une bonne partie de la population porte la même date de mort… Voilà comment l’auteure nous plante l’intrigue cette fois-ci.

Le seul personnage restant du tome précédent est Val, l’arrière-grand-mère d’Adam, qui l’élève suite au décès de Jem. J’ai été heureuse de la retrouver inchangée. Elle passe ses journées assisse sur son sempiternel tabouret à fumer cigarette sur cigarette et à boire du thé. On la découvre un peu plus et j’ai beaucoup apprécié. Vient ensuite Adam, que j’ai eu du mal à trouver attachant à cause de ses coups de colère, certainement justifiés, mais un peu trop faciles à mon goût. Ce qui n’empêche pas le fait que c’est un personnage plein de courage et sincère. La touche féminine est donnée par Sarah, ado de 15 ans qui vieillit trop vite. Elle ressemble à une chose fragile derrière les conneries qu’elle accumule au lycée, mais se métamorphose tout le long du livre.

Adam voit donc une bonne partie de la population de Londres avec le même numéro, la même date de mort. Il se pose alors la question de savoir s’il peut changer ces dates, ou si comme il le pensait avec sa maman, celles-ci sont immuables. Voilà toute la problématique du livre, dont je ne vous dévoilerais rien 😉

L’auteure a réussi à garder le même rythme et la même fluidité d’écriture (chapitres courts, beaucoup de dialogues, peu de descriptions), mais je n’ai pas ressenti la même intensité au niveau des émotions. Je ne me suis pas attachée de la même manière aux personnages, j’étais curieuse de voir ce qu’allait donner l’intrigue, comment ils allaient s’en sortir, mais je n’ai pas réussi à vibrer pour eux comme j’ai vibré pour Jem et Spider. Il me manquait une petite étincelle… Ou alors, comme je le disais en tout début, j’ai enchainé ces livres trop vite…
Cela n’en reste pas moins une lecture agréable et je remercie beaucoup Camille et les éditions Michel Lafon pour m’avoir permis de faire cette jolie découverte.

Si vous souhaitez lire un autre avis sur ce livre, il y aussi celui de Mélo sur son blog.

Cliquez si vous voulez acheter.