Cœurs en fuite – Agnès Laroche

Éditeur : Rageot / Heure noire
Nombre de pages : 145
Date de parution : 22 mars 2017
Prix : 7,90€

Résumé : Le père d’Alex est un dangereux mafieux, celui de Jade le policier qui l’a traqué en vain pendant des années. Mais en amour on ne choisit pas, et les deux lycéens n’en peuvent plus de se cacher. Alors Alex a l’idée d’organiser son propre enlèvement pour faire chanter son père, lui extorquer une grosse somme d’argent et fuir à l’étranger avec Jade. Elle hésite, puis accepte.
Sans comprendre dans quel terrible engrenage ils s’engagent…

Mon avis : La collection heure noire propose des policiers pour la jeunesse, deux genres que j’apprécie de lire.  J’ai donc jeté mon dévolu sur Cœurs en fuite.

Alex et Jade sont amoureux. Mais leur parents ce détestent. Qu’à cela ne tienne ! Ils vont simulé l’enlèvement d’Alex et partir ensemble avec l’argent de la rançon. Sauf que rien ne se passe comme prévu.

Ce policier jeunesse se lit très rapidement. Il est très court (à peine 150 pages) et étant destiné à la jeunesse, il ne s’embarrasse pas de descriptions à rallonge, ce que j’ai largement apprécié.
Le style est rapide et vif au même titre que l’action. L’auteure va droit au but. Elle nous présente rapidement les deux personnages principaux, Jade et Alex, pour vite nous plonger au cœur de l’action.
Dès le début j’ai trouvé le plan d’Alex et Jade utopique, je n’ai jamais entendu d’histoire de kidnapping qui profite aux kidnappeurs. Mais quand on a 17 ans on est encore rêveur, voire naïf. Parce qu’il faut bien l’avouer que leur plan est naïf. Affronter un caïd et lui voler son argent ça se finit rarement bien. Bref, je ne le sentais pas. Mais je n’imaginais pas du tout les rebondissements que l’auteure nous avait concoctés ! Parce que bien évidement tout ça va rapidement dépasser Jade et Alex. Et je n’ai pas pu m’empêcher de me dire « je l’savais ! ». De toute façon l’auteure a eu raison, la fin était plus réaliste finalement que si leur plan avait fonctionné.
J’ai passé quelques jolies heures de lectures avec ce petit livre.

Je remercie Rageot pour cette lecture.

37/65

Rien ni personne – Lorris Murail

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 176
Date de parution : 1er février 2017
Prix : 15,50€

Résumé : La vieille dame semble avoir poussé comme un champignon, au milieu de la clairière. Quand Jeanne la trouve par hasard, elle ne réagit pas, semble égarée. Jeanne n’a que faire d’une mamie sauvage : elle s’apprête à l’abandonner à qui voudra… et cependant, contre toute attente, elle revient sur sa décision et l’emmène avec elle pour un temps. La voilà dans la cabane où elle s’est établie, face à la mer, avec sur les bras cette vieille mutique qui ne lui appartient pas.
Jeanne a ses propres problèmes. En fuite, elle vise la lointaine Thaïlande, où elle espère exercer ses talents de boxeuse thaï. En effet, elle sait pouvoir encaisser les coups : son corps ne les sent pas. À l’intérieur, c’est une autre histoire.

Mon avis : Grande fan de la collection Exprim’, je me suis de nouveau laissée séduire par une de leur parution.

Jeanne vit dans une cabane au bord de la mer en attendant de rejoindre la Thaïlande où elle veut faire des combats. Un jour lors d’une ballade dans les bois, elle rencontre une vieille dame prostrée qui ne dit pas un mot. Commence alors leur histoire…

J’ai vraiment eu du mal à entrer dans l’histoire et à m’attacher aux personnages. J’aime pourtant les filles rebelles comme Jeanne qui prennent leur vie en main mais jamais elle n’a réussi à allumer la petite flamme en moi. Cela est peut-être dû à la forme particulière du roman, puisque la vieille dame est mutique, il n’y a que Jeanne qui parle. J’aime pourtant quand les gens racontent leur vie, découvrir leurs petits secrets, ça alimente mon côté voyeuse, mais là c’était vraiment trop décousu, je n’arrivais pas à voir où l’auteure voulait nous mener et je m’y perdais souvent. C’est un peu à l’image de la vie de Jeanne, qui elle aussi n’est pas très stable, mais cela m’a souvent perdue et j’ai eu du mal à m’attacher à l’histoire. Même si Jeanne est un beau personnage, elle et moi ça n’a pas « smatcher ». J’avais hâte de connaître la fin, parce que je suis curieuse, mais aussi parce que j’avais tout simplement hâte que ça se termine.
C’est dommage, parce que sur le papier le livre avait tout pour me plaire. Des personnages atypiques et une histoire qui l’est tout autant. Mais l’alchimie n’a pas eu lieu. J’ai vraiment l’impression d’être passé à côté de l’histoire. Et ça m’agace parce que d’habitude j’aime ce genre de roman…Peut-être que vous, vous arriverez à être touché…

Je remercie Exprim’ pour cette lecture.

36/65

Un petit quelque chose en plus – Sandy Hall

Éditeur : Hugo romans
Nombre de pages : 254
Date de parution : 9 février 2017
Prix : 17,00€

Résumé : Tout le monde sait que le courant passe entre Lea, une timide maladive, et Gabe, un garçon mystérieux. Quatorze personnes racontent l’histoire, comme le chauffeur du bus, la serveuse du restaurant où Gabe et Lea mangent, même un écureuil dans le parc.

Mon avis : Le résumé m’a séduit bien avant la couverture (oui des fois ça change). Une histoire d’amour raconté par tout le monde sauf par les protagonistes ? Tiens, ça doit changer un peu…

Lea et Gabe se « découvre » à la rentrée universitaire. Ils se plaisent. Mais sont visiblement d’une timidité maladive. Ce sont leurs proches qui racontent leur histoire. Chacun leur tour ils présentent leur point de vue.

Je me suis plongée avec plaisir dans ce livre, j’avais envie d’une romance légère et j’étais sur qu’il allait remplir ce rôle.
On commence à découvrir chacun des 14 narrateurs (oui, oui vous avez bien lu) et j’ai adoré faire connaissance avec cette galerie de personnages. J’apprécie toujours de lire des portraits et surtout de découvrir la vie de chacun, les petits détails parfois sans importance et leur caractère. Sauf qu’ensuite ça se complique un peu. À force de changer de narrateur toutes les 5 pages, je m’y suis parfois perdu ! L’auteure fait ça bien puisqu’elle rappelle le prénom et le rôle de chaque narrateur avant qu’il commence à raconter sa partie, mais j’avais parfois quelque moment de flottement en lisant « je » qui est ce foutu « je »déjà…. Mais une fois mes marques prises ma lecture a été plus facile.
Ce qui m’a par contre passablement agacé c’est que l’histoire traine en longueur. J’ai rarement vu des histoires d’amour prendre autant de détours ! Et des narrateurs qui ne veulent se mêler de rien donner autant leur point de vue. Vers la fin j’ai trouvé tout ça un peu répétitif. Bien sûr, il y a une raison à cette « lenteur », qu’on découvre un peu avant la fin, mais quand même… Moi j’aime que les choses bougent et le rythme de ce livre n’était pas pour moi.
C’est tout de même une jolie romance qui séduira les fans du genre.

Je remercie Hugo romans pour cette lecture.

35/65

Phobie douce – John Corey Whaley

Éditeur : Casterman
Nombre de pages : 302
Date de parution : 1er février 2017
Prix : 16,00€ Notepaillons3.5

9782203122192Résumé : De toute façon, Solomon n’avait jamais besoin de sortir de la maison. Il avait de la nourriture. Il avait de l’eau. Il pouvait voir les montagnes depuis la fenêtre de sa chambre. Ses parents étaient si occupés qu’il organisait sa vie à la maison à sa guise. Jason et Valérie Reed n’intervenaient pas, parce que finalement céder à leur fils était la seule solution pour qu’il aille mieux. À L’âge de seize ans, il n’avait pas quitté le domicile familial depuis trois années, deux mois et un jour. Il était pâle, assez souvent pieds nus, et allait plutôt bien.

Mon avis : J’ai commencé ce livre sans savoir vraiment où il allait me mener… Il avait l’air léger et j’avais envie de légèreté.

Solomon n’est plus sorti de chez lui depuis 3 ans et la crise d’angoisse qui l’a fait se jeter en sous vêtement dans la fontaine devant le collège. Lisa, qui le retrouve par hasard, a décidé de l’aider, et si en plus ça peut aider son acceptation à l’université elle fera d’une pierre deux coups.

Ce livre a tenu ses promesses. Je l’ai lu en un dimanche et j’ai passé un bon moment. Pas de prise de tête, pas trop de réflexion, pas de suspens non plus mais quand même une jolie panoplie de sentiments.
Les personnages sont attachants. La narration des chapitres est alternée entre Solomon et Lisa. Solomon est quelqu’un de fragile et j’ai aimé le voir évoluer. Grandir, apprivoiser ses peurs. Petit à petit il éloigne son agoraphobie. Ce n’est pas une partie gagnée d’avance, il y a beaucoup de batailles de perdues mais il avance quand même, à son rythme.
Lisa est une jeune fille décidée, qui a déjà planifiée toute sa vie dans sa tête. Et elle met tout en œuvre pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée. Sans vraiment faire attention aux dommages collatéraux. Mais elle a aussi un côté très touchant à vouloir tout contrôler même si pas mal de choses échappent à son contrôle.
À côté d’eux gravite Clark, qui lui n’est pas narrateur, mais il a une place importante dans l’histoire. Il se laisse vivre, ne cherchant  à maitriser ni le futur, ni le présent. Il va aider Solomon et Lisa à relativiser.
La dynamique du trio fait tout le charme du roman. On n’est pas dans un triangle amoureux classique, mais l’auteur arrive à nous monter la complexité des sentiments amicaux et amoureux.

J’ai passé un très bon moment avec ce livre et je remercie Casterman pour cette lecture.

34/65

34/65

Marquer les ombres tome 1 – Veronica Roth

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 471
Date de parution : 17 janvier 2017
Prix : 17,95€ Notepaillons4

91hgplaciylRésumé : Dans une galaxie dominée par une fédération de neuf planètes, certains êtres possèdent un “don”, un pouvoir unique. Akos, de la pacifique nation de Thuvhé, et Cyra, soeur du tyran qui
gouverne les Shotet, sont de ceux-là. Mais leurs dons les rendent, eux plus que tout autre, à la fois puissants et vulnérables.
Tout dans leurs origines les oppose. Les obstacles entre leurs peuples, entre leurs familles, sont dangereux et insurmontables. Pourtant, pour survivre, ils doivent s’aider – ou décider de se détruire.

Mon avis : J’ai adoré la série Divergente et il fallait absolument que je lise cette nouvelle série de Veronica Roth. Surtout que la couverture est très attirante également, et je ne parle même pas de la 4ème de couverture !

Dans une galaxie lointaine, le destin de certaine personnes est comme écrit dans le marbre. Quelque soit les futurs possibles, il reste le même. C’est le cas de Cyra et Akos. Ils sont issus de familles ennemies mais leurs avenirs sont étroitement liés.

Je me suis plongée pleine d’enthousiasme dans ma lecture. Même si le travail est un peu fatiguant en ce moment, j’avais hâte de retrouver mon livre le soir. Je voulais connaitre l’histoire de Cyra et Akos. Parce que je me suis attachée au deux personnages. Ils sont totalement différents mais également complémentaires. On comprend assez rapidement pourquoi leurs destins sont étroitement liés. Mais on veut découvrir comment ça va se passer.
L’auteure nous plante le décor dans ce premier tome. On apprend les us et coutumes de chaque planète, de chaque peuple, et surtout pourquoi les peuples de Cyra et Akos en sont venus à se détester, à devenir ennemis jurés. Ce qui m’a plus, c’est que cet univers sont un savant mélange de technologie et de coutumes limites archaïques. On sent tout le travail de l’auteure derrière tout ça.
L’intrigue est très complète elle aussi. On s’aperçoit vite que rien n’est aussi simple que ne l’aurait laissé supposer les premières pages. Au fil des pages, le mystère s’épaissit. On est bien conscient que l’auteure nous réserve quelque chose de plus gros. Que même si certaines choses s’éclaircissent au fur et à mesure que notre lecture avance, un secret plus grand se cacher derrière tout ça. Et ça ne manque pas ! Lors de la lecture des dernières pages, on est certain que dans le tome prochain on aura d’autres révélations qui ne nous feront que se poser d’autres questions. Le seul petit bémol vient de certains passages un peu long… On attend parfois un peu l’action… Mais j’ai tout de même hâte de lire le prochain tome pour connaitre la suite !

Je remercie Nathan pour cette lecture.

33/65

33/65