L’inquisiteur – Mark Allen Smith

Éditeur : Robert Laffont
Nombre de page : 375
Date de parution : 10 janvier 2013
Prix : 21,00€ 5

9782221125960Résumé : Geiger a un don : il décèle le mensonge au moment où il l’entend, et dans son métier – « la recherche d’informations » comme l’appellent ceux qui la pratiquent –, ce don est précieux. Ses clients, riches et impitoyables, sont les multinationales, les agents du gouvernement ou la Mafia. Les méthodes de cet expert dans l’art d’interroger vont de l’agression brutale à la manipulation psychologique complexe, et il arrive toujours à ses fins. Il fait rarement couler le sang mais sait amener ses victimes au point où la souffrance s’efface devant la peur. Être un professionnel de la torture ne l’empêche pas cependant d’avoir un strict code de conduite et il refuse de faire son travail sur des enfants, des vieillards ou des infirmes qui seraient incapables de supporter la question. La vie de l’Inquisiteur bascule le jour où un client veut faire passer aux aveux Ezra, un jeune garçon de douze ans. Sans réfléchir aux conséquences, Geiger l’arrache aux griffes de son ravisseur et met alors le doigt dans un engrenage qui va faire voler sa vie en morceaux. En compagnie de son partenaire Harry, de sa sœur psychotique Lily et d’Ezra, Geiger entame une course poursuite au cours de laquelle de brûlants secrets politiques et personnels éclatent au grand jour. Au cœur de l’intrigue, des DVD au contenu explosif : la torture contre les terroristes sous la présidence de Bush. Mais, au cours de ce périple, Geiger parcourt aussi le chemin douloureux qui lui fait recouvrer la mémoire. Cet homme dont le passé est une page blanche, cet homme sans prénom, ce misanthrope à la vie verrouillée et strictement réglée, ne savait pas qu’en prenant en charge Ezra, il allait faire table rase de sa vie actuelle et retrouver la trace des événements traumatisants de sa propre enfance. Qu’il allait enfin accéder à l’identité et à l’humanité.

Mon avis : J’ai découvert ce livre grâce à un partenariat avec livraddict. Dès que l’ai lu le résumé, j’ai eu envie d’en savoir plus sur l’histoire de Geiger.

Geiger est un spécialiste dans le rechercher d’informations. Comprenez par là qu’il « torture » des gens pour les faire parler. Il est sans état d’âme et agit méthodiquement. Mais il a des règles. Les sujets ne doivent pas avoir plus de 72 ans et ne doivent pas être des enfants. Quand un de ses clients lui présente un jour un enfant de 12 ans, il ne réfléchit pas et l’enlève pour leur soustraire. S’ensuit alors une course pour sauver la vie du gamin.

J’étais vraiment curieuse de découvrir ce livre. J’aime quand le personnage principal est un anti-héro. J’aime m’attacher à un personnage qui est sensé être au départ détestable et faisant partie des méchant. Ça me donne espoir en l’espèce humaine. Car finalement dans chaque méchant se cache un peu de gentillesse. Oui, je sais, on n’est pas au pays des bisounours, mais ça fait du bien quand d’y croire de temps en temps. Vous l’aurez compris, j’ai été totalement séduite par le personnage de Geiger. Il est complexe, sensé et sensible. Tout ce que j’aime. Bien sûr au début il est obscure, limite compréhensible, mais on devine en lui quelque chose d’occulté, de beaucoup plu profond.
Il est entouré de personnages secondaires que l’on aurait pas imaginé avec lui, le rendant encore plus complexe : son associé, son psy…
L’intrigue est aussi extrêmement bien menée. Dès qu’on pense que Geiger a trouvé une porte de sortie, l’auteur nous entraine dans une autre direction. J’ai bien des fois pesté contre la tournure que prenait l’affaire.
Je ne m’attendais pas à ça en commençant ma lecture, mais je n’ai pas été déçue ! Ce livre est bourrée de suspense et plein d’humour. Le plus dur a été de lire les scènes de tortures, pourtant nécessaire à la compréhension du métier de Geiger et à la complexité de son caractère.
Ce roman est noir, cynique, nous exposant une part de notre société que très peu de personnes connaissent, réservée à la partie la plus sombre de notre humanité. Ce monde de truands et de mafias, où l’on tue pour de sombres histoires d’argent. J’ai apprécié cette incursion dans cet univers sombre, mais j’espère n’avoir jamais à le côtoyer autrement que par livres et films interposés.

Je remercie livraddict et les éditions Robert Laffont pour cette lecture.

 


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Les enquêtes du commissaire Léon #5 et #6, Clair de lune à Montmartre ; Le fantome de Fellini – Nadine Monfils

Éditeur : Belfond
Nombre de page : 445
Date de parution : 14 février 2013
Prix : 19,00€ 5

41C2VwEi6XL._SL500_Résumé : Ce deuxième volume de la série du Commissaire Léon comprend les titres : Clair de lune à Montmartre et Le Fantôme de Fellini. Clair de lune à Montmartre Entre deux mailles de tricot, le commissaire Léon enquête sur de curieux meurtres, dans la maison de retraite Le Clair de lune, à Montmartre. Mais les p’tits vieux ont la peau dure et la langue trempée dans le vitriol ! Sur un air de Carmen Cru assaisonné aux vacheries, un grand moment d’humour noir bien piquant. Le fantôme de Fellini Jeannot, le patron du Colibri, un croustillant bistrot montmartrois, a gagné un voyage en groupe à Rome. Lui et sa belle bande de zouaves vont s’en donner à cœur joie : Rose, ancienne pute, ramènera des scouts tous les soirs, pendant qu’Irma, le travelo ménagère, fantasmera sur un beau gladiateur et que le Pin’s, un nain camelot, se fera enfermer dans le musée de cire avec Blanche Neige… Pendant ce temps, le commissaire Léon va trouver des cadavres décapités et tomber amoureux du fantôme de Gelsomina. Rome comme vous ne l’avez jamais vue !

Mon avis : J’ai découvert l’inspecteur Léon et son petit monde avec la petite fêlées aux allumettes et depuis je suis fan et des livres et de l’auteure !

Ce nouveau livre, reprend deux tomes des enquêtes du commissaire Léon. L’une se déroule dans une maison de retraite où s’enchainent les morts de petits vieux, et la seconde se passe à Rome où les têtes coupées sont retrouvées à foison ! (mon ton est cynique et décalé, c’est pour être en accord avec celui de l’auteur).

Je me suis plongée avec délice dans ces histoires. J’adore le commissaire Léon, pseudo pantouflard aux manières d’enquêter très spéciales. Il est totalement en dehors du moule, trimballant son chien partout à avec lui, au risque de compromettre une scène de crime. De toute façon ce qui compte pour l’auteur ce n’est pas de nous montrer la minutie d’une enquête policière, les avancées scientifiques, non, c’est le côté humain de chaque protagoniste qui est mis en avant. On y voit les travers de chacun, que ce soit du côté des gentils ou du côté des méchants. Elle préfère nous montrer que derrière chaque crime, il y a une personne avec un vécue et une raison de commettre ces forfaits, qu’elle soit légitime ou non, logique ou sortie d’une folie toute personnelle.
Je me délecte aussi du monde dans lequel évolue le commissaire Léon, tous ses amis du bistro de Jeannot sont un pur délice ! Chacun est une caricature de la faune de Montmartre, des patrons de bistrots, aux travelos en passant par les responsables de petits commerces. Je passe toujours un très bon moment avec tout ce petit monde, souriant régulièrement parfois même je ris franchement, ce qui peut être légèrement embêtant quand je lis au boulot, lors de ma pause, ou dans un lieu public.
Le commissaire Léon est d’origine belge, il vit avec sa maman et l’auteure (belge elle aussi, les chats ne font pas des chiens) nous distille allègrement des expressions et coutumes belges. Le mélange de vie Montmartoise et de spécialités belges et un véritable délice.
L’enquête passe souvent en second plan, mais je pense que de toute façon elle n’est qu’un prétexte pour nous dépeindre tout ce petit monde. Elle n’est pas vu en détail et l’auteure prend parfois des raccourcits, mais cela n’est pas le plus important. On a des crimes, des suspects, une enquêtes, un mobile et un coupable… tout les ingrédients d’une enquête ! Le tout saupoudré de loufoqueries.
Je passe toujours un bon moment avec les romans de Nadine Monfils et celui-ci n’a pas dérogé à la règle. J’attends la suite avec impatience.

Petit extrait, condencé du talent de l’auteure :

« – Hé Mimi ! hurla Gégé par la porte ouverte.- Quoi ? Qu’est-ce t’as encore ? gueula-t-elle depuis sa laverie.
– Viens là, j’ai un truc important à te dire !
– Oui, bein moi, j’travaille !
– C’est important, que j’te dis ! Hé commissaire, comment qu’il est mort le cousin ?
– Heu… Je ne sais pas si jefais bien de vous donner ces détails, c’est très dur ! Mais de toute façon vous le lirez dans le journal. Il… Il a été décapité !
– Sans blague ?
Mimi arriva en poussant des soupirs de charrette à bras.
– J’espère que tu m’as pas encore fait déplacer pour des conneries !
– Ton cousin Ouin-Ouin…
– Quoi ? Il a retrouvé ses roues ?
– Non, il a perdu la tête ! Même qu’il en est mort !
– Hein ? T’as bu ?
– Non, j’te jure ! fit-il en crachant par terre. J’ai bu que de la bière. Hein, commissaire qu’il est raide mort tué ?
– Oui, ça s’est passé cette nuit. »

Le petit plus : L’auteure a reçue en 2012, pour l’ensemble de son œuvre, le prix spécial du salon international du livre de poche de Saint-Maur, décerné par Gérard Collard (libraire de La Griffe Noire)

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture.


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Saratoga woods tome 1 – Elizabeth George

Éditeur : Presse de la cité
Nombre de page : 423
Date de parution : 21 février 2013
Prix : 19,00€ 5

saratoga_woods_elizabeth_georgeRésumé : La jeune Hannah Armstrong possède un étrange pouvoir. Elle entend les pensées des autres, leurs « murmures », comme elle les qualifie. Un jour, elle comprend que son beau-père vient de commettre un meurtre. Pour la protéger, sa mère décide de l’envoyer sous une nouvelle identité chez une amie, sur l’île de Whidbey, au large de Seattle. Malheureusement, une fois sur place, rien ne se passe comme prévu pour celle qui se fait désormais appeler Becca King…

Mon avis : J’aime les livres jeunesses et les policiers, donc quand les deux sont réunis, je ne peux que me laisser tenter à lire ce livre.

Hannah a 14 ans et elle a un don particulier, elle entend les pensées des gens. Pas distinctement, mais elle les perçoit grossièrement et comprend alors leur intentions. C’est d’ailleurs ce don qui lui apprend que son beau-père a commis un meurtre. Pour la protéger sa mère décide alors de la confier à une de ses amies de lycée qui vit sur une île au large de Seattle. Mais arrivée sur place l’amie en question est morte et Hannah devenue Becca doit se débrouiller seule.

J’ai de suite accrochée avec Becca. L’auteure a réussi à créer un personnage crédible, même si un peu plus débrouillarde que la moyenne des ados de 14 ans. Peut-être est-ce dû à son don… Tous les ados ne sont pas des enfants persécutés par les adultes et mal dans leur peau;) J’ai donc aimé Becca et la suivre dans ses pérégrinations. C’est une jeune fille simple et intelligente qui aime aller à l’école (oui, ça existe). Elle est aussi obéissante et fait ce qui lui dit sa maman, même si pour le coup, ça aussi pourrait donner un côté fantastique au récit.
Je connais l’auteur de nom, mais n’ai jamais lu aucun de ses romans (de mémoire) pourtant ma maman dévore ses romans et m’en a prêté quelques uns qui attendent bien sagement dans ma bibliothèque. Je me déciderai donc d’ici quelques temps à attaquer un de ses « livres pour adultes ». L’intrigue est très bien menée et j’ai aimé avancer pas à pas avec Becca sur les traces du coupable.
La richesse de l’histoire vient aussi de la diversité des narrateurs. Le personnage principal est Becca, mais l’auteur n’hésite pas à nous donner d’autres points de vue. Ceux des protagonistes secondaires enrichissant ainsi l’intrigue. On en apprend aussi plus sur les autres personnages et je me suis attaché à tout ce petit monde. L’auteur m’a donnée envie de découvrir l’île.
La fin du roman est une vraie torture et aussi le meilleur moyen d’avoir envie de lire la suite le plus rapidement possible.
Je connaissais donc l’auteur en tant que maitresse incontestée du polar et son essai en tant qu’auteur de policier jeunesse est réussi avec ce titre également ! Si vous aimez les policiers ou aimez déjà cette auteure, je pense que vous devait lire Saratoga woods !

Je remercie Babelio et les éditions Presse de la Cité pour cette lecture.

 
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Parallon tome 1 – Dee Shulman

 Éditeur : Collection R / Robert Lafont
Nombre de page : 488
Date de parution : 24 janvier 2013
Prix : 17,90€ 230176_192996894079760_100001083537703_495596_7874030_s

9782221127155Résumé : Un gladiateur romain qui ne connaît pas la peur et une jeune fille du XXIe siècle, insouciante et rebelle. Deux mille ans les séparent, un mystérieux virus va les réunir…

152 après J.-C. : Au sommet de sa gloire, Sethos Leontis, redoutable combattant de l’arène, est blessé et se retrouve aux portes de la mort.

2012 après J.-C. : Élève brillante mais à problèmes, Eva a été placée dans une école pour surdoués, une vie qu’un incident dans un laboratoire de biologie fait basculer à jamais.
Un lien extraordinaire va permettre à Sethos et Eva de se rencontrer, mais il risque aussi de les séparer, car la maladie qui les dévore n’est pas de celles qu’on soigne, et leur amour pourrait se révéler mortel…
Leur passion survivra-t-elle à la collision de deux mondes ?
Mon avis : Ce livre décrit deux époques en parallèle. L’une des histoires se déroule en 152 après JC dans le Londres romain, la seconde se déroule à notre époque. La première parle d’un gladiateur et de son amour avec une jeune femme de la haute société. La seconde parle d’une surdouée de l’informatique qui est en pension dans un institut spécialisé. Au début les 2 histoires sont totalement indépendante et on se pose la question de savoir ce qu’elles ont en commun. Jusqu’à ce qu’elles se « rencontrent »…
Autant vous le dire de suite, je me suis ennuyée une bonne partie du livre.
J’ai beaucoup aimé suivre Eva dans notre monde et dans sa découverte de son nouvel environnement, l’institut dans lequel elle vient d’être inscrite. Celui-ci est extrêmement bien décrit et l’auteur nous transcrit très bien la subtilité du monde des adolescents. C’est vraiment la partie du livre qui m’a séduite.
La partie abordant la vie de Sethos, le gladiateur romain m’a beaucoup moins plu. J’ai bien aimé découvrir la façon de vivre à cette époque, les petits détails du quotidiens très précis, mais la vie de Sethos par elle-même était plutôt fade. Le personnage ne m’a pas du tout séduite. Je l’ai trouvé faible et geignard, et je ne m’attendais pas à ça pour un gladiateur ! Sans parler de son histoire d’amour que je trouve « trop rapide », mais ça ça n’est pas objectif, je le sais. Je ne crois pas à l’amour au premier regard. Où sans même avoir parlé à la personne, on est déjà amoureux. Ça n’existe pas vraiment dans la vraie vie ^^ (bon y’a d’autres choses qui n’existent pas dans la vraie vie dans ce livre, mais ceux là sont clairement annoncés, c’est d’ailleurs pour ça que je lis le livre ^^). Bref, je me suis ennuyée à suivre la vie de Sethos. Heureusement qu’elle alternait avec celle d’Eva.
Mais au fur et à mesure que l’histoire avançait, que j’entrevoyais où l’auteur voulait en venir, ma curiosité s’est éveillée. Je voulais connaître la fin…
La fin du livre n’est pas la fin de l’histoire et c’est donc avec une vraie curiosité que je veux voir ce que nous réserve la suite. Parce que ce livre ne répond pas à toutes mes questions, loin de là, je ne fais que m’en poser de plus…
Je remercie la collection R pour cette lecture.
Challenge Morsures et sortilèges 4/60

Challenge Morsures et sortilèges 4/60

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[Challenge Girls Vs…] Bilan #5

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Petit rappel du principe. (Texte de Eien)

“Girls VS My, le challenge ultime.
Un groupe de filles déterminées, armées de livres et de leurs yeux de lynx, défient My,
la fille qui lit plus vite que son ombre, dans un duel ou tout est permis.
* * gros coup de tonnerre * *
Lectures érotiques, urban fantasy, historiques, témoignages,
toutes les armes seront utilisées pour mener à bien la mission, devenir LA GODDESS OF BOOKS !
Girls VS My, bientôt sur la toile…!“

Le principe ? Lire le plus de pages possible sur un mois en choisissant une catégorie ci-dessous :
• 1000 : Finger in the nose
• 1500 : Yes I can
• 2000 : I’m the best
• 2500 : Call me master
• 3500 : Coton… My Coton
• 4500 : You’re talking to me ?
• + 5500 : Okay okay … I’m God

Le mois dernier j’avais tablé sur 2000 pages lus sur janvier, soit la catégorie I’m the best. Et j’y suis arrivée, j’ai lu 2144 pages ! Suis contente, parce que le mois de janvier n’a pas été celui où j’ai le plus eu envie de lire. Par contre ça changera en février, donc je vais voir pour lire 2500 pages de la catégorie Call me master.