Les mystère d’Harper Connelly tome 3 – Frissons d’outre-tombe – Charlaine Harris

 Éditeur : J’ai lu
Nombre de page : 255
Date de parution : 18 mai 2011
Prix : 8,90€ 3

9782290025680Résumé : " Je crois qu’aujourd’hui je suis tombée sur la pire affaire de ma vie. À la surprise du shérif de Doraville, Sandra Rockwell, j’ai découvert dans sa ville les cadavres de huit jeunes garçons. Et comme d’habitude, ce que les gens ne comprennent pas les effraie… Tolliver et moi nous serions bien tirés d’ici, seulement, au moment de boucler nos bagages, un taré armé d’une pelle m’a expédiée à l’hôpital. A présent, on ne joue plus : un tueur en série court les rues… ".

Mon avis : J’ai voulu lire ce livre parce qu’il a peu de page et que je voulais quelque chose qui se lise vite. Parfois ça fait du bien.

Harper peut détecter les morts depuis qu’elle a été foudroyée à l’âge de 16 ans. C’est pourquoi elle est dans cette petite ville des États-Unis, pour trouver les cadavres de jeunes garçons qui ont disparus, pour certains depuis plusieurs années. Ce qui aurait pu être une mission simple comme tant d’autre se révèle être plus compliqué que ça au final. Et Harper et Tolliver se retrouvent alors bloqués dans cette bourgade quelques jours, le temps de résoudre l’énigme.

J’aime les histoires policières, donc j’aime lire Harper Connelly :D Enfin ça devrait être comme ça dans le meilleur des mondes. Sauf que je persiste à aimer les enquêtes, et d’ailleurs j’ai apprécié celle-là, mais j’ai un peu de mal avec le personnage de Harper. Elle a tendance à m’agacer ! Elle et son frère d’ailleurs… Je ne comprends pas toujours sa façon de raisonner… J’aime pas quand on tourne autour du pot et quand on en fait des tonnes une fois les choses faites. Je dois être un peu trop terre à terre.
Je trouve le style de l’auteur également trop concis. Dans un dialogue, sans qu’il y ait de saut de ligne ou autre, on passe à un autre lieu, à une autre situation et je me perdais un peu. Je voulais du rapide, mais pas forcément du concis. Parfois le récit aurait eu besoin de plus de développement, d’un peu plus de description… Je crois que j’y aurai gagné en compréhension.
Heureusement que l’intrigue elle tenait la route. Elle aussi souffrait également de manque de détails, mais au moins était-elle prenante. Arrivé vers la fin du roman, alors qu’il ne restait qu’une cinquantaine de pages, il m’a été difficile de lâcher le livre tant j’avais envie de découvrir le coupable.

Cette série est en 4 tomes, avec en fil rouge la disparition de la grande sœur d’Harper, et je lirai donc assez rapidement le dernier tome pour connaitre le fin mot de cette histoire. L’avantage c’est que Harper ne m’aura pas agacé longtemps…


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Challenge Morsures et sortilèges 3/60

Ceux qu’on aime – Steve Mosby

 Éditeur : Point
Nombre de page : 355
Date de parution : 7 janvier 2010
Prix : 7,50€ 4

9782757810736Résumé : Vous laissez un message à l’un de vos proches. Il ne vous répond que par mail ou par SMS. Vous ne vous inquiétez pas. Imagineriez-vous une seconde que ce n’est pas lui qui vous écrit, mais son bourreau, qui le tient séquestré, privé d’eau et de nourriture ? C’est pourtant le mode opératoire d’un tueur en série qui s’attaque à des jeunes femmes célibataires, endosse leur identité pour mieux les condamner…

Mon avis : J’ai lu "Un sur deux" du même auteur il y a quelques années, et j’avais très envie de lire ce deuxième polars, quand lors des soldes d’été je l’ai trouvé à 2€ je n’ai pas résisté.

Dave est un magicien amateur qui navigue de fille en fille, sans réussir à trouver la bonne. Ça vie est chamboulée lorsqu’il est mêlé à l’enquête sur un tueur en série qui laisse mourir ses victimes de soif attachées sur leur lit pendant plusieurs jours, tout en faisant croire à leurs proches, par le biais de SMS et de mail, que la personne est encore vivante.

J’ai les histoires de tueurs en série. J’aime savoir qu’il existe des gens capables de les poursuivre et de les arrêter. Et j’aime comprendre pourquoi ils font ça. Ou alors j’ai un côté voyeur et légèrement sadique (ce qui est bien possible).
Ce roman est construit un peu différemment des policiers que j’ai déjà lu. On connait le mode opératoire du tueur, mais l’auteur ne basse pas son roman là dessus, il ne fait pas dans le "gore" en nous détaillant les meurtres (même si je conçois que cette façon de mourir est horrible). Non, il construit son roman autour des personnages. On est d’entré au courant des meurtres, mais très vite il passe à la description de plusieurs personnages, nous brosse un portrait très précis de chacun, nous détaillant leur caractère et leur passé, sans qu’on sache réellement où il veut en venir, même si en bon amateur de romans policiers on se doute forcément qu’un lien va les relier à un moment donné.
Je me suis bien entendu posé plein de questions, me demandant quels relations pouvaient avoir tout ses personnages, et jamais je n’ai envisagé la fin et je suis même tombée à pied joint dans une fausse piste que tendait l’auteur (ouais, ce n’est pas moi la plus maligne).
Quand j’ai vu que les victimes étaient toutes des femmes seules, je me suis dit que j’allais avoir du mal à dormir le soir, à sursauter à chaque bruit suspect, sauf que le génie de l’auteur réside ailleurs, c’est beaucoup plus fin que ça ! C’est dans la psychologie humaine qu’il pose toutes ses questions

J’ai beaucoup aimé ce livre et je sens que je vais continuer à suivre cet auteur.

Le petit plus : Les autres titres de l’auteur Un sur deux (2009/Point), Les fleurs de l’ombres (2013/Point)(qui va bientôt finir dans ma PAL).


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Code Salamandre – Samuel Delage

Éditeur : Belfond
Nombre de pages : 305
Prix : 19,50€

 Résumé : Yvan Sauvage, expert en art et commissaire-priseur, mer fortuitement la main sur un itinéraire crypté conduisant à un dépôt royal. Il se lance alors, en compagnie de Marion, une jeune étudiante à la Sorbonne, dans la résolution d’une énigme qui leur fera encourir les plus grands périls. Un jeu de pistes érudit qui se transforme en périple hallucinant, où l’horreur le dispute au merveilleux. Lorsque son professeur de l’Ecole du Louvre décède, Yvan Sauvage se retrouve légataire d’un secret prodigieux : le vieil homme était sur le point de déchiffrer un code menant à l’un des trésors les mieux gardés du règne de François Ier. Yvan n’a alors de cesse de résoudre l’énigme. Marion entre dans son jeu, et le duo se lance avec une énergie farouche dans le décryptage des messages codés que recèlent les châteaux, statuaires et monuments édifiés par les architectes de l’époque, dont Léonard de Vinci. Puis ils explorent des itinéraires dont la cartographie occulte et étonnamment précise de la Renaissance a fixé le tracé. Tout à leur quête, les deux jeunes gens sont inconscients du danger qui les guette, tandis qu’un homme épie leurs moindres faits et gestes sous les ordres d’un mystérieux commanditaire. La recherche érudite et la résolution du code Salamandre pourraient bien déclencher une traque sanguinaire…

Mon avis : J’avais lu Arrêt Wagram il y a environs 4 mois sur la proposition bien sympathique de l’auteur, j’y avais relevé quelques erreurs, pas toutes du fait de l’auteur et celui-ci m’avait alors proposé de lire son deuxième roman, à paraître à la rentrée, pour que je constate son évolution… ou non:p Et il a eu raison !

Nous retrouvons le personnage principal d’arrêt Wagram, Yvan, quelques années après la fin du livre. Mais là s’arrête les similitudes avec le 1ère roman. Code salamandre part dans une toute autre direction que j’ai adoré !
Yvan hérite du façon inattendue de l’énigme sur laquelle travaille un de ses anciens professeurs depuis plus de 30. Il commence seul à la déchiffrer puis se fait aider par une de ses étudiantes. Les voilà emporter dans une chasse au trésor qui les mènent du château de Chambord à celui de Fontainebleau en passant pas la ville de Reims. À côté de cette course à l’énigme, on suit le parcourt d’un tueur en série digne des auteurs américains, sans comprendre de suite quel est le lien…

Je suis une grande fan de romans policiers depuis que je sais lire, j’ai commencé avec le club des 5 et mon côté pseudo-féministe adorait Alice Roy. Eh bien avec ce livre, mon côté amateur n’a vraiment pas été déçue ! Je me suis laissée porter par l’histoire et j’ai lu le livre rapidement. Bien sûr, j’ai anticipé certaines choses, mais pas plus ou moins qu’avec d’autres livres policiers. L’intrigue est bien menée et jamais je ne me suis ennuyée, les actions et les moments « plus calmes » s’enchainant avec fluidité. Je n’ai vu aucun temps mort dans ce livre.

Le style de l’auteur s’est aussi affirmé, on sent qu’il a pris en maturité. Pas de mot trop compliqué, un vocabulaire courant sans être pour autant vulgaire et un humour que j’ai beaucoup apprécié.

 Je me suis attachée aux personnages, on apprend pas mal de chose de la vie de chacun, en quelques paragraphes, juste ce qu’il faut pour leur donner du volume, une prestance, sans être noyé sous détails inutiles. Juste assez pour les rendre « vivants ». Même si, et là j’ai un peu été déçue, on retrouve un Yvan totalement différent du premier livre, avec une vie privée totalement différente alors que j’aurais retrouvé sa famille avec plaisir.

En résumé je dirais que j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, que l’auteur a raison de continuer dans cette voie et que j’attendrais le prochain avec impatience. Je remercie, l’auteur, pour avoir tenu à me faire partager son évolution et la maison d’édition Belfond qui m’a fait parvenir le livre.

Le petit plus : Retrouvez mon avis sur arrêt Wagram (le premier roman de Samuel Delage) et son site.


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L’héritage Dickens – Louis Bayard

Éditeur : Cherche Midi
Nombre de pages : 389
Prix : 21,00€ 

Résumé : Enfant malade, Tim Cratchit est devenu célèbre bien malgré lui. Il a en effet été l’un des personnages principaux du roman de Charles Dickens, Un conte de Noël. C’était lui, le jeune Tiny Tim, qui réussissait à émouvoir le héros du livre, Ebenezer Scrooge, et devenait ainsi l’instrument de sa rédemption. En 1860, une vingtaine d’années plus tard, Tim a bien changé. Lassé de l’image d’Epinal qui lui a trop longtemps collé à la peau, il vit désormais dans un bordel des bas-fonds de Londres, où, en échange du gîte et du couvert, il apprend à lire et à écrire à la tenancière. Il lui arrive également de sillonner la Tamise sur le bateau du capitaine Gully pour récupérer les cadavres qui y flottent. C’est ainsi qu’il repêche un jour le corps d’une petite fille, marqué d’une lettre mystérieuse. Quelques jours plus tard, une autre enfant est retrouvée assassinée, son corps marqué de la même façon. Qui s’en prend ainsi aux petites filles perdues des bas-fonds de Londres? C’est le début d’une enquête passionnante pour Tim, qui va le mener dans les beaux quartiers de la ville, là où tout s’achète et se monnaye. Pris dans un réseau de mensonges, de meurtres et de manipulations, ce qu’il va découvrir dépassera tout ce qu’il a pu imaginer.

Mon avis : Quand j’ai lu le résumé de ce livre au hasard de mes détours sur le net, il m’a de suite fait envie. Depuis que j’ai lu Sans âme je suis friande de ces livres faisant référence à cette époque anglaise victorienne. Bon, ici rien de bien fantastique, mais une enquête policière qui a l’air prometteuse.

Vous connaissez tous ce conte de Noël, où un patron pingre et aigri reçoit la visite de trois fantômes qui le font voyager dans le passé, le présent et le futur. À la suite de ces visites, il prend conscience de sa « méchanceté » et offre le meilleur des Noëls à la famille de son employé jusqu’alors exploité. L’histoire s’arrête là et on s’imagine tous que la misère de la famille de l’employé est terminé et qu’ils vont enfin vivre heureux.
L’auteur nous propose de retrouver cette famille et plus précisément le dernier né, Timothy qui était handicapé d’une jambe. Soigné grâce à l’argent du « pingre », l’Oncle N, il est aujourd’hui jeune adulte et ne fait plus que boiter légèrement. Suite à la mort de ses parents, il vit dans une « maison close » où il a obtenu le gîte et le couvert contre des leçons de lecture dispensées à la maitresse des lieux. Sa vie lui convient comme ça, entre routine et apparitions (que je vous laisserais découvrir), lorsqu’il découvre, à peu de temps d’intervalle, le cadavre de deux fillettes dont le corps est marqué d’un G comme du vulgaire bétail. Il décide de mener l’enquête lorsqu’il croise une petite fille qui pourrait avoir un lien avec ces meurtres.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, et pour plusieurs raisons. La première, et la plus évidente, et que j’aime les histoires policières et celle-ci est vraiment très bien menée, je me suis laissée balader pendant une bonne partie du livre. Je ne vous en dirais pas plus, parce que l’intrigue inventée par l’auteur est vraiment très bien imaginée.

Ensuite, j’ai aimé me replongé dans cette Angleterre Victorienne. J’aime vraiment l’atmosphère de ce Londres particulier à cette époque, qui est en plus superbement décrit par l’auteur, il ne me manquait plus que l’odeur (enfin non, pas vraiment, vu les odeurs de l’époque). Louis Bayard étant américain, je salue ici le travail de recherche complet.
Puis, j’ai apprécié l’originalité qui réside à exploiter un conte de Noël très connu, d’en prendre les personnages et de nous les montrer une vingtaine d’année après. Fini ici les bons sentiments, la réalité reprend ses droits, confrontant la famille aux problèmes inhérents à l’époque. Nous ne sombrons pas ici dans le « pato », mais l’auteur nous montre en quoi consistait exactement la vie de cette époque. Cette confrontation réalité/conte m’a vraiment ravi.

Et enfin, j’ai apprécié cette petite touche de fantastique qui m’a parfois perdre certains repère, mais qui rend le personnage de Timothy encore plus attachant.

Bref, une agréable lecture, avec des personnages hauts en couleurs, un style clair et incisif qui m’ont donné envie de lire d’autres livres de cet auteurs.

Le petit plus : l’auteur a écrit deux autres livres, Un œil bleu pâle (Pocket oct. 2010) et la Tour noire (pocket sept. 2011) qui risquent de finir bientôt dans ma PAL.

Merci à News Book et aux éditions du cherche midi qui m’ont permis de passer ce bon moment.


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Spellman & associés – Lisa Lutz

Éditeur : Le livre de poche
Nombre de pages : 444
Prix : 6,95€

Résumé : Qui pourrait résister aux Spellman, la famille la plus sérieusement fêlée de la côte Ouest ? Certainement pas leur fille, Izzy, associée et néanmoins suspecte. Car, pour ces détectives-nés, rien n’est plus excitant que d’espionner, filer, faire chanter… les autres Spellman de préférence. Mélange détonant d’humour et de suspense, ce best-seller international (et son héroïne) a fait craquer Hollywood : vous n’êtes pas près d’oublier les Spellman !

Mon avis : J’avais repéré ce livre il y a un ou deux ans, mais le grand format (et le prix qui l’accompagne) m’avait découragé. Lorsqu’il est sorti en poche, j’étais plongée dans mes lectures d’urban fantasy et ne voulais pas me le procurer de suite. C’était compter sans Melliane qui me l’a offert pour mon anniversaire. Je la remercie encore chaleureusement !

Me voilà donc lancée dans cette folle aventure qu’est ce livre ! Parce qu’autant vous prévenir de suite c’est un livre qui ne vous laisse aucun répit, mais c’est pour la bonne cause ! Je me suis follement amusée à le lire !

Ce livre nous raconte l’histoire d’une drôle de famille où l’on est détective privé de père en fille, avec toutes les péripéties que cela implique. La narratrice est la fille ainée de la famille, celle qui a le métier dans la peau, et le livre nous est présenté sous forme de rapport (enfin moi je l’ai perçu comme ça). J’ai beaucoup apprécié cette présentation atypique.

On est emporté dès le début, Isabel est interrogée à propos d’une affaire dont nous ne connaissons rien, elle en profite alors pour nous raconter l’histoire de la famille depuis son début, nous présentant alors tous les protagonistes. Après cette petite introduction/présentation, remplie d’anecdotes, l’intrigue commence réellement. Je ne me suis ennuyée à aucun moment avec ce récit ! Tous les personnages sont caricaturaux pour notre plus grand plaisirs, les situations cocasses s’enchainent et les dialogues hilarant nous font souvent sourire quand ce n’est pas franchement rire !

L’intrigue par elle-même n’est pas haletante, non, ce qui fait la richesse de ce livre ce sont ses personnages improbables et les situations abracadabrantes qui se suivent. Le style de l’auteur est léger et on enfile les pages sans s’en apercevoir. On s’attache facilement à toute cette famille qu’on a envie de suivre encore et encore dans de nouvelles aventures.


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