Parallon tome 1 – Dee Shulman

 Éditeur : Collection R / Robert Lafont
Nombre de page : 488
Date de parution : 24 janvier 2013
Prix : 17,90€ 230176_192996894079760_100001083537703_495596_7874030_s

9782221127155Résumé : Un gladiateur romain qui ne connaît pas la peur et une jeune fille du XXIe siècle, insouciante et rebelle. Deux mille ans les séparent, un mystérieux virus va les réunir…

152 après J.-C. : Au sommet de sa gloire, Sethos Leontis, redoutable combattant de l’arène, est blessé et se retrouve aux portes de la mort.

2012 après J.-C. : Élève brillante mais à problèmes, Eva a été placée dans une école pour surdoués, une vie qu’un incident dans un laboratoire de biologie fait basculer à jamais.
Un lien extraordinaire va permettre à Sethos et Eva de se rencontrer, mais il risque aussi de les séparer, car la maladie qui les dévore n’est pas de celles qu’on soigne, et leur amour pourrait se révéler mortel…
Leur passion survivra-t-elle à la collision de deux mondes ?
Mon avis : Ce livre décrit deux époques en parallèle. L’une des histoires se déroule en 152 après JC dans le Londres romain, la seconde se déroule à notre époque. La première parle d’un gladiateur et de son amour avec une jeune femme de la haute société. La seconde parle d’une surdouée de l’informatique qui est en pension dans un institut spécialisé. Au début les 2 histoires sont totalement indépendante et on se pose la question de savoir ce qu’elles ont en commun. Jusqu’à ce qu’elles se « rencontrent »…
Autant vous le dire de suite, je me suis ennuyée une bonne partie du livre.
J’ai beaucoup aimé suivre Eva dans notre monde et dans sa découverte de son nouvel environnement, l’institut dans lequel elle vient d’être inscrite. Celui-ci est extrêmement bien décrit et l’auteur nous transcrit très bien la subtilité du monde des adolescents. C’est vraiment la partie du livre qui m’a séduite.
La partie abordant la vie de Sethos, le gladiateur romain m’a beaucoup moins plu. J’ai bien aimé découvrir la façon de vivre à cette époque, les petits détails du quotidiens très précis, mais la vie de Sethos par elle-même était plutôt fade. Le personnage ne m’a pas du tout séduite. Je l’ai trouvé faible et geignard, et je ne m’attendais pas à ça pour un gladiateur ! Sans parler de son histoire d’amour que je trouve « trop rapide », mais ça ça n’est pas objectif, je le sais. Je ne crois pas à l’amour au premier regard. Où sans même avoir parlé à la personne, on est déjà amoureux. Ça n’existe pas vraiment dans la vraie vie ^^ (bon y’a d’autres choses qui n’existent pas dans la vraie vie dans ce livre, mais ceux là sont clairement annoncés, c’est d’ailleurs pour ça que je lis le livre ^^). Bref, je me suis ennuyée à suivre la vie de Sethos. Heureusement qu’elle alternait avec celle d’Eva.
Mais au fur et à mesure que l’histoire avançait, que j’entrevoyais où l’auteur voulait en venir, ma curiosité s’est éveillée. Je voulais connaître la fin…
La fin du livre n’est pas la fin de l’histoire et c’est donc avec une vraie curiosité que je veux voir ce que nous réserve la suite. Parce que ce livre ne répond pas à toutes mes questions, loin de là, je ne fais que m’en poser de plus…
Je remercie la collection R pour cette lecture.
Challenge Morsures et sortilèges 4/60

Challenge Morsures et sortilèges 4/60

12/35

12/35


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Flashback – Dan Simmons

♦ Éditeur : Robert Laffont / Collection Ailleurs & demain
 Nombre de pages : 516
♦ Date de sortie : 14mai 2012
♦ Prix : 22,50€ 

Résumé : Les États-Unis dans deux ou trois décennies. Vers 2035. L’Amérique a beaucoup changé. Le Monde aussi.
Nick Bottom, un ancien policier de Denver, à peu près ruiné, et qui vit d’allocations sociales, comme la plupart des Américains, est engagé par le multimilliardaire japonais Hiroshi Nakamura pour reprendre l’enquête sur l’assassinat de son fils Keigo et de la compagne de celui-ci, survenu six ans plus tôt. Nick a enquêté à l’époque sur cette affaire mais depuis la mort de sa femme, Dara, dans un accident de voiture, il a quitté la police parce qu’il est devenu accro au flashback, une drogue illégale, réputée avoir été inventée dans un laboratoire israélien. Le flashback permet de revivre des souvenirs parfaits (en ce qui concerne Nick ceux de sa vie avec Dara, qui était policière comme lui). Toute l’Amérique s’adonne au flashback : c’est pour les plus jeunes le moyen de revivre leurs pires turpitudes et pour les plus vieux celui de retourner dans le monde idéal d’autrefois.
Car l’Amérique, en faillite financière, politique et morale, s’est désintégrée. Le Nouveau Mexique a été envahi par les hispaniques de la reconquista et la Californie risque de l’être. Plusieurs États ont proclamé leur indépendance.
Par ailleurs, la Chine a éclaté en Royaumes Combattants et des troupes américaines mercenaires y mènent comme en Inde des guerres de pacification sans espoir pour le compte du Japon néo-féodal. Israël a été détruit par onze bombes thermonucléaires et les quelques dizaines de milliers de survivants, accueillis par les États-Unis, ont été parqués dans des camps. Et surtout le Califat Global étend son emprise totalitaire sur l’ensemble de la planète…
Dans ce contexte Nakamura tire son pouvoir non seulement de son immense fortune mais aussi de son rôle de conseiller plénipotentiaire (parmi d’autres) pour la reconstruction de l’Amérique, qui lui confère une autorité presque illimitée. Mais pourquoi tient-il tant à ce que Nick refasse une enquête qui n’a rien donné six ans plus tôt ?

Mon avis : Quand le hasard a voulu que je tombe sur le résumé de ce livre peu de temps avant sa sortie, je me suis dit qu’il était plus qu’intéressant. Ayant adoré « Enfants de la paranoïa » (cliquez pour lire mon avis) ce livre avait l’air dans la même veine et j’avais hâte de le lire.

Nous sommes en 2035, le monde a bien changé, les États-Unis ne sont plus la grande puissance qu’ils étaient et leur population n’est plus que l’ombre d’elle-même. La plupart des américain sont accro à une drogue, le flashback, qui leur permet de revivre indéfiniment les meilleurs moments de leur vie, les transformant en loques courant perpétuellement après leur passé. À Denvers, Nick est un ancien flic aujourd’hui détective privé, devenu accro  à cette drogue lui aussi après le décès de sa femme dans un accident de voiture. Il a envoyé son fils chez son beau-père à Los Angeles, et s’enfonce doucement dans le néant. Jusqu’au jour où un milliardaire Japonais l’engage pour enquêter sur le meurtre de son fils survenu il y a 6 ans. Crime sur lequel il a déjà travaillé en tant que flic et qu’il n’avait pas réussi à résoudre. Nick y voit une façon de s’approvisionner en Flasback plus que de relancer sa carrière. Mais en acceptant de rouvrir cette enquête, il ne sait vraiment pas où il met les pieds…

D’entrée j’ai été happée par ce livre. Je suis une aficionado des policier et celui-là, avec ses airs futuristes m’a totalement séduite.
Nous faisons d’abord connaissance avec Nick, et son caractère, sa vie réduite en miette m’ont de suite rendu le personnage attachant. Il est bourré de défauts qui ne le rende que plus humain et sa douleur suite à la mort de sa femme m’a profondément touchée.
Le livre alterne avec trois narrateurs : Nick, son fils Val et Léonard, beau-père de Nick et grand-père de Val, le personnage principal restant Nick. La vision des deux autres personnages nous servant principalement à obtenir les informations de ce qu’il se passe à l’autre bout du pays.

Cela m’a fait un choc de découvrir le monde comme l’auteur, Dan Simmons, l’a imaginé dans un peu plus de 20 ans. Cet effondrement soudain des USA et de l’Europe, m’a vraiment fait réfléchir. Je ne suis pas d’accord avec les raisons de l’auteur pour expliquer ces effondrements, peut-être parce qu’il touche à des valeurs auxquelles je crois profondément, mais c’est malheureusement une éventualité à considérer (mais pas si vite hein ;-) ). C’est aussi peut-être parce que tout ce qui est présenté est cohérent, parce que l’auteur a réussi à donner à tout ça un « goût » de réalité que ce livre fait (un peu) peur et donne (beaucoup) à réfléchir. Au delà de l’enquête, palpitante je vous l’accorde, qui est le prétexte à l’écriture du roman, l’auteur nous pousse à nous interroger sur la portée à long terme des décisions que nous prenons aujourd’hui, que ce soit politiquement ou concernant l’environnement. Vous aurez donc compris que ce livre n’est pas seulement un policier c’est aussi un livre qui est une réflexion sur notre façon de vivre aujourd’hui et des conséquences qu’elle peut amener à moyen terme.
J’ai été particulièrement séduite par la fin « alternative » proposée par l’auteur, mais je ne vous en dirai pas plus, de peur de trop vous en dévoiler.

Je ne suis pas une habituée des livres futuristes ou de science-fiction mais celui-ci agrémentée de palpitantes aventures policières m’a particulièrement plu et m’a donnée envie de découvrir d’autres ouvrages de l’auteur.

Le petit plus : Dan Simmons est aussi l’auteur d’un cycle chez le même auteur et dans la même collection intitulé « Le cycle d’Hypérion ».

Merci aux éditions Robert Laffont pour cette lecture.

Il est parmi nous – Norman Spinrad

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages : 890
Prix : 10,90€

Résumé : Ralf est-il un comédien venu du futur nous alerter sur les dangers auxquels nous exposons nos descendants en persistant à polluer notre planète, comme il le prétend ? Ou bien un allumé sorti de nulle part décidé à faire carrière dans le show-business en adoptant un gimmick douteux? Qu’importe, Texas Jimmy Balaban, agent d’artistes sur le retour, flaire la bonne affaire et il n’est pas homme à se poser des questions métaphysiques. Tant que son poulain assure le prime time, tout roule. Mais pour Dexter Lampkin, l’auteur de science-fiction chargé d’écrire les textes du " Monde selon Ralf ", et Amanda Robin, son coach new age, les choses ne sont pas aussi simples. Et si ?

Mon avis : Je ne suis pas une grande fan de science fiction, je crois même que ce livre est le premier « pur et dur »que je lis de ce genre. J’ai découvert un truc tout bête (qui pourtant saute aux yeux, merci d’être indulgent avec moi), la science fiction c’est une histoire de fiction basée sur la science. On part d’une théorie scientifique autour de laquelle on brode tellement qu’on se retrouve dans un vaisseau au milieu de l’espace à découvrir des planètes inconnues. C’est là que le bât blesse me concernant, je suis vite larguée dès qu’on me parle de théories scientifiques, qu’elles soient prouvées ou fantasmées.

Dans ce livre de Norman Spinrad, nous ne sommes pas dans un vaisseau spatial ou dans le futur, l’action se déroule de nos jours, même si nous n’avons aucun élément de date probant, le monde décrit ressemble au notre. Un comique, Ralf, soit disant venu du futur, est découvert dans la boite de nuit d’un trou perdu par un agent. Sentant un coup, ledit agent ramène le comique avec lui à Los Angeles. Commence alors une émission de TV basée sur le principe que ce comique est venu nous sauver du monde pollué et sans air qui nous attend. L’auteur joue de cette ambiguïté nous faisant douter tout le long du livre, ce Ralf est-il ou non ce qu’il affirme être ou juste un être dérangé ? L’émission est écrite en partie par un auteur de science fiction ayant plus ou moins du succès, et Ralf est coaché par une pseudo actrice adepte de new age.

Est alors posée la trame grossière du livre. Nous naviguons entre science et théorie new age, bringuebalé de droite et de gauche par cet auteur facétieux, ne sachant pas à quel saint se vouer. À cette histoire viens s’ajouter la lente descente aux enfers d’une junkie au crack, Foxy Loxy, sans que, là non plus, le lien se fasse rapidement.

Perdu au milieu de tout ces courants, l’auteur arrive à nous maintenir en haleine. Nous voulons savoir qui est ce Rafl, s’il est vraiment venu du futur pour sauver le monde et SI il va y arriver. Car la déchéance décrite est bien celle qui nous attend aux dires de tous les scientifiques actuels.

L’écriture est fluide, même lors des explications de théories scientifiques sur les voyages dans le temps, le style de l’auteur reste accessible. Les dialogues sont dynamiques, plein d’humour et les personnages attachants, tant par leurs qualités que par leurs défauts qui ne sont autres que nos faiblesses humaines à tous. En dehors de m’avoir fait découvrir le genre « science fiction », ce livre m’a aussi fait découvrir le monde de ses fans, de ses auteurs, bref sa face cachée. De même que la description de l’engrenage qui emmène Foxy Loxy dans les tréfonds de New York, au sens propre comme au sen figuré, à la recherche de sa dose quotidienne, est criante de vérité.

Je n’ai pas saisi toute les théories scientifiques abordées dans ce livre, mais ai compris l’ensemble du livre. Cette histoire est en fait une fable moderne de cet être sensé sauver le monde. L’histoire de Moïse, Jésus, Mahomet ou du roi Arthur remise au goût du jour, dans notre contexte moderne. C’est une fable écologique sensée nous faire prendre conscience que l’avenir de notre terre est entre nos mains. Et qu’il est tant de faire quelque chose pour éviter le mur vers lequel nous allons tout droit.

Pour cette morale évidente et tellement difficile à mettre en place sur notre terre, et surtout la note positive qui le termine, j’ai beaucoup aimé ce livre.

Les Aux’ T1 : Offensif – David Gunn

Éditeur : Milady
Nombre de pages : 481
Prix : 7€

Résumé : Le lieutenant Sven Tveskoeg n’est humain qu’à 98,2 %.
C’est un vrai dur à cuire au tempérament explosif, plus revanchard que les pires soudards de la galaxie : des qualités que toute bonne société condamnerait. Heureusement, Sven appartient à l’empire d’Octo V : le mal à l’état pur. L’empereur s’est personnellement penché sur son cas et l’a intégré aux Faucheurs, un corps d’élite qui a pour fonction de tuer et de mourir à sa propre gloire. Voilà donc Sven et ses Aux’ en route pour le monde artificiel d’Hekati, à la recherche d’un citoyen disparu de l’Union Libre… Mais à Hekati, on ne peut se fier à rien ni à personne. Et on dirait que quelqu’un veut la peau de Sven. La routine, quoi.

Mon avis : Je ne suis pas une grande fan de Science Ficsion, mais j’aime beaucoup ces livres. L’humour du lieutenant Sven est excéllent, décalé et grinçant, comme j’aime. L’histoire se tient, le style d’écriture est fluide, plus basé sur les dialogues que sur les descriptions et se lit donc vite. De plus, les personnages, quoique parfois farfelus, sont très attachant.

Terre vampire T3 : La légende du tonnerre – E.E. Knight

Éditeur : Milady
Nombre de pages : 448
Prix : 7€

Résumé : 48e année de l’Ordre Kurian. Les vampires extraterrestres et leurs avatars, les Faucheurs, imposent leur loi sanglante sur la majeure partie de la Terre, devenue leur nouveau terrain de chasse.
Mais la résistance s’est organisée et tente de renverser le Nouvel Ordre Mondial. David Valentine, membre de la caste des Félins – les espions d’élite –, a revêtu l’uniforme ennemi pour embarquer à bord du Tonnerre, une vieille canonnière. Sa mission : s’approprier une arme qui aurait été découverte dans les Caraïbes. Une arme capable de terrasser les Faucheurs ! Si Valentine parvient au bout de ce périlleux voyage, cette 48e année de domination pourrait bien être la dernière…

Mon avis : Dernier tome paru chez Milady. La lutte continue. Rude toujours, et parfois même critique. Tellement que la fin en est stressante. Arrêté en pleine action, on n’a qu’une envie c’est de connaitre la suite.

NB : Milady a suspendu la publication de ce titre, n’en ayant pas obtenu les droits auprès de l’auteur. Source